
Cette semaine, ce sont les lecteurs de CityCrunch qui prennent les rênes du magazine ! Aujourd’hui, c’est Cyril qui prend la plume pour une lettre remplie de reproches et de remerciements. Ça ressemble à une sorte de lettre d’amour contrarié et ça nous plait beaucoup.
Fraîchement débarqué à Lyon, avec une envie longue comme les marches de Fourvière, je me suis dit : « Que pourrais-je bien faire ici ? » Beaucoup de choix mais pas de carte pour dénicher ses trésors, je m’apprêtais à errer dans ma ville telle une âme en peine. C’est alors que je tombai sur ta page fcbk ! Avec ses annonces mettant l’eau à la bouche