
Ce genre de profil se fait de plus en plus rare, coincé entre les ZFE, les places de stationnement introuvables et les couts faramineux (à Lyon, on paye déjà une blinde pour se loger, avoir une voiture c’est un coup à finir par devoir choisir entre payer son loyer et faire un plein d’essence) . Résultat : quand un ami motorisé accepte de vous dépanner, mieux vaut tout faire pour préserver cette relation fragile mais ô combien utile.
Parce que oui, un lift mal demandé ou un service mal remercié peut transformer un simple trajet en ressentiment silencieux. Voici donc 5 conseils essentiels pour que ce soit toujours un plaisir, et jamais une corvée, de vous conduire.
Ne demandez pas à la dernière minute
Le fameux « tu me ramènes ? » lâché au moment de partir est le meilleur moyen de mettre votre ami mal à l’aise. Même s’il dit oui, il se sentira souvent obligé, coincé entre la politesse et l’envie de rentrer vite chez lui sans faire de détour. Anticiper, prévenir à l’avance et laisser la possibilité de dire non, c’est la base pour ne pas braquer votre chauffeur préféré.
Ne critiquez JAMAIS sa façon de conduire
Qu’il roule trop doucement, qu’il freine brusquement ou qu’il n’ait pas la même notion que vous du céder le passage, gardez vos commentaires pour vous. Sa voiture, ses règles. Tant que vous arrivez à destination en un seul morceau, tout va bien. Critiquer la conduite de quelqu’un, c’est le raccourci le plus rapide vers une réponse négative la prochaine fois. C’est valable aussi pour ses gouts musicaux ou la radio qu’il écoute…
Payez votre dû
Un trajet, ça coûte cher. Et pas qu’en carburant : il y a aussi le temps, le stress et parfois le stationnement. Alors oui, offrir un verre, un café ou deux tournées (sans alcool évidemment s’il conduit) est un minimum. La prochaine fois que vous passez devant une station-service, jetez un œil au prix du litre et rappelez-vous qu’en réalité, même deux verres offerts à votre pote pour un trajet restent une bonne affaire !
Laissez un cadeau s’il vous prête sa voiture
Miracle, votre ami accepte de vous prêter sa voiture tout un week-end ! Ce n’est pas un petit service. C’est une vraie marque de confiance. Un petit cadeau fait toujours la différence : du chocolat, une spécialité de la destination où vous vous rendez, un petit sapin qui sent bon à accrocher au rétroviseur, car franchement sa caisse pu la vieille chaussette oubliée, ou même un simple mot sympa. Ce geste montre que vous ne considérez pas la voiture comme un dû, mais comme un vrai coup de main.
Ne demandez jamais plus qu’un trajet
C’est peut-être le point le plus important. Si votre ami accepte de vous emmener à Ikea, ça ne veut pas dire qu’il a signé pour porter votre canapé jusqu’au 5ᵉ étage sans ascenseur.1 service = 1 service. Pas 2. Savoir s’arrêter à temps, c’est garantir que la prochaine demande sera accueillie avec le sourire… et pas avec un soupir.
À Lyon, un ami avec une voiture, ça se respecte, ça se chouchoute et ça se remercie. En suivant ces quelques règles simples, vous vous assurez que chaque trajet reste un moment sympa à partager, et non une obligation pénible. Et surtout, vous augmentez considérablement vos chances de réentendre un jour ces mots magiques :
“Tu veux que je te déposer.”