
Tout le monde en parle : L’Odyssée de Christopher Nolan sort bientôt sur les grands écrans. Inutile de présenter ce réalisateur multirécompensé aux Oscars. Mais si l’épopée d’Ulysse vous est familière, vous ignorez peut-être que d’autres chefs-d’œuvre s’inspirent librement de la mythologie grecque et romaine. Des classiques incontournables, à regarder au moins une fois dans sa vie.
Voici les 10 péplums à avoir vu au moins une fois dans sa vie !
Pour se coucher moins bête ce soir
Pourquoi appelle-t-on ça un péplum ? Avant d’être synonyme de gladiateurs bodybuildés, d’empereurs mégalos et de batailles à 10 000 figurants, le péplum était… une robe. Le mot vient du grec peplos, un vêtement ample porté dans l’Antiquité. Au début du XXᵉ siècle, les critiques de cinéma ont commencé à utiliser ce terme pour désigner les films se déroulant dans la Grèce ou la Rome antiques, où tout le monde ou presque portait ce fameux vêtement (ou une version très hollywoodienne de celui-ci). Depuis, le mot est resté et désigne tous ces grands films épiques remplis de toges, de temples et de répliques prononcées avec une gravité toute romaine.
Gladiator (2000) de Ridley Scott

Un général romain trahi devient gladiateur pour se venger de l’empereur. C’est le film a allé voir, celui qui a ressuscité le péplum au XXIe siècle. La musique de Hans Zimmer (tiens, un pote à Nolan), les combats dans le Colisée… La quête de justice de Maximus résonne parfaitement avec les trajectoires de héros nolanien : des hommes brisés, guidés par une obsession dévorante (Oppenheimer). C’est du grand cinéma, tout simplement. Force et honneur.
L’Odyssée de Christopher Nolan débarque en mode XXL chez Pathé

Préparez-vous à embarquer pour un voyage hors norme : le nouveau film de Christopher Nolan, L’Odyssée, sort au cinéma le 15 juillet. Le réalisateur d’Interstellar et Oppenheimer
Troie (2004) de Wolfgang Petersen

Brad Pitt en Achille (très blond, très musclé) fait la guerre aux Troyens à cause d’une histoire d’amour qui a mal tourné. C’est le préquel obligatoire de votre séance ciné du 15 juillet ! L’Odyssée, c’est littéralement l’histoire d’Ulysse qui galère à rentrer chez lui après les événements de ce film. En plus, Sean Bean y joue un Ulysse impeccable.
Gladiator 2 (2024) de Ridley Scott

Des années plus tard, on prend les mêmes arènes et on recommence avec une nouvelle génération de guerriers prêts à en découdre. Plus récent, ce second volet pousse les curseurs technologiques de la reconstitution encore plus loin. Il permet d’observer comment le cinéma traite la violence de l’Antiquité avec les moyens modernes, un bon indicateur de la fureur visuelle que Nolan pourrait donner à ses affrontements.
300 (2006) de Zack Snyder

En 480 avant J.-C., le roi Léonidas et ses 300 soldats spartiates barrent la route à l’immense armée perse du roi Xerxès au défilé des Thermopyles. Un sacrifice héroïque pour unifier la Grèce. Adapté du roman de Frank Miller, 300 a révolutionné le péplum par son utilisation des ralentis (le speed fire) et ses contrastes saturés. (Et aussi pour la réplique « Spartiate, quel est votre métier ?! » ). Un chef-d’œuvre de pop-culture.
Hercule (1997) Disney

Bon Ok c’est pas vraiment un Péplum, mais c’est le seul Disney qui parle de l’Antiquité, alors on va dire que ça compte. Privé de son immortalité par son oncle Hadès, le jeune Hercule doit prouver sa valeur sur Terre en devenant un « vrai héros » pour réintégrer le mont Olympe. Un peu de légèreté ne fait pas de mal avant la gravité habituelle des films de Nolan. Ce classique de Disney brille par son rythme effréné, son humour, sa bande-son gospel (et Hadès, qui reste le méchant le plus drôle de notre enfance.)
Ben-Hur (1959) de William Wyler

Judas Ben-Hur, prince de Judée, est injustement condamné aux galères par son ami d’enfance, le tribun romain Messala. Il entame un long chemin de résilience et de vengeance. On parle ici d’un monument récompensé par 11 Oscars. La légendaire course de chars a nécessité des mois de préparation et un tournage dantesque sans trucages numériques. Quand on sait que Christopher Nolan refuse au maximum les fonds verts et privilégie les cascades réelles, Ben-Hur est le modèle absolu de ce que le cinéma peut accomplir de plus grandiose sur un plateau.
Spartacus (1960) de Stanley Kubrick

L’histoire vraie de l’esclave thrace devenu gladiateur, qui prit la tête de la plus grande rébellion servile contre la République romaine. Il est de notoriété publique que Stanley Kubrick est l’une des influences majeures de Christopher Nolan. Le film transcende le simple divertissement pour devenir une réflexion politique sur la liberté et l’oppression.
Alexandre (2004) de Oliver Stone

La vie tumultueuse d’Alexandre le Grand, de son enfance en Macédoine jusqu’à la conquête de l’immense Empire Perse. Oliver Stone signe une œuvre mal aimée mais fascinante par sa démesure et sa justesse historique, notamment lors de la reconstitution de la bataille de Gaugamèle. C’est une étude de personnage obsessionnel, mégalomane et torturé, un profil psychologique que l’on retrouve très souvent chez les protagonistes de Nolan (comme Oppenheimer)… Et y a Angélina Jolie aussi.
Le Choc des Titans (1981 de D. Davis ou 2010 de L. Leterrier)

Persée, fils de Zeus, doit accomplir une série de quêtes mythologiques, dont la décapitation de la Méduse, pour sauver la ville de Jaffa et la princesse Andromède du terrible Kraken. Que vous choisissiez la version de 1981 pour le charme des effets spéciaux en stop-motion du génie Ray Harryhausen, ou le blockbuster de 2010, ce récit est indispensable pour réviser son bestiaire. L’univers d’Ulysse est peuplé de monstres (le Cyclope, Charybde et Scylla, les Sirènes).
Bonus : Les Immortels

Le roi Hypéron déclare la guerre à l’humanité et cherche à libérer les Titans pour détruire les Dieux de l’Olympe. Le paysan Thésée est choisi par Zeus pour mener la résistance. Si on vous le glisse ici, c’est uniquement pour son esthétique visuelle. Ici, la complexité des dieux grecs (Zeus, Athéna…) est réduite à son strict minimum. Le scénario est inexistant, au point que Mickey Rourke cabotine à outrance en roi Hypéron face à un Henry Cavill (Thésée) complètement transparent. Ajoutez à cela des effets spéciaux inférieurs à ceux du Choc des Titans, un rythme haché et des affrontements chorégraphiés comme des ballets sans âme…