citycrunchfake

Aujourd’hui, je n’avais pas envie de vous parler de burger, de food-truck ou de bar à cocktails trop génial qu’il faudrait absolument découvrir sur le champ. Non, aujourd’hui, j’avais envie de pousser un coup de gueule.

Tout a commencé il y a quelques semaines quand j’ai reçu le mail suivant :

« Bonjour, c’est Monsieur XXX du restaurant YYY. J’aurais voulu savoir quand est-ce que vous parlerez de mon établissement sur CityCrunch. Merci ! »

Sur le coup, ça ressemblait beaucoup à ces messages que l’on reçoit de certains bars ou restos nous demandant de faire un article sur eux pour profiter du petit effet prescripteur que commence à avoir notre blog. Alors j’ai répondu :

« Merci pour votre message. Nous ne publions pas d’article sans avoir testé les établissements. Nous ajoutons votre adresse dans notre liste des restaurants à visiter, mais je ne peux vous garantir que 1/ nous viendrons manger dans votre établissement, 2/ nous ferons un article sur le sujet. »

Sauf que la réponse en retour fut un peu bizarre :

« Mais vous êtes venus manger dans mon restaurant il y a maintenant un mois et vous m’aviez promis de faire un article en échange du repas offert »

Malaise. Rapide discussion avec les chroniqueurs pour savoir si quelqu’un était allé manger chez Monsieur XXX et surtout, s’il s’était fait payer son repas. Et puis, constat à en donner la nausée :

Des petits malins se font passer pour des chroniqueurs
de CityCrunch pour manger et boire à l’œil.

-Gloup-

Le pire c’est que les jours qui ont suivi, un autre établissement nous a contactés pour des raisons similaires…

Sur le coup, j’ai eu envie de tuer des petits chiens, de baffer tous les hipsters que je croisais dans la rue juste pour me calmer les nerfs et hurler mon désarroi de voir qu’à chaque fois qu’on essaie de faire des trucs cools et sympas, y’a toujours un petit malin (pour ne pas dire un gros conn*rd) qui vient tout gâcher.

pas-content

Pauvre naïf que je suis ! La malhonnêteté a de beaux jours devant elle.

Mais passé l’énervement, je me suis dit que le plus simple face à cette situation était de :

1/ Vous en parler

Voilà c’est fait.

2/ Faire une mise au point

OUI, nous recevons pas mal d’invitations de restaurateurs ou de barmans pour venir tester gratuitement leurs établissements.

NON, nous n’acceptons jamais ces invitations. Nous testons les lieux au gré de nos envies et dans tous les cas DE FAÇON ANONYME. Nous n’indiquons jamais, même au moment de partir que nous sommes de CityCrunch.

D’ailleurs c’est même plus simple que ça. On se dit rarement « tiens, on va aller tester ça pour CityCrunch ». On sort juste manger et boire de temps en temps comme la plupart d’entre vous, c’est seulement une fois attablés qu’on se dit « tiens, on pourrait faire un article pour CityCrunch. »

NON, nous ne sollicitons jamais des établissements pour pouvoir manger et boire gratuitement.

Je sais que certains blogs de Lyon le font (certains démarchent même les établissements avec carte de visite…) mais ce n’est vraiment pas notre cas. Nous restons sioux comme des matous. Notre anonymat nous garantit d’être reçus comme des clients lambdas.

Alors certes, nous contactons et sollicitons parfois des établissements pour certains projets (notamment nos Pochettes Surprises), d’autres prennent parfois un peu de pub sur notre site. Mais dans tous les cas, ce sont des établissements déjà testés par l’équipe (ou par des proches) et nous savons que ces lieux vont vous plaire.

3/ Être clair avec les établissements

Si vous êtes un restaurateur ou un gérant de bar, vous savez maintenant que si quelqu’un se présente à vous en tant que CityCrunch pour manger ou prendre l’apéro gratuit, c’est un gros mytho.

Mais pour être encore plus réglo avec vous, on a fait imprimer des petites cartes histoire de pouvoir indiquer à un établissement que nous l’avons testé tout en gardant notre anonymat. Dorénavant, quand nous irons dans un resto, une boutique ou un bar, nous planquerons discrètement cette petite carte (quand on se sera bien entraînés, on les lancera comme dans un épisode de Cat’s Eyes) pour que vous ne la découvriez qu’une fois que nous serons partis.

cartevisite-LCC

4/ Rester zen

Quant aux petits malins (qui n’ont rien à voir avec ce charmant dessin animé des années 90 du même nom), je tenais à leur dire que si on les chope, on va leur demander de rembourser tous les commerçants concernés sous peine de leur faire avaler de force toutes les petites crottes déféquées par les chats des membres de la team (et on est un paquet à avoir un chat !) depuis ces dernières semaines (ouais, on les mets de coté exprès !).

A bon entendeur, bisous !