Il y a quelques jours, un gentil lecteur (et accessoirement slow-blogeur) nous a fait part d’un phénomène TCLien. Comme nous aimons autant dire du mal des TCL que vous donner la parole, nous avons décidé de lui confier la rédaction de l’article du jour. Bonne lecture !

Avant d’aborder ce sujet qui me tient tout particulièrement à cœur, je remercie l’équipe de Lyon69 de m’avoir ouvert leur blog pour m’exprimer sur un phénomène qui mérite, à mon avis, plus qu’un simple courrier au SYTRAL.

Personne n’ignore maintenant que le réseau de bus de notre ville a été pratiquement entièrement remodelé avec l’arrivé du projet Atoubus, qui a eu, je le pense, un impact certain sur tout le monde.

Les TCL (le SYTRAL) a réussi l’exploit de multiplier les passages et les lignes de bus en échange de compromis souvent minimes sur les trajets, fantastique sur le papier. Mais quand nous prenons le bus le lundi matin nous ne sommes plus sur le papier et il faut bien se rendre à l’évidence, l’inconvénient du bus c’est qu’il est dépendant de la circulation. Et là où le SYTRAL fait très fort, c’est qu’il a réussi à inventer un nouvel inconvénient au bus pour tenir les délais drastiques imposés par son projet Atoubus : Le débarquement sauvage de voyageurs.
Une invention que j’estime, pour ma part, aussi belle que le surbooking en aérien.

C’est pas le terminus, tout le monde descend !

J’explique, si vous êtes dans un bus qui est retardé par un bouchon, un accident, une voiture en double file, … un lundi matin quoi. Et bien en plus d’arriver en retard, le SYTRAL vous met encore plus en retard, tel un deuxième effet Kiss Kool, en appelant le chauffeur pour lui dire que : là, maintenant, il devrait être sur le chemin du retour ou au terminus, donc la solution pour remédier au problème c’est : tu déposes tout le monde au prochain arrêt, ils prendront le prochain bus pendant que toi, tu fais demi-tour !!!

Prochain bus qui est évidement bondé à mort ce qui, de faite, exclut toute possibilité de prendre la place à côté du radiateur au fond à gauche que vous occupiez confortablement dans le bus précédent. A cela s’ajoute l’attente (qui d’après mes 2 expériences était comprise entre 2 et 20
minutes) pour, je le rappelle, prendre un bus dans lequel vous étiez 20 secondes plus tôt.

Alors je veux bien que le réseau soit en rodage mais je ne suis pas certain que faire subir aux usagers un tel traitement soit particulièrement approprier, surtout que l’objectif derrière ce débarquement a clairement pour but de maintenir de bonnes statistiques sur les tableaux Excel des planificateurs du projet Atoubus et non la satisfaction client.

Je vous laisse vous exprimer sur vos expériences de débarquement (qui seront nettement plus drôles avec l’arrivée de l’hiver, j’en suis sûr).