La street food est à la mode… chez nos voisins.

Depuis quelques années, la « nourriture de rue » est à la mode. Véritable phénomène culinaire ce type de cuisine, avalée rapidement, rarement saine mais souvent super bonne, souffle un vent d’originalité dans l’univers parfois guindé de la gastronomie. Même certains grands chefs s’y mettent et ré-inventent des versions sublimées des hot-dogs, bretzels et autres réjouissances junk-foodiennes.

Manque de temps, manque d’argent, la street food est dans l’air du temps et ce n’est les 3 000 food trucks installés dans les rues de New-York qui viendront démontrer le contraire.

La France, elle, semble épargnée par la vague. Même à Paris, précurseur de toutes les tendances, la street-food ne semble pas avoir droit de cité. Et les rares échoppes roulantes sont hors de prix. A Lyon, n’en parlons pas, quand on parle de nourriture de rue, on pense aux stands de merguez devant le stade de Gerland, les soirs de match, ou les camions-kebab ouvert la nuit sur les ponts.

Rigidité de la législation, lobbying des restaurateurs faisant leur blé le midi et culture du vrai déjeuner sont autant d’obstacles au développement de la culture street food dans nos rues.

La France, c’est le pays de la gastronomie, cher Qyrool ! Va pas nous ramener tes cochonneries américaines. Chez nous c’est le royaume du jambon-beurre, des produits du terroir, des bons légumes du marché.

Et ben justement, en parlant de marché, et si l’invasion de la street food se faisait par le biais de ce truc très français…

Market Food

Vous l’aurez peut-être remarqué, sur les marchés, on trouve de plus en plus de stands de nourriture à emporter (et ça va bien au delà du poulet rôti). Il n’est plus rare de trouver entre 2 producteurs de légumes, des camionnettes proposant mezze, rouleau de printemps, galette marocaines, empanadas voire même choucroute ou paëla.
Faut-il donc prendre la direction des étales, le midi, pour trouver un truc bon, pas cher et rapide à manger ?

Le phénomène est très visible sur le marché Augagneur, la proximité du quartier cosmopolite de la Guillotière et ses nombreuses cantines y contribuent beaucoup. Dans sa version nocturne, le jeudi soir, les stands de nourriture à emporter font le plein : les nombreuses personnes installées sur les Berges y trouvant un bon moyen de se restaurer.

Alors, les marchés futur lieu de street food en France ? Peut-être, mais le seul petit hic, c’est que les marchés sont rarement à proximité des bureaux (A quand un marché devant les tours de la Part-Dieu ?).

Nos camionnettes préférées

Aklé : traiteur libanais super bon
mardi (8h-13h) : place Ambroise Courtois (8ème arr.)
mercredi (8h-13h) : boulevard de la Croix-Rousse (8ème arr.)
jeudi (15h-20h) : quai Augagneur, (3ème arr.)
vendredi (8h-13h) : rue Gabillot (3ème arr.)
samedi (8h-14h) : quai Saint Antoine (2ème arr.)
dimanche (8h-14h) : quai Augagneur (3ème arr.)

Senor Carlos : restaurateur Chilien et ses empanadas à se damner
samedi (8h-14h) : marché Saint-Antoine (2ème arr.)
dimanche (8h-14h) : marché Saint-Antoine (2ème arr.)