Blur lyon

When I feel heavy metal

Dimanche 5 juillet, Lyon. Une foule compacte d’heureux élus se presse devant l’entrée du Théâtre Antique de Fourvière. Pour pouvoir obtenir le précieux sésame permettant d’assister au concert de Blur, certains ont eu la chance d’avoir un ticket dans les 2 minutes et 20 secondes qu’ont durées leur mise en vente dans les billetteries traditionnelles, d’autres ont cassé leur tirelire pour dégotter une place sur e-bay, d’autres encore ont acheté leur place en dernière minute devant les grilles de Fourvière, tandis que certains enfin remuaient ciel et terre pour gagner un concours leur offrant le droit d’entrer.

Le sentiment d’avoir eu beaucoup de chance se lit sur la plupart des visages et se ressent dans l’ambiance électrique qui se dégage du théâtre antique quelques minutes avant le début du live le plus attendu de l’été.

Les lumières s’éteignent, une clameur inouïe s’élève, Blur entre sur scène et cette soirée dans la légende…

And I’m pins and I’m needles

Le groupe entame son set par She’s So High qui nous plonge toute de suite dans les 90s et son univers Brit Pop avant d’enchainer par Girls & Boys tonitruant. Déjà tout le théâtre de Fourvière est débout. Il le restera tout le reste de la soirée.

Commencer le live, après 10 ans d’absence par leur plus gros tube est un pari très risqué. Mais balancer ce morceau si tôt sert aussi à démontrer que Blur ne s’est pas reposé sur ses lauriers et a su faire évoluer son univers musical. Débarrassé de ce Girls and Boys et de son fardeau (si bon mais un peu) passéiste, Damon Albarn et sa troupe peuvent avec une énergie folle démonter la variété de leur répertoire tout aussi tubesque sur le restant du set.

Well I lie and I’m easy

(Silphi dans la place). Qu’ajouter de plus au compte-rendu de Qyrool ? La dernière fois que j’ai vu Fourvière aussi enthousiaste, c’était pour Arcade Fire, un théâtre électrique et accroché à un set audacieux mais très efficace. Jugez plutôt :

  • She’s so high
  • Girls and boys
  • Tracy Jacks
  • There’s no other way
  • Jubilee
  • Badhead
  • Beetlebum
  • Out of time
  • Trim Trab
  • Coffee and TV
  • Tender
  • Country house
  • Oily water
  • Chemical world
  • Sunday sunday
  • Parklife
  • End of a century
  • To the end
  • This is a low

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  • Popscene
  • Advert
  • Song 2 (WHOUHOU !)

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  • Death of a party
  • For tomorrow
  • The universal

Vous pleurez là non, ce qui ont pas pu être là ?

All of the time but I’m never sure when I need you

Sinon, un truc agréable, c’est de voir que le groupe à l’air de se faire autant plaisir sur scène. Ca fait 3 années consécutives que Damon ALbarn vient ici et à chaque fois il semble prendre plus de plaisir ! Par contre, en terme de construction sur scène, je dois avouer m’être interrogé sur les choristes qui faisaient de l’air guitar et qui m’ont pas paru servir à grand chose mais l’essentiel n’était pas là !

Pleased to meet you

23h40, une autre planète. Fin du concert sur The Universal. Blur sort de scène après plus de 2h de concert. Les lumières se rallument, nous redescendons doucement sur terre, quittant la stratosphère musicale dans laquelle Damon Albarn et son groupe viennent de nous expédier. Un peu hébétés, le sourire aux lèvres, le retour se ferra sous des « Wouhou » un peu éraillés.

J’ai encore du mal à dire si c’est le meilleur concert live que j’ai vu (en tout cas il est indéniablement dans le top 5, et pour une bonne partie de la team Lyon69 présente hier soir [edit de Silphi : je confirme]).

Ce qui est certain c’est que Song 2 devient à ce jour le meilleur morceau live auquel j’ai assisté.

La preuve, en image, avec cette vidéo trouvée sur YouTube.

Blur vs. Oasis
The 90’s Brit Pop Fighting

Il y a quelques semaines, nous étions au concert d’Oasis à Vienne. Ces derniers avaient gagné la première manche en terme de nombre d’albums vendus. De son côté, Blur, par le biais de son leader Damon Albarn avait remporté la bataille artistique en proposant un renouvellement musical alors qu’Oasis se reposait un peu trop sur sa gloire passée. C’est maintenant l’heure de la belle sur le terrain de la prestation live, pour savoir qui est le plus grand groupe de Brit Pop 90’s…

Verdict : Victoire de Blur par K.O.

Que ce soit :

  • en litres de sueur transpirés par Damon Albarn
  • en nombre de rouler-bouler de Graham Coxon
  • en terme de foule en délire
  • en nombre de stage diving

Blur écrase son concurent. Oasis à coté, c’est de la musique pour mémés, où on se contente de rester bien sagement debout derrière son micro (si tant soit peu qu’on ait décidé de monter sur scène ^^).

Bon et pour ceux qui sont vraiment énervés, en exclusivité, je vous annonce que Blur a accepté de faire une dernière date. Ce sera à Paris le 05 aout au festival Fnac Indétendances.

Pour ceux qui se demandent ce que les gens jettent dans la vidéos. C’est la tradition à Fourvière, on nous donne des petits coussins en début de concert qu’on jette allègrement sur les gens en bas à la fin ou quand ça commence à vraiment chauffer. Du coup sur Song 2 hier soir.