Faut-il encore avoir une voiture quand on vit à Lyon ?

Pour une grande partie des déplacements quotidiens à Lyon, la voiture n’est pas forcément le moyen de transport le plus pratique.

Pour aller travailler, faire ses courses, retrouver des amis ou sortir le soir, le réseau TCL permet de se déplacer dans une grande partie de l’agglomération. Le vélo a également changé la donne ces dernières années, notamment pour les trajets relativement courts. Et lorsqu’un déplacement sort vraiment de l’ordinaire, il reste toujours le taxi, le VTC, l’autopartage ou le covoiturage.

À cela s’ajoute un détail qui n’en est pas vraiment un : garer sa voiture à Lyon peut rapidement devenir une activité à part entière. Entre la recherche d’une place, le stationnement payant et les rues où l’on se demande si l’on a vraiment le droit de passer, la voiture n’est pas toujours synonyme de liberté.

Résultat : lorsqu’on habite et travaille dans Lyon intra-muros, acheter une voiture uniquement pour faire ses trajets quotidiens n’est plus forcément une évidence.

Mais dès qu’on sort de Lyon, l’histoire change

Le problème, c’est qu’il existe une vie en dehors de Lyon.

Et il suffit d’avoir envie d’un week-end dans le Beaujolais, d’une randonnée dans le Vercors, d’une journée au bord d’un lac ou d’un déjeuner chez un producteur un peu perdu dans la campagne pour constater que le réseau ferroviaire et les transports en commun ne permettent pas toujours d’aller partout facilement.

C’est là qu’une voiture peut redevenir intéressante.

Pas nécessairement une voiture que l’on possède toute l’année, assure, entretient et laisse dormir 90 % du temps dans un parking. Une voiture que l’on prend uniquement lorsque l’on en a réellement besoin peut être une solution beaucoup plus rationnelle.

Pour un week-end, des vacances ou un déplacement ponctuel, la location de voiture à Lyon permet justement de retrouver cette liberté sans transformer la voiture en colocataire permanent.

L’idée n’est donc plus forcément de choisir entre avoir une voiture et ne jamais prendre de voiture. Il existe tout un espace entre les deux.

L’autopartage : la voiture sans les contraintes

Le principe est assez simple : plutôt que de posséder une voiture, on utilise un véhicule partagé lorsqu’on en a besoin. Selon les services, la réservation peut se faire pour quelques dizaines de minutes, quelques heures ou davantage.

C’est particulièrement pratique pour les déplacements qui seraient trop longs ou compliqués en transports en commun, mais qui ne justifient pas forcément de louer une voiture pour tout un week-end.

Faire un aller-retour en périphérie, transporter un meuble, aller chercher quelque chose chez un proche ou organiser une sortie à quelques kilomètres de Lyon : dans ce genre de situations, l’autopartage peut être un bon compromis.

Il présente aussi un avantage assez évident pour les citadins : pas besoin de gérer une voiture au quotidien quand on ne s’en sert pas au quotidien. Pas d’assurance à gérer, pas de contrôle technique à anticiper, pas de révision à programmer et surtout pas de voiture immobilisée pendant plusieurs jours dans une rue.

En revanche, pour un départ de plusieurs jours ou un long trajet, la location traditionnelle reste souvent plus adaptée. Comme toujours, tout dépend de l’usage.

Le vrai calcul : combien de fois utilisez-vous réellement votre voiture ?

C’est probablement la première question à se poser avant d’acheter une voiture.

Si vous l’utilisez tous les jours pour aller travailler, que votre lieu de résidence est mal desservi et que vous faites régulièrement de longs trajets, la réponse sera assez évidente.

Mais si votre voiture sert principalement à faire trois courses le samedi, partir en vacances deux fois par an et aller voir vos amis à la campagne une fois par mois, le calcul mérite d’être fait.

Car posséder une voiture, ce n’est pas seulement payer son prix d’achat. Il faut ajouter l’assurance, l’entretien, les réparations éventuelles, le carburant ou la recharge, le stationnement et la décote du véhicule.

À l’inverse, louer ponctuellement une voiture coûte plus cher par journée d’utilisation, mais ne vous coûte rien quand vous n’utilisez pas de voiture.

L’autopartage coûte encore plus cher, mais là encore, on ne paye que quand on utilise la voiture et son côté hyper pratique justifie le surcoût.

Le bon choix dépend donc moins de votre amour ou de votre haine de l’automobile que de votre fréquence réelle d’utilisation.

La voiture idéale est parfois celle qu’on ne possède pas

Cette logique rejoint d’ailleurs une évolution plus générale de la mobilité urbaine.

Dans les grandes villes, on commence progressivement à passer d’une logique de possession à une logique d’usage. On n’a pas nécessairement besoin de posséder tout ce que l’on utilise.

On peut prendre le métro pour aller travailler, le vélo pour aller déjeuner, le train pour partir en week-end, utiliser une voiture en autopartage pour une course ponctuelle et louer un véhicule lorsqu’on doit transporter quatre personnes, des valises ou du matériel.

Cela permet aussi d’adapter le véhicule au trajet.

Une petite citadine pour une escapade à deux ? Un modèle plus spacieux pour partir en famille ? Un véhicule adapté à un long trajet ? L’intérêt de la location ponctuelle est justement de ne pas être condamné à utiliser le même véhicule pour tous les usages.

La voiture n’a peut-être pas disparu de nos vies. Elle est simplement devenue un moyen de transport parmi les autres, à utiliser quand elle est vraiment la meilleure option.

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