Quand on visionne le dernier clip de Carmen Maria Vega, on ne peut pas s’empêcher de ressentir une certaine nostalgie. Où est passée la petite punkette à bretelle, la bouche pleine d’insolence ? Oui, son nouveau clip a des airs Gaguaesque en plein période Pokerface, tout en plume, chorégraphie et glamour.

Certaines bloggeuses mode de ma connaissance (un peu langue de pute) iront même jusqu’à lui trouver une forte ressemblance avec Diam’s (bouuuh !!!)
Donc c’est toute trépignante (fan du premier album), mais avec quelques a priori, que je suis allée à sa rencontre sur la péniche la Marquise.
Pour l’anecdote, c’est elle qui m’a reconnue en premier. Effectivement, dans  une vie antérieure, Carmen était hôtesse d’accueil et standardiste ( « Bonjour, pardon, merci ») dans de sombres et mornes sociétés Lyonnaises (dans laquelle je travaille toujours bordel…) .

Aujourd’hui, la voilà en haut de l’affiche, signant chez Universal et vivant de sa musique. A croire que oui ! Les histoires de princesses, ça existe.
Mais pour transformer la petite réceptionniste en bête de scène, pas de Marraine bonne fée. Juste beaucoup de travail et de belles rencontres : Cours Myriade d’Art dramatique, Conservatoire de musique actuelle, rencontre avec Max Lavegie (guitariste, hauteur, compositeur), petites salles Lyonnaises (A Thou Bout d’Chant) … et paf ! en 2009, le titre « la menteuse ».

Elle revient donc avec un album plus danceflore : plus de fun, plus de rock, plus de sample et plus de production. Carmen a peut être vendu son âme au diable, mais perso, je trouve qu’il envoie du bois cet album « Du chaos naissent les étoiles ». D’ailleurs, certains morceaux (« Marquise », « On s’en fou »…) donnent complètement envie de lever les bras au ciel en tortillant du fessier.
Malgré ce changement de direction, elle affirme ne pas avoir l’impression de se trahir et pense être restée dans la continuité du précédent album.
D’ailleurs, je confirme que côté scène, l’énergie, la désinvolture et les jeux d’interprétations sont toujours là.

« l’interview chauvine »

Ta relation avec Lyon :
Je ne suis pas née à Lyon, mais j’y vis depuis l’age de 9 mois. Et même si aujourd’hui je suis souvent en vadrouille ou à squatter des hôtels Parisiens, c’est ici que j’aime passer le plus de temps possible.

Ton  bar Lyonnais préféré ?
Le Ké Pêcheri. C’est ici que je sors avec mes amis.
D’ailleurs, la table autour de l’olivier, c’est la mienne, pas touche !

Ton restaurant Lyonnais préféré ?
J’évite à tout prix de sortir sur St Jean. C’est vraiment devenu n’importe quoi.
Mon restaurant préféré, c’est la brasserie George, pour la qualité constante, et le fait qu’on puisse y manger toute l’année, à toute heure.

Ta salle de concert Lyonnaise préférée ?
J’ai beaucoup joué au transbo (j’y rejoue d’ailleurs en Novembre). J’aime beaucoup cette salle, mais mes plus beaux moments restent de loin au théâtre antique pendant les nuits de Fourvière. C’est pour moi le meilleur festival de France : ce lieu est magique. Les artistes y sont très bien reçus et surtout… on bouffe bien !

Et à propos, tu reviens aux Nuits de Fourvière le 28 juillet 2012, en première partie du groupe Dionysos.
Mathias Malzieu t’a écrit un des morceaux de l’album. Ça sent le duo surprise en cours de soirée ça ?
Je ne te dirai rien… (ndla : avec la tête de quelqu’un qui confirme)