Un jardin dans la ville

Les jardins partagés, vous connaissez ?
Posés en plein milieu d’un parking ou coincés au fond d’une ruelle,  on voit ces îlots de verdure improbables fleurir, s’animer et s’épanouir au printemps.
Depuis le temps que je passe devant l’un d’entre eux, tout petit, tout mignon, caché entre deux ruelles de mon quartier de St Just-St Irénée. N’osant jamais y rentrer, j’ai enfin franchi le pas l’autre jour. J’ai d’ailleurs été surprise de découvrir que n’importe quel visiteur curieux peut faire de même, à condition qu’un des membres de l’association soit là pour ouvrir, évidemment.

Fleurs des champs, capucines grimpantes, allées de légumes…

Carottes, persil, cornichon, framboisiers… Le tout agencé dans un joyeux bazar un peu fou et poétique. Au fond du jardin, se trouve un espace détente, avec table de récup, chaises en bois, transats, un beau figuier et un cabanon de bricolage au toit végétalisé.

Cécile et Bernard m’accueillent très chaleureusement et me proposent de m’asseoir avec eux. Ils m’expliquent qu’il y a une trentaine d’adhérents à l’association « Le secret d’Irénée » et que, généralement, ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve. Mais ce n’est pas grave ! Le jardin partagé ne sert pas qu’à jardiner. Même si la motivation et l’échange font partie des règles de bases du jardin, aucun problème si on y vient aussi pour profiter du calme, cueillir quelques herbes aromatiques ou déposer son compost.
L’adhésion coûte 15€ à l’année et environ une réunion par mois est organisée pour accueillir les nouveaux adhérents et discuter des projets menés.

Alors, franchement… un petit coin de verdure, silencieux, ensoleillé, charmant, qui favorise l’échange et la vie de quartier…

Comment y résister ? Pour finir, mes hôtes m’ont offert un bouquet de persil fraîchement coupé, quelques carottes et l’envie d’y retourner dès le lendemain.

Soyez curieux ! Cherchez près de chez vous les jardins partagés. L’un d’entre eux (« Brin d’Guill »), assez atypique de par ses grands grillages roses, joue un rôle de vecteur social au cœur du quartier de la Guillotière. Enfin, sachez que si vous le souhaitez, l’association « le passe jardins » vous aidera à faire les démarches auprès de votre mairie pour créer, à côté de chez vous, votre propre jardin partagé.

Aide à la création de Jardins partagés

Annuaire des jardins de lyon

Voir les commentaires (27)
  1. Je suis un gros fans de l’Ilot de Amarantes, déjà parce qu’il est en bas de chez moi, mais aussi par son coté incongru. Situé au milieu des ruines, de skats de toxicos, des familles de roms, on dirait un paradis de verdure au milieu du chaos.

  2. MERCI Millie !
    J’avais intégré un groupe l’an dernier pour créer un jardin partagé à Villeurbanne mais les choses ont eu beaucoup de mal à prendre et le projet est mort-né. J’avais rencontré à cette occasion l’asso du Vert Luizet qui est le tout premier jardin partagé de la région lyonnaise (c’est eux qui sont plus ou moins à l’origine du passe-jardins).
    Le montage de ce type de projet demande beaucoup de volonté au départ pour structurer le groupe, le projet puis le dossier auprès de la mairie.

    1. ça doit être vraiment compliqué à mettre en place, et ça demande beaucoup d’engagements. Bravo pour l’initiative en tous cas, et dommage que le projet ne soit pas allé plus loin.

  3. Quel bonheur depuis que je sais qu’il va y en avoir un au pied de mon immeuble ! 🙂
    (tout beau, tout neuf, en face du fort MontLuc) mais impossible de trouver quelle est l’association, pour en faire partie.

    1. Chouette !
      Peut être en demandant simplement à ta mairie ?
      J’ai regardé sur le site passe jardin, et effectivement, pas évident de trouver des adresses. En plus, ce sont généralement des numéros de particuliers qui sont indiqués.
      Tu nous en diras un peu plus quand tu auras donné les premiers coups de pioches ?

    2. Alors on est voisine!! je sais qu’il y a eu toute une séries de réunions publiques pour lancer le projet, mais je pense que dès qu’il sera opérationnel il y aura de la com dessus! en tout cas ça a l’air assez chouette!

      1. Oui si c’est tout prêt c’est nickel et si il y a la terrasse d’un café à coté qui autorise que tu ailles boire ta bière dans le jardin (Comme le fait le Court Circuit avec le jardin de Amarantes) tu n’as plus d’excuse.

    1. Franchement je suis bien d’accord avec toi Anthony. En tous cas, c’est ce que je me suis dit dès le départ : Quand arriver à caler des coups de bêches et d’arrosages au milieu de mon emploi du temps de citadine jetsetteuse ?
      Enfin… A voir… Il faut déjà que j’arrive à m’inscrire…

      1. Pas de panique les petits !
        Bien souvent, ces assos sont assez souples en terme de demande de contribution manuelle. Elles savent bien que le travailleur ne peut pas s’investir autant que le retraité. Ce qui compte c’est plus d’être régulier dans les visites et l’implication. Et en général, au moment de l’adhésion à l’asso, on te demande une estimation à la louche de ton investissement.

        1. Oui, c’est ce l’on m’a dit. De toutes façons, pour pouvoir s’inscrire, il faut déjà se présenter aux réunions, montrer patte blanche, et parler de ses motivations. Ce n’est pas un casting, mais ça y ressemble, ce que je comprends : Ils reçoivent tellement de demande d’inscription, qui aboutissent bien vite sur de la démotivation.

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