C’est parti !

Comme chaque année, les Nuits Sonores, le festival qui fait que nous sommes très fiers de notre ville 5 jours par an, revient retourner Lyon à coup de gros son, d’événements décalés et d’ambiances survoltées.

Mais comme chaque année, vous êtes un peu perdu. Par quel bout prendre ce festival un peu à part ?
Vos amis branchouilles sont des plus en plus excités à l’approche du coup d’envoi, fourbissant leurs paires de converses et astiquant comme jamais leurs Rayban Wayfarer. Vous restez perplexe.

Pourquoi ce foutu festival ne fonctionne pas comme les autres : un seul endroit, une ou deux grandes scènes et des têtes d’affiches hyper connues qui passent en boucle sur NRJ et dont vous connaissez les paroles des chansons ?

Oubliez le nom des groupes et des DJs

Depuis l’annonce de la programmation, les status Facebook de vos amis hipsters se sont emballés. Des noms d’artistes bizarres précédés de « Holly Shit », « Oh My Gosh », « Jesus » (oui car seules les incantations religieuses en anglais sont assez fortes pour exprimer le niveau de leur excitation).
Vous avez tentez de répliquer en piochant au hasard un nom de la programmation.

Ça a marché. Vos amis ont liké. Mais vous ne leur avouerez jamais qu’à part David Guetta, vous ne connaissez aucun nom de DJ.

Mais pas de panique, le nom des artistes présents est secondaire.

Faut-il aimer l’électro pour faire les Nuits Sonores ?

La réponse est NON.
Pas la peine d’être un amateur de gros beat, ni d’avoir lu religieusement tous les numéros du magazine Tsugi ni d’être capable d’enchaîner 4 jours sans dormir.
Il faut simplement aimer faire la fête dans des endroits incroyables à toute heure de la journée.

Lieux immanquables

En effet, les Nuits Sonores est avant tout un festival urbain. Alors que ces confrères sont souvent situés en périphérie des villes là où la place ne manque pas et où le bruit dérange moins, les NS prennent place dans les endroits les plus fantastiques de Lyon.

Et si les lieux étaient la véritable clé d’appréhension de ce festival ?

C’est très simple, prenez la programmation, ne prêtez pas attention aux noms de artistes mais au lieu des festivités et posez-vous cette simple question : est-ce un endroit où j’aimerais faire la fête ?

Aimeriez-vous faire la fête dans l’Hôtel Dieu ?
Aimeriez-vous faire la fête dans une ancienne usine ?
Aimeriez-vous faire la fête sous un pont ?
Aimeriez-vous faire la fête sur la place des Célestins ?

Si la réponse est OUI, embarquez vos amis et foncez !

Faut-il se droguer pendant les Nuits Sonores ?

Pour finir cet article, je répondrais à une questions qui vous brûle les lèvres mais que vous hésitez à poser.
La prise de substances illicites est-elle un impératif pendant les Nuits Sonores ?

La réponses est NON !

Le festival est en lui même suffisamment barré pour s’éviter de chercher dans la chimie une quelconque excitation fébrile et hallucinante. La team de Lyon69 est (en grande majorité) clean, ça ne nous a pourtant pas empêcher, au cours des années précédentes, de danser sur le toit d’une gare, d’assister à un défilé électro canin ou de voir un gentil dinosaure aux platines…

En espérant que cet article vous aura éclairé, je vous rappelle que nous organisons un petit brunch sonores au Musée des Beaux Arts ce dimanche et que vous êtes bien sûr tous conviés.

Crédit Photo : www.b-rob.com