Voici les rendez-vous à ne surtout pas louper cet automne.
Animal culte : les animaux n’ont pas fini de nous surprendre

C’est la grande nouveauté de l’automne. À partir du 16 octobre, le Musée des Confluences accueille Animal culte, une nouvelle exposition qui s’intéresse à notre relation avec les autres espèces. À travers plus de 330 objets et spécimens, accompagnés d’œuvres visuelles et sonores, l’exposition explore les multiples façons dont les animaux occupent nos vies et nos imaginaires. Animaux de compagnie, animaux sauvages, animaux d’élevage, espèces protégées ou chassées… Pourquoi certains sont-ils adorés alors que d’autres sont exploités ?
L’exposition pose surtout une question plutôt vertigineuse : vivons-nous avec les animaux ou à leurs dépens ? De quoi ressortir du musée en regardant votre chien ou votre chat (voire votre steak !) avec un petit peu plus de suspicion.
Les Journées européennes du patrimoine : le musée gratuitement
Les 19 et 20 septembre, le Musée des Confluences participe aux Journées européennes du patrimoine et ouvre ses portes gratuitement.
L’occasion parfaite de (re)découvrir les collections permanentes et les expositions temporaires GRATUITEMENT. Des médiateurs seront présents pour proposer des visites ludiques autour d’objets et de spécimens, avec notamment des objets à toucher et des jeux d’observation et de déduction.
Le samedi, deux rencontres permettront également de découvrir les coulisses des collections avec les équipes du musée. Au programme notamment : une plongée dans les mystères d’une momie égyptienne et une enquête autour de recettes de couleur oubliées chez les Yorubas.
La Fête de la Science passe à table

Vous aimez la science mais vous préférez quand elle vient avec une bonne dose de fun ? Ça tombe bien : les 3 et 4 octobre, le Musée des Confluences organise sa Fête de la Science autour de l’alimentation.
Sous le nom de « Ctrl+EAT », ce week-end promet de nourrir autant les neurones que les estomacs. Microbiote, fermentation, cuisine antique, nourriture du futur, cerveau et goût… Le musée a concocté un programme qui mélange rencontres avec des scientifiques, expériences, jeux, conférences et même dégustations.
On pourra notamment découvrir comment on mangeait à l’époque romaine, tester des aliments fermentés, réfléchir à la nourriture imprimée en 3D ou encore enquêter sur le régime alimentaire des dinosaures. Il y aura aussi un science & food-court installé dans le Cristal, avec des jeux et des expériences à picorer au fil de la journée.
Bref, une Fête de la Science qui devrait mettre tout le monde d’accord, même celles et ceux qui ont décroché en physique-chimie au lycée.
Vibrations du monde : le musée se transforme en salle de spectacle

Le Musée des Confluences ne fait pas que des expositions. Sa programmation Vibrations du monde invite régulièrement des artistes venus d’horizons très différents pour faire résonner musiques, récits, danses et cultures du monde entre les murs du musée.
Cette nouvelle saison explore notamment les liens du vivant, avec une programmation qui mêle musiques du monde, cinéma et rencontres.
Cet automne, on pourra notamment assister au bal électro-folk du Mange Bal, le 5 novembre, découvrir les sonorités coréennes de Dasom Baek et Dal le 7 novembre ou encore retrouver Arthur H, Nicolas Repac et Benjamin Flao pour Techniciens du Sacré, le 28 novembre.
Et si vous préférez profiter du musée après le boulot, pensez aussi aux nocturnes du premier jeudi du mois, avec concerts dans le Cristal, visites flash et autres animations jusqu’à 22h.
Dernière chance pour « Trop forts ! »

Attention, celle-ci va bientôt disparaître. L’exposition Trop forts ! se termine le 18 octobre. Pensée pour les enfants de 8 à 12 ans, elle s’intéresse aux capacités complètement dingues de certains animaux pour survivre dans les environnements les plus hostiles.
Comment les chameaux font-ils pour supporter la chaleur et le manque d’eau ? Comment les manchots empereurs survivent-ils à des températures pouvant atteindre –60 °C ? Pourquoi certains animaux sont-ils capables de résister au manque d’oxygène, aux radiations ou même à certains poisons ?
Une exposition particulièrement ludique pour les familles, mais qui risque aussi de faire relativiser vos petites plaintes concernant la météo lyonnaise.
Des expos temporaires qui vont voyager

Présentée jusqu’au 7 février 2027, l’exposition Au Mali, quand les animaux dansent nous emmène à la découverte du sogo bò, une tradition festive ancestrale du Mali.
Dans ces spectacles populaires, masques et marionnettes représentant des animaux prennent vie au rythme des tambours, de la danse et du chant. Plus de 100 objets et de nombreux documents audiovisuels permettent de découvrir cet univers où théâtre, musique, mythes et vie collective sont intimement liés. Une exposition particulièrement immersive qui permet aussi de comprendre comment ces fêtes participent à la vie des communautés maliennes et pourquoi ce patrimoine, aujourd’hui inscrit à l’Unesco, reste aussi vivant que fragile.
Autre exposition temporaire à découvrir cet automne : Corée du Nord, consacrée au travail du photographe Stéphan Gladieu.
Le photographe s’est rendu cinq fois dans l’un des pays les plus fermés au monde. Autorisé à y travailler mais constamment accompagné, il a utilisé un studio photographique mobile pour réaliser des portraits et jouer avec les décors, les arrière-plans et les codes visuels de la propagande nord-coréenne. Le résultat donne une série de photographies assez fascinantes, qui questionnent autant ce que l’on regarde que la manière dont les personnes photographiées nous regardent. Une plongée rare dans un pays dont on entend beaucoup parler mais que l’on connaît finalement très peu.
Les nocturnes : le musée après 18h30

Et si vous profitiez du musée une fois la nuit tombée ? Le premier jeudi de chaque mois, le Musée des Confluences joue les prolongations jusqu’à 22h et transforme ses espaces en terrain de jeu culturel. Concerts dans le grand hall, activités dans les expositions, projections dans l’auditorium… Chaque nocturne propose une ambiance différente et une autre façon de découvrir le musée.
Cet automne, rendez-vous notamment le 1er octobre pour une Nocturne Sciences en Live, puis le 5 novembre pour une Nocturne Animale, particulièrement bien choisie quelques semaines après l’ouverture d’Animal culte. Une bonne option pour visiter une expo après le boulot, boire un verre, écouter un concert ou simplement profiter du bâtiment de nuit.
Bref, vous n’avez plus vraiment d’excuse, entre les Journées du patrimoine pour découvrir le musée gratuitement, la Fête de la Science pour jouer avec ses neurones, les spectacles pour voyager sans quitter Lyon et les expositions temporaires, le Musée des Confluences risque bien d’être l’un des spots culturels les plus intéressants de votre automne.
Et avec l’arrivée d’Animal culte en octobre et d’autres à venir (Papillons en décembre 2026 et Un jour en Chine en avril 2027), il y aura même une bonne excuse pour y retourner.
