Qui ne skie pas n’est pas lyonnais ?

Chaque année, du mois de novembre au mois de mars, c’est la même chose : mon fil d’actualité Facebook annonce le vendredi voir « Heyyyy, les copains, qui veut aller skier demain ? J’ai les pneus neige et il reste 2 places dans ma Peugeot ! ».

Le dimanche, j’ai le droit aux photos : grands sourires sur fond de ciel bleu, paysages incroyables, blousons aux couleurs improbables et selfies sous le soleil en direct de la terrasse du restaurant d’altitude avec des bières plein la table.

Ce qui ne manque pas de me foutre le cafard à chaque fois. Et oui, j’ai beau être sportive, je ne sais absolument pas skier ! Du plat pays d’où je viens, on fabrique des champions de vélos qui savent même rouler sur des pavés et… des Miss France. Mais on n’a pas une colinette pour apprendre à skier.

Sur les traces de Croc-Blanc… dans l’Ain !

Il n’empêche que j’aime bien la montagne quand même !

Alors quand j’ai vu passer sur la newsletter de l’Office de Tourisme de l’Ain, dans les idées de sorties à la montagne, le week-end « Sur les traces de Croc-blanc : nuit en igloo, balade en chiens de traineaux et randonnée raquettes », je me suis dit que c’était exactement le genre de week-end à la montagne que je rêvais de faire !

Du coup, j’ai demandé ce week-end comme cadeau de Noël (et comme ça, vous savez tout de ma vie 😉 ).

Les Plans d’Hotonnes : une petite station familiale à 1h15 de Lyon

Il y a quelques semaines, nous voilà donc partis direction les Plans d’Hotonnes, une petite station de ski familiale au charme suranné située sur le Plateau du Retord, dans le Haut-Bugey à seulement 1h15 de Lyon en voiture !

Alors, je préfère vous prévenir : les Plans d’Hotonnes, c’est le Jura, pas les Alpes !
Il y a bien 13 pistes de ski alpin mais on y vient surtout pour y pratiquer le ski de fond sur les 150 km d’itinéraires balisés et la randonnée en raquettes.

Beaucoup de familles profitent du jardin des neiges (un espace ludique pour apprendre le ski) avec des tous petits et on peut également louer des luges gonflables ou des fat-bikes (des VTT avec de très grosses roues conçus pour rouler sur la neige sans glisser). Il y a 2 magasins de location de matériels et 2-3 restaurants-snacks et… c’est tout ! Pas de boutiques sportswear où exploser le budget du week-end, pas même un distributeur automatique…

On a vraiment apprécié l’ambiance calme de cette toute petite station à taille humaine. Et la gaufre en bas des pistes est à seulement 3 euros !

Balade en chiens de traineaux : un moment magique !

Nous avons réservé notre balade en traineau pour le samedi après-midi. Nous faisons connaissance avec le couple de mushers qui nous présente les dix chiens qui composent notre attelage et les quelques consignes de sécurité. Ce sont des personnes passionnées qui adorent leurs animaux et c’est un vrai plaisir d’échanger avec eux avant de monter dans le traineau pour une belle balade de 30 minutes.

Bien calés au fond de notre traineau, on admire le paysage au soleil couchant, on a l’impression d’être en excursion au fin fond de la Laponie (enfin, du moins, c’est l’idée que je me fais de la Laponie…). Les chiens sont trop mignons. Ils en font un peu à leur tête car c’est la fin de la journée, ce qui ne manque pas de nous faire rire.
Et quand le traineau prend de la vitesse parce que la piste descend et que les chiens se mettent à courir, les sensations fortes sont garanties !

Quand le musher arrête le traineau pour nous prendre en photo, les chiens se mettent à hurler car ils veulent avancer ! Ce qui finit de nous rassurer sur le fait qu’ils sont bien traités et qu’ils adorent ça.

Les 30 minutes suffisent à faire une belle balade. Assis sans bouger au fond de notre traineau, on a tendance à se refroidir. 15 minutes de plus et nous aurions été frigorifiés.

De retour au parking des traineaux, on remercie chaque chien pour la balade avec une grosse séance de câlins et de caresses !

Nuit en mini-yourte avec toit panoramique, hyper romantique !

Pour nous réchauffer après la balade en traineau, on décide d’aller voir à quoi ressemble notre igloo.

En fait c’est plutôt une une mini-yourte qu’un igloo (c’est d’ailleurs dommage que le site de l’Office de Tourisme mette une photo d’igloo car cela peut porter à confusion et décevoir)… Elle dépend de l’éco-gîte « Les Pelaz » situé juste au dessus de la station. Ce gîte fonctionne comme un refuge : les installations sont simples mais très propres et confortables avec un grand salon et salle de repas commune.

On profite donc des installations : accueil adorable, salon douillet avec son feu de cheminée, jeux de société, bibliothèque et… bonne cuisine !

Alors que mon amoureux se régale d’une merveilleuse et généreuse fondue, le monsieur du gîte s’est gentiment et formidablement adapté à mon intolérance au lactose pour me proposer un très bon plat (et sans aucune remarque négative ou froncement de sourcil comme c’est souvent le cas…). Il m’a dit préparer des repas végétariens et sans gluten à la demande sans aucun problème.

C’est donc bien repus que nous rejoignons notre mini-yourte, au milieu de la nature. Pas beaucoup plus grande qu’une tente 3 secondes (il faut se mettre à quatre pattes pour y rentrer), elle est néanmoins équipée d’un lit confortable avec une couette bien chaude et… d’un mini-radiateur.

Nous nous endormons en regardant les étoiles à travers le toit panoramique, dans cette ambiance si particulière « Into the Wild » avec le supplément neige qui absorbe chaque son. Très romantique… Mais j’avais mis mon plus beau jogging pour ne pas avoir froid ! ;-).

