Connaissez-vous l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne ? Un peu plus confidentiel que le retentissant MAC de la tête d’or, l’IAC n’en est pas moins un bon plan culturel Lyonnais ! C’est en compagnie de Qyrool que j’y suis allé il y a quelques semaines à l’occasion de l’inauguration de « Nichts geht mehr »*, première exposition d’envergure en France du viennois Hans Schabus.

*  « rien ne va plus », en français, d’où le titre

Autant le dire tout de suite : on a beaucoup aimé ! (et rien à voir avec la géniale bière au miel servie !). Tout d’abord, parce que le musée distribue à chaque exposition un livret super complet décrivant le travail de l’artiste, et nous accompagnant tout au long de la visite en expliquant chacune des œuvres présentées. Du coup, pas besoin de visite guidée, et libre à chacun de décider s’il se contentera de son ressenti ou de s’il a envie d’en savoir plus sur telle ou telle pièce. Bien vu !

Ensuite, concernant le travail de Schabus lui-même, j’ai aimé la manière dont il s’empare de l’espace d’exposition, en allant jusqu’à radicalement en modifier la structure et guider le spectateur au travers de l’exposition à l’aide d’un fil conducteur (ou d’Ariane ?) pour le moins singulier.

Photo : IAC Villeurbanne

Si je regrette que l’art contemporain soit parfois dans l’argumentation pure, j’ai aimé voir ici cohabiter ce genre d’œuvre avec d’autres dont l’esthétique seule a retenu mon attention. On trouve par exemple salle 6 un escabeau plié. L’explication donnée par le livret d’exposition lui donne tout son sens, mais pragmatiquement, ça reste pour moi un escabeau métallique et ne me procure aucune émotion directe. A l’inverse, la collection de timbre réorganisée -qui porte elle aussi une réflexion de l’artiste (sur la notion de classement) – m’a touché simplement par ce qu’elle dégageait quand je suis entré dans la pièce. Du coup, l’équilibre entre l’esthétique et l’intellect est là, et aller de l’un à l’autre se fait avec plaisir.

En sortant d’une expo, j’aime pouvoir dire que j’ai été touché et avoir l’impression que j’ai appris quelque chose. Ici mission remplie, et le travail varié de Hans Schabus (installations, vidéos, sculptures, collages,…) vaut la peine de sortir de Lyon (d’au moins 500m !) et de découvrir l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne !

Infos pratiques :

Jusqu’au 24 Avril 2011
Ouvert du mercredi au dimanche, de 13 h à 19 h
Visites commentées gratuites le samedi et le dimanche à 15 h et sur rendez-vous.
Plein tarif : 4 € / Tarif réduit : 2,50 €
Accès : Bus C3 / Métro ligne A