Chez CityCrunch, on est fan des concepts un peu barrés, alors quand on m’a parlé d’aller faire la fête le matin AVANT le boulot, ma curiosité a été piquée. Je vous arrête tout de suite, ce n’était pas à Lyon, mais à Paris (mais j’ai ouï dire que ça allait peut-être débarquer à Lyon dans pas longtemps, alors stay tuned…). Flash back.

J’étais à Paris en décembre dernier pour le boulot et un pote me parle de ce before-work en m’expliquant que l’ambiance est super, que les gens sont dans une attitude complètement différente de ce que je connais, et que je ne peux pas rater ça. Ok, pourquoi pas.
J’en parle à une copine et nous voilà inscrits. Il y a deux options : soit juste la fête de 7h à 9h, soit pour les plus motivés, on peut rajouter une activité sportive de 6h à 7h. Parfois c’est yoga ou Pilates, là comme on approche de Noël, c’est plus fun, c’est cours de Booty shake (what ??). Bon, ben allez, soyons fous, au point où on en est…

5h30 : le réveil sonne.

Ça pique un peu. Bon, ok, beaucoup. En général, quand je me lève à cette heure-ci, c’est soit pour partir en vacances, soit pour aller au ski. Mais là non, c’est pour aller à un cours de booty shake. Je rigole tout seul dans ma barbe… Je chope un Uber et 10min plus tard, j’arrive sur les lieux du crime, le Liberté Living-Lab, une sorte de coworking / local associatif / évènementiel.

6h00 : la plupart des gens ont aussi des petits yeux, ça me rassure. Beaucoup de gens avaient joué le jeu du dress code de Noël, et ça rendait le truc encore plus fou : du simple bonnet de père Noël à la combinaison pyjama intégral motif couronne de Noël, en passant par les bois de cerfs ou les paillettes dans la barbe (apparemment le mec met au moins 15 jours à s’en débarrasser complètement…).

6h15 : cours de booty shake.

La salle commence à se remplir, on doit être une bonne quarantaine, certains commencent par un café, d’autres attendent sagement. Barbara, la prof, arrive moulée dans une combinaison à paillette rouge flamboyant et c’est parti pour le cours de booty shake. On commence par un échauffement assez dynamique façon aérobique, puis elle nous explique quelques trucs (faciles, elle dit…). Quand on pense y arriver, elle nous fait une démo pour nous prouver que non.

7 h : Dance Floor & p’tit déj !

Le cours se termine, tout le monde a un méga smile sur les lèvres, j’avoue que mon pote avait raison. Un DJ et un MC prennent la relève de Barbara et la salle de gym se transforme en dance floor. Moi je file au petit dej – Healthy et bio évidemment : jus vert (chou kale, épinard et autres trucs chelou), jus de grenade, fruits frais, bol de granola au lait végétal bio, etc… ça fait du bien.

Quelques animations égaieront également la soirée la matinée : démo de breakdance, djembé, acrobate de drapé aérien, etc… tandis que tout le monde continue de danser jusqu’au bout de la nuit. L’euphorie est vraiment palpable, tout le monde est à fond. Et tout ça sans alcool.

8h30 : et si on allait bosser ?

Nous décidons de partir, car on doit quand même aller au boulot. Dommage, car quelques musiciens arrivent, ça a l’air un peu plus calme, genre guitare sèche et chansons. Peut-être pour vivre la transition en douceur. A l’accueil, les gens troquent leurs leggings bariolés contre des tailleurs ou des chemises. Je garderai le sourire toute la journée, (presque) prêt à prendre l’habitude de me lever tôt.

Voilà. J’attends celui de Lyon avec impatience, à la grande incrédulité de mes amis (et de mes collègues qui me voient arriver tous les jours avec les yeux collés…).