Ce week-end se tenait, à Lyon, le très branché Marché de la Mode Vintage. Toutes les fashonistas de la région se sont données rendez-vous dans les Anciennes Usines Brossette (là où se sont déjà tenues les Nuits Sonores, cette année) pour dégotter la perle rare qui leur permettrait de rendre jaloux leurs amis. Chez Lyon69, même si on regarde parfois la mode avec un œil moqueur, on en reste pas moins de bons suiveurs de tendances. Et le vintage est LA tendance de ces 20 dernières années. Nous n’avons donc pas résisté à trainer nos espadrilles jusqu’au MMV.

Avant d’y aller

Vous pensiez pouvoir aller au Marché de la Mode Vintage en tenue du week-end ? Détrompez-vous. Le Marché de la Mode Vintage est un rendez-vous fashion dont la thématique serait le vieillot chic : oubliez le survet’ (sauf s’il s’agit d’un Adidas acheté en 1978) et le t-shirt informe. Comme son nom l’indique la mode vintage vous pousse à porter vêtements, chaussures et accessoires ayant plus de 20 ans d’âge (où ayant l’air de les avoir). Ressortez les Doc Martens que vous portiez en seconde C en 1999, piquez les vieilles lunettes de soleil de votre mère dans sa période Flower Power, retrouvez votre vieux cartable Tan’s en guise de shopping bag. L’objectif est de vous looker de façon désuète sans avoir l’air ringard, ni ridicule. C’est compliqué, mais une bonne heure et demi d’essayage devant la glace devrait vous permettre d’y arriver.

Brick Lane à la Lyonnaise

Quand le MMV a annoncé qu’il se tiendrait, cette année, dans les anciennes usines Brosette, nous avons tout de suite pensé au Marché aux Puces de Brick Lane, temple underground de l’East London. Sur place, cette impression se confirme : un nombre incroyable de stands formant un joyeux bordel s’étendent à perte de vue au milieu d’un décor industriel. Comme à Brick Lane, ça grouille de monde, des milliers de mains piochent dans des centaines de tas, espérant en ressortir le vêtement retro qui fera mouche. Le lieu est un spectacle à lui tout seul et on en vient à regretter qu’un tel marché ne se tienne pas toutes les semaines comme dans la capitale britannique.

La comparaison avec Brick Lane s’arrête pourtant rapidement quand on parcourt plus longuement le marché. Très peu de créateurs, beaucoup trop de stands faussement vintage et des prix parfois hallucinants (et oui, on est pas dans un vulgaire vide-grenier de campagne, chère madame…).

Achetons vintage

Au MMV, les vendeurs connaissent la valeur de leurs fripes, ne vous attendez pas à faire l’affaire du siècle en dénichant une vêtement griffé pour quelques pièces. Faut-il alors vraiment acheter quelque chose ?

La réponse est OUI. Non seulement, car il serait dommage d’avoir payé votre entrée 4€ pour repartir sans rien, mais surtout parce que le plaisir de se la raconter auprès de vos amis n’a pas de prix.

– Mais où à tu trouver ce cendrier retro en simili cuir et fourrure rococo ?
– Je l’ai déniché au Marché de la Mode Vintage (à déclarer d’un ton très nonchalant)
– Oooooh (exclamation impressionnée de vos amis.)

A ce petit jeu de la frime, privilégiez les accessoires et bibelots beaucoup plus accessibles en terme de tarif que les vêtements.

Débordement festif

Le MMV propose également quelques animations récréatives comme un concours de hula hoop ou un atelier de coiffure vintage.
Plutôt limitées, vue l’étendue du Marché, ces petites capsules rigolotes ouvrent un champs des possibles assez intéressant pour les prochaines éditions.
On espère qu’à l’avenir le MMV essayera d’élargir le périmètre de son évènement au delà des simple stands et proposera d’avantage ce type d’animations dans ou en dehors du marché.

Au final

Certes le Marché de la Mode Vintage, n’est pas l’endroit où vous ferrez des affaires, mais il reste un évènement incontournable rien que par l’ambiance qui s’y dégage. On s’y promène avec curiosité et plaisir, regardant stands, gens (déguisés), et éléments du décors avec un certain amusement. Et puis, si vous êtes vous même une pièce vintage (c’est à dire que vous avez plus de 20 ans) vous tomberez sur des petites perles de nostalgie qui méritent à elles seules le détour.

L’école FisherPrice de mon enfance (larmes de nostalgie…)