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Mardi 12 octobre 2016 à l’Auditorium de Lyon

C’est impressionnant de voir à quel point, même en prenant de l’avance, on ne l’est jamais assez, surtout lorsqu’il s’agit de la Masterclass de Quentin Tarantino (certainement parce que certains fans l’attendent depuis 2013). Si mes souvenirs sont bons, Quentin Tarantino n’avait pas eu le temps d’en donner une l’année de son grand couronnement.

Comme d’habitude, les meilleures places sont réservées aux invités. Je finis par en trouver une super bien pour écouter la masterclass, mais épouvantable pour voir un film (en même temps, je n’ai pas très envie de re re revoir MASH).

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Thierry Frémaux et Quentin Tarantino arrivent enfin sur scène suivis de Massoumeh Lahidji, l’interprète et il faut absolument que je vous parle d’elle.

Massoumeh est une interprète très connue et manifestement très appréciée des festivals et du cinéma en général. Elle a traduit Abbas Kiarostami, Cate Blanchett, Meryl Streep, Keanu Reeves, Jonah Hill et plein plein d’autres. Elle doit parler parfaitement au moins 4 langues et il me semble qu’elle a de très bonnes bases dans 2 ou 3 autres.

Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’elle ne prend aucune note. Quatre à cinq minutes de paroles (on ne dirait pas mais si, si c’est super long !) et Massoumeh traduit les paroles de l’acteur/actrice, réalisateur/réalisatrice sans effort et d’une justesse qui me laisse sans voix à chaque fois.

Je l’ai croisée 4 ou 5 fois pour diverses conférences de presse ou masterclasses et je ne l’ai jamais vue prendre une seule note. Elle connait les traductions du nom de tous les films et sa culture cinématographique défie le temps. Son interprétation est parfaite, claire, elle a les mots justes, le ton qu’il faut pour retranscrire les dires et parfois les mimiques de la personne.

En fait, je crois que j’ai été plus émue de revoir Massoumeh Lahidji, que Quentin Tarantino !

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La Masterclass a duré environ deux heures pendant lesquelles Quentin Tarantino revient sur 1970, année charnière du cinéma américain et sur 14 films qu’il a soigneusement sélectionnés et qui ont été diffusés tout au long du festival. Il a aussi évoqué, le programme du New Beverly, les romans italien policiers (giallo), des films que je ne connaissais pas, d’autres films que je ne connaissais pas non plus (et visiblement je n’étais pas la seule), Bonnie and Clyde, Le Lauréat, Little Big Man, Le Nouvel Hollywood, M.A.S.H. – Palme d’or à Cannes 1970 et tant d’autres.

Deux heures d’un thème très ciblé qui a visiblement passionné les fans.
Je le savais déjà et cette soirée me le confirme, Quentin Tarantino est un type simple, passionné et plutôt rigolo.

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>> Pour lire les comptes-rendus du festival Lumière par Jill, c’est par ici !

Photos Jill Salinger