Céline Dion fait son grand retour sur scène à Paris ce samedi 12 septembre 2026. Et forcément, chez CityCrunch, ça nous inspire. Plutôt que de monter à la capitale (si vous avez réussi à décrocher des places), on s’est demandé à quelles chansons de Céline Dion pourraient ressembler les quartiers de Lyon.
Allez, on vous embarque dans un tour de Lyon, façon Céline !
La pointe de la Confluence = My Heart Will Go On

Impossible de commencer ailleurs. À la pointe de la Confluence, entre le Rhône et la Saône, le Musée des Confluences ressemble à un énorme navire venu s’échouer au bout de Lyon. Et comme dans Titanic, il y a surtout la fameuse pointe où l’on peut écarter les bras face au vent en hurlant : JE SUIS LE ROI DU MONDE.
Attention, cependant, si Céline chante à un moment de la chanson
In my life, we’ll always go on
ne prenez pas ça au pied de la lettre, sinon vous risquez de finir les pieds dans l’eau et Di Caprio ne viendra pas vous sauver de la noyade.
Les Terreaux = Pour que tu m’aimes encore

Ah, les Terreaux… Il fut un temps où cette place était le centre du monde. Les soirées en terrasse, les premiers apéros entre copains, les nuits étudiantes au Boston, les retours à pied à 4 h du matin avec la certitude qu’on allait refaire le monde le lendemain…
On a aimé les Terreaux.
On les a vraiment aimés.
Mais le temps a passé, les étudiants ont grandi, les bars ont changé et, aujourd’hui, même les Terreaux ont parfois du mal à nous convaincre de revenir.
Céline avait parfaitement anticipé cette rupture :
Que le temps d’avant, c’était le temps d’avant
Et c’est exactement ça.
Les Terreaux ont beau faire, on n’a plus tellement envie de les aimer encore.
Villeurbanne = All by Myself

Villeurbanne a longtemps joué de sa position de 10e arrondissement officieux de Lyon. Je suis un peu Lyon mais pas vraiment. Les Villeurbannais étaient très fiers de cette indépendance. Mais il faut se rendre aujourd’hui à l’évidence. Villeurbanne sans Lyon n’est rien. Certes, il y a déjà le métro, une université, une salle de concert très cool et quelques bons spots de sortie, mais Villeurbanne veut plus. Villeurbanne est fatiguée de ne dépendre que d’elle-même. Villeurbanne en à mare de son statut de célibattante.
Céline résume parfaitement cet état d’esprit :
Don’t wanna be all by myself anymore
Alors, nous les Lyonnais, on va commencer à y réfléchir. Mais arrêtez de nous crier « anymore » sur une note si stridente dans les oreilles !
Le pont de la Guillotière = Sous le vent

Il y a des endroits à Lyon où l’on perd des choses. Des lunettes. Un téléphone. Sa dignité après une soirée trop arrosée. Et puis il y a le pont de la Guillotière, où l’on a probablement perdu un nombre incalculable de parapluies.
Un vent venu de nulle part qui surgit du fin fond du Rhône et qui vient décoiffer les passants avec un plaisir certain. L’hiver, c’est une torture. Le vent non seulement vous pousse mais il vous gifle aussi de toute sa froideur et son souffle dans vos oreilles est aussi rugueux que la voix de Garou.
En plus la traversée du pont est interminable :
Et si tu crois que c’est finiJamais
C’est vous qui finissez par glisser sous le vent…
Le Grand Trou = Les derniers seront les premiers

Il faut quand même parler du Grand Trou. Parce que ce pauvre quartier part avec un sacré handicap : il s’appelle Le Grand Trou. Difficile de vendre du rêve avec un nom pareil (n’est pas Monplaisr et Sans-Souci qui veut, même quand on se trouve dans le 8e arrondissement).
En plus de son nom peu attirant, il ne s’y passe pas grand chose.
Impossible de ne pas penser à ce quartier quand Céline chante
Dans le néant du froid de la rueQuand les mots n’existent plusQuand l’espérance oubliée, dissolueQuand les alcools même ne saoulent plus
Mais justement. Le Grand Trou est peut-être simplement un quartier en avance sur son temps.
Aujourd’hui, tout le monde s’en moque. Demain, tout le monde voudra y habiter (ou n’aura pas le choix, car ce sera le seul abordable).
Alors patience, Grand Trou.
Un jour, tu seras le premier !
La gare de la Part-Dieu = J’irai où tu iras

Il suffit de pousser les portes de la gare de la Part-Dieu pour que Lyon devienne soudain beaucoup trop petit. Paris ? Marseille ? Barcelone ? Milan ? N’importe où. La gare vous donne immédiatement des envies de départ.
Et puis il y a ce principe universel : vous êtes venu accompagner quelqu’un, vous croisez un bel inconnu avec une valise et, pendant trois secondes, vous envisagez sérieusement de monter dans son train pour voir où tout cela pourrait vous mener.
Céline et Jean-Jacques Goldman avaient déjà la solution :
Qu’importe, j’irai où bon te semble
Même si on ne sait absolument pas où va le train.
Valmy = I’m alive

Ne vous trompez pas, on ne fait pas cette association en pensant à la joie qu’on ressent d’être (encore) en vie après avoir quitté ce quartier. Non. Valmy, on aime bien. C’est pas notre quartier préféré à Lyon mais on sent qu’il a du potentiel. Alors, quand on en dit du bien, quand on envisage d’aller voir ce qu’il s’y passe le temps d’une soirée, on sent bien naitre une certaine excitation chez ses habitants.
Oui, on existe. Oui, on est en vie. Céline leur ôte les mots de la bouche :
When you look at meI can touch the skyI know that I’m alive
Bon. Quand on quitte les lieux, on a quand même l’impression d’entrendre « Ne partez pas sans moi »…
Alors, une chose est sûre, Céline de viendra pas chanter à Lyon cette année, mais elle est avec nous, dans nos coeurs, nos rues et nos quartiers. Céline est partout ! Même sur CityCrunch ! Comment ça, vous arrivez à saturation ?
