Aujourd’hui, on vous emmène dans un coin que vous connaissez tellement bien que vous avez peut-être tendance à l’éviter, vu qu’il est souvent synonyme de zone à touristes et/ou à viande saoule (selon l’heure de la journée). Quartier historique ultra fréquenté où vendeurs de souvenirs et restaurants plus ou moins typiques se chevauchent entre deux traboules bondées, le Vieux Lyon est l’endroit idéal pour tomber sur un bouchon lyonnais attrape-gogos qui vous fera passer l’idée de revenir goûter du gâteau de foie… Et pourtant les bonnes adresses ne manquent pas, que vous ayez envie d’un plat traditionnel tout ce qu’il y a de plus local, d’une simple planche de bonne charcuterie… ou d’un plat de nems. Si, si, y’a moyen. Voici une sélection sous forme de parcours gastronomique à faire en une fois (ou pas) pour prendre 10 kilos avant les beaux jours.

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Tonton Patate

Tonton et Patate, les deux compères qui tiennent le petit resto éponyme planqué au milieu de la rue Saint Georges, mériteraient qu’on érige un jardin zen charcutier à leur gloire, où les grattons-graviers seraient parfaitement alignés autour de jambons-rochers, de saucissons-bambous et d’andouillettes à la moutarde en forme de statues de Bouddha, et où l’on méditerait au doux bruissement d’une petite fontaine de Côtes du Rhône… La haute charcuterie a ses chantres – je sais pas vous mais moi, le concept de la haute couture qui s’appliquerait aussi à la viande de porc, ça me fait totalement fantasmer – et Tonton Patate mérite très largement le détour. Et quand Tonton fait son foie gras maison et qu’en plus on peut en commander un kilo à ramener chez soi, c’est tout simplement divin.

Tonton Patate, 86 rue Saint Georges – 09 51 27 13 93

Les Lyonnais

On est là dans le pur bouchon lyonnais comme on le vend à l’office du tourisme. Situé juste au pied de la colline de Fourvière, au départ de la rue du Boeuf, Les Lyonnais c’est un peu une quintessence assumée des clichés du resto typique où l’on amène sa famille qui vient visiter Lyon pour la première fois. Quenelle maison et son pot de Saint Joseph, rosette, tablier de sapeur, cervelle de Canut et tarte à la praline, serviettes à carreaux, déco comme à la maison et patron gouailleur : tout y est. Et on se laisse volontiers prendre au jeu et passer un très bon moment dans ce resto ni prétentieux ni attrape-touristes, qui propose notamment une vraie quenelle au brochet sauce Nantua qui pourrait à elle seule justifier l’autoflagellation à vie des concepteurs des boîtes Petitjean.

Les Lyonnais, 19 rue de la Bombarde – 04 78 37 64 82

Restaurant du Boeuf

Marre des saucissons, des tripes et des quenelles ? Partez au Vietnam ! Optez pour un bo-bun ou un pho (prononcez « feu » et continuez de briller en société, c’est cadeau). Ou choisissez à l’aveugle n’importe quel plat : ce sera excellent de toute façon. Prenez des nems : c’est grâce à elles qu’on détermine la qualité d’un restaurant asiatique. Si elles n’ont pas une bonne tête et qu’elles collent au palais, le reste sera à l’avenant… si elles sont goûteuses et croustillantes, alors l’établissement mérite le détour. Si en plus elles sont fines et parfumées comme au Restaurant du Boeuf, c’est le top. Et en plus les patrons sont super sympa !

Restaurant du Boeuf, 7 rue du Boeuf – 04 78 92 83 20

Comme chez Mathilde*

Une petite épicerie-comptoir à l’allure un peu bobo en plein coeur de la rue Saint Jean, bon, pourquoi pas… Oh mais… il y a des tables, et on peut grignoter sucré ou salé, en mode goûter ou apéro décalé, à l’heure où aucun resto ne sert : chouette ! Eh… mais on peut s’installer au sous-sol dans la jolie cave voûtée, ou alors au soleil, tranquille, dans la cour du Musée Miniature et Cinéma… c’est génial ! Et… mmmm c’est très bon et ils sont ultra sympa dans cette échoppe ! Et voilà comment on trouve un bon plan pour le petit creux ou le brunch, pour la petite halte entre deux musées/boutiques/traboules… Et en partant on passe au rayon épicerie pour prendre un petit morceau de cake maison ou de fromage pour la route. Elle a tout bon Mathilde !

