Chers CityCrunchers, dites bonjour à Dragib, notre nouvelle recrue de choc. On l’a découverte grâce à son génial blog BD que vous devez absolument avoir vu. Pour ce premier article, Dragib nous parle d’une péniche-bar qu’on vous avait fait découvrir en tout début d’été. Alors oui, on en a déjà parlé, mais vu que ça a été une des plus belles nouveautés de cet été à Lyon, on en remet une couche. Bonne lecture !

C’est une histoire d’amour.

De celles avec le coup de foudre au premier regard, celles pleines de rires à gorges déployées. Celles où on s’imagine déjà courir main dans la main nus dans les champs.

C’est arrivé cet été.

Un soir, un de mes Coworkeurs a glissé, l’air de rien :
« Vous avez entendu parler de la nouvelle péniche sur les berges ? Il paraît que c’est cool, on se la tente pour l’apéro ? »

J’ai commencé par ronchonner. Déjà parce que j’aime bien ronchonner. Et puis aussi parce que j’aime pas les trucs nouveaux. Là où on va d’habitude, c’est très bien, je vois pas pourquoi on changerait. Et comment ça s’appelle d’abord ? Le Starferry ? J’aime pas. Allez, venez, on va plutôt au Kelly’s !

Heureusement, quand je ronchonne, personne ne m’écoute jamais. Alors je me suis tue et on y est allés.

On traverse le pont, on descend les berges, et on arrive devant… devant…

Devant la plus belle terrasse des berges. Voire même la plus belle terrasse du monde, n’ayons pas peur des mots.

Faut imaginer un peu la scène. Les grosses tables en bois, les bières qui scintillent, les gens qui rigolent la bouche pleine de frites, le soleil qui se couche sur la Croix-Rousse.

Je n’aurais pas été surprise si quelqu’un avait commencé à jouer un air romantique au banjo.

On s’est assis, le serveur nous a amené la carte, et puis c’est allé crescendo. La liste infinie de bières. L’Happy Hour jusqu’à 20h. Les délicieux burgers. Les glaces Bio. Les serveurs rigolos.

C’était notre nouveau QG. La réponse à toutes nos questions.

Un apéro ? Starferry.
Une soirée ragots entre copines ? Starferry !
Un rencard ? Starferry.
Un chagrin d’amour ? On va oublier ça au Starferry.
Un anniversaire ? Eh ! Pourquoi pas le Starferry !
Une augmention ? Genre ! Paye ta tournée, au Starferry !

Aux oubliettes, ma fixette pour le Wallace. Fini, mon flirt avec le Smoking Dog. Plus rien ne pouvait rivaliser.

Certains ont osé dire de tes frites qu’elles étaient trop grasses, de tes steaks qu’ils étaient trop cuits, ou je ne sais encore quelle histoire à base de terrasse-toujours-blindée-de-monde-qu’on-trouve-jamais-de-place-pour-s’asseoir-bordel.
Ecoute-moi bien Starferry, tu es belle comme tu es, c’est comme ça que je t’aime, et surtout ne change rien.

C’est une histoire d’amour.

De celles avec une fin programmée, celles avec du drame, des cris, des larmes.

Fin octobre, le Starferry ferme ses portes pour l’hiver. Et j’ai déjà envie de chouiner.