Balade en raquettes : sportif et chouette !

Après avoir avalé un copieux et délicieux petit-déjeuner au gîte, nous partons pour une longue balade en raquettes sur le plateau du Retord.

Nous avons choisi le parcours le plus long, d’une douzaine de kilomètres car les conditions sont idéales : il ne pleut pas, la neige est toute fraîche et… il faut éliminer le repas d’hier soir et le petit-déj de ce matin ! (compter de 3h30 à 5h00 de marche selon votre condition physique et les pauses). Il y a aussi 4 parcours plus courts, de 2 à 7 km.

Les paysages sont vraiment magnifiques, on alterne les portions sur le plateau, dans la forêt et on monte sur un belvédère où la vue sur toute la chaîne des Alpes est à couper le souffle !
Dommage qu’il fasse gris à ce moment là…

Pour ne rien gâcher, le sentier est super bien balisé (ça change des dimanche à chercher notre chemin sur les sentiers de randonnée aux alentours de Lyon…).

Après quoi il est temps de rentrer sur Lyon. Et comme nous ne sommes pas très loin, nous rentrons avant les bouchons.

On a vraiment passé un super week-end et on pense déjà à revenir très prochainement… pour tester le ski de fond cette fois (le premier qui me dit que le ski de fond est une activité pour vieux SORT !).

Je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup ces paysages de moyenne montagne et je n’aurais jamais cru être autant dépaysée en faisant une centaine de kilomètres seulement ! J’ai même hâte de revenir cet été pour voir à quoi cela ressemble…


Station des Plans d’Hotonnes – Plateau du Retord
http://www.plateauderetord.fr
💻 Webcams pour vérifier l’enneigement
Attention : il n’y a pas de distributeur d’espèce sur place !

Nuit en mini-yourte
🏠 Gîte Les Pelaz – 01260 Haut-Valromey – 04 79 87 65 73
💰 Dîner + nuit en mini-yourte + petit-déjeuner (copieux) : 70 € par personne
💻 Infos et réservations

💰 Accès au domaine nordique : 4 €
Location :
🏠 On a loué les nôtres chez Servinature, un peu par hasard : le matériel était en super état et les vendeurs a-do-ra-bles !
💰 Raquettes classiques + bâtons = 11 € par personne pour la journée complète
(possibilité de louer à la demi-journée, ou raquettes plus évoluées, ou juste les raquettes sans les bâtons si vous avez les vôtres, ou même les chaussures qui vont avec si vous n’avez pas de chaussures de randonnée étanches…).

18 commentaires

  1. « le monsieur du gîte s’est gentiment et formidablement adapté à mon intolérance au lactose pour me proposer un très bon plat (et sans aucune remarque négative ou froncement de sourcil comme c’est souvent le cas…). Il m’a dit préparer des repas végétariens et sans gluten à la demande sans aucun problème. »

    J’ai arrêté ma lecture là.
    Il n’aurait plus manqué que des propos pro défense des animaux sur les chiens de traîneaux et on aurait eu la parfaite panoplie du citadin déconnecté égocentré (vous étiez à deux doigts avouez le).

    1. Faut toujours qu’il y ait un intolérant, c’est fou ça ! Elle nous montre de super paysages, il y a 1/2 ligne sur végétarien et boum, un aigri se croit obligé de déverser sa bile.

      1. Merci pour ton soutien Arthur !
        De l’intolérance envers les intolérants au lactose… Celle là on ne me l’avait jamais faite encore ! Surtout qu’il s’agit d’une réelle intolérance, qui touche aussi bien les citadins que les gens de la campagne…
        Si cette charmante personne croit que je botte en touche aux soirées raclette de Lyon CityCrunch par snobisme citadin, elle se fourvoie allègrement : il y a belle lurette que mes camarades de jeu m’auraient jetée dehors ;-)) !!! J’ai même un certificat médical pour ça ! 😉
        Mais ça devient compliqué ces affaires : quand on parle de viande, on se fait dézinguer et quand on met en avant le fait qu’un gentil cuisinier fasse des plats végan et adapté à certaines intolérances ou allergies, on se fait incendier aussi !
        La prochaine fois j’irais tester un week-end de jeûne en Ardèche. 😉

    2. Bonjour Brisepif,
      Vous vous êtes arrêté là mais vous avez dû zapper cette phrase :
      « Quand le musher arrête le traineau pour nous prendre en photo, les chiens se mettent à hurler car ils veulent avancer ! Ce qui finit de nous rassurer sur le fait qu’ils sont bien traités et qu’ils adorent ça. ».
      Comme ça vous voyez, finalement je l’ai, la parfaite panoplie du citadin déconnecté égocentré ;-).

  2. Bonjour !
    Nous sommes ravis qu’une des suggestions de notre newsletter vous ait séduits ! Et encore plus au regard de cette belle collection d’instants dans l’Ain dont vous nous faites part. Merci beaucoup pour ce bel article, que nous ne manquerons pas de partager sur nos réseaux.
    …Et si vous acceptez de nous donner la photo de l’igloo, c’est avec plaisir que nous mettrons à jour notre site internet ;-)…
    Bonne journée !

  3. Nous sommes venus sur le Plateau de Retord pour la première fois en 1986 ! Et nous y revenons tous les ans depuis, hiver et été. C’est aussi beau l’hiver que l’été. Et l’espace garde toute son authenticité. Très dépaysant…

  4. merci Clémentine pour ce bel article qui donne envie et merci à Mr Bianchi de s’adapter à toutes les demandes culinaires dont les mangeurs de viande.
    Une vegan qui a les cros 😀 😀

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