Comme chez Mathilde, 66 rue Saint Jean – 04 78 37 01 81

The Beers

Un bar à bières au milieu des restos gastronomiques du Vieux Lyon ? Eh ben pourquoi pas justement ? Non seulement le choix des bières est totalement pertinent (ni trop large, ni trop plan-plan : amateurs de Trappistes et amis Belges souffrant du mal du pays, venez tous vous consoler ici), mais en plus l’ambiance est au top (accueil sympa, musique pas trop forte) et les planches apéro (classiques, charcuterie/fromage) réussissent le parfait combo excellente qualité – quantité satisfaisante – prix qui ne défonce pas le PEL, ce qui mérite d’être souligné.

The Beers, 3 place Saint Paul – 04 72 00 23 60

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Et vous, avez-vous d’autres bonnes tables dans le coin à conseiller ?

 

* Attention, ce lieu a fermé ses portes depuis la publication de cet article.
N’hésitez pas à consulter nos articles restos pour trouver un lieu similaire.

8 commentaires

    1. hahaha !! Quel enfer, moi j’ai pris 3 tailles de jeans en l’écrivant, c’est l’horreur. Le sens du sacrifice au service du saucisson, que veux-tu Milie, c’est plus qu’un métier, c’est un style de vie !

  1. Je conseille très vivement un détour par la rue des Trois-Maries : au 10, les 24 colonnes, un bouchon-bistrot avec les grands classiques un peu revisités (quenelle au chève trop bonne) et surtout des produits de base excellents et un accueil chaleureux, où chaque plat est expliqué en détail avec la provenance de chaque produit. Bon, après ce sont les prix des bouchons – 25 à 30 euros par personne -, mais pour une petite fête, ça vaut le coup. Un peu plus loin, au 4bis, il y a Namdo, un viet avec une carte de pho(s) délicieux et un dessert incroyable, les « dragon balls » : de grosses boules de glace en beignet (moi aussi j’ai pris des kilos en écrivant tout ça). Et si on reste chez les Viets, autant pousser jusqu’à la rue Saint-Jean, chez Hong Ha, c’est un des meilleurs de Lyon (enfin, je trouve) et la famille est sympa comme tout.

  2. Pour éviter l’intoxication alimentaire, il vaut mieux éviter les pseudos bouchons de Saint Jean surtout le petit glouton. L’endroit est aussi moche que le patron est désagréable.
    En revanche, à l’entrée de Saint Georges derrière le funiculaire il y a un resto savoyard, Le Refuge, qui est divin, tant par la qualité des plats que pour l’accueil….

  3. Un resto où l’on sert de la bonne nourriture faite maison et travaillée, de bons produits de saison, des patrons sympas et plutôt atypiques : Les Retrouvailles, rue du Boeuf. Délicieux tout simplement !

  4. Niveau Bouchon je suis fan du Comptoir Chabert sur le Quai Romain Rolland, le concept avec les 10 saladiers d’entrées, le plat et les 5 desserts et tout simplement génial. bonne ambiance, bonne qualité et pas très chère.
    Et je pense que vous en avez déjà parlé dans un autre article mais niveau Vietnamien le resto Hong Ha rue de st jean est tout simplement délicieux.

  5. Conforté par cet artticle (vu que d’habitude j’approuve quasi tous les descriptifs de resto du blog), nous sommes allé tester tonton patate, quelle déception !
    Autant il n’y a pas grand chose à dire sur la qualité de la viande et des lyonnaiseries, testées, mais certaines sauces de plats ressemblaient fortement aux infamies industrielles trop salées de chez metro.
    Question vin pas terrible, blanc oxydé et pas de différences entre pot de beaujolais et pot de fleurie, entre pot de côte et pot de croze, tout au même prix de toute façon, donc probablement tiré des mêmes cubis.
    Nous avons caché notre déception jusqu’aux desserts, eux aussi en provenance de metro avec le célèbre fondant au chocolat qu’on retrouve partout, tout bouillonant car laissé trop longtemps au micro ondes (je l’ai tellement vu ce fondant que je le reconnaitrait entre mille).
    Trop c’est trop, on n’a pas pu s’empecher de faire une remarque au patron qui n’a pas du tout nié, au contraire, mais apparemment on est les premiers à s’en pleindre, les autres clients trouvent ça bon ! ce qui a achevé notre déception.
    Je peux accépter plein de défaut dans les réstaurants, mais je deteste être prix pour un gogo, quand on écrit dessert maison, qu’on se proclame temple de la bonne bouffe, on évite de servir des trucs de chez métro, c’est comme faire de la pub pour madrange quand on s’appelle veyrat, quand on me vend un pot de fleurie on ne met pas un simple beaujolais dans le pot.

    Ca a surement été une très bonne adresse, au final gaché par les bonnes critiques et autre RPPP, comme souvent malheureusement, un pailleron bis quoi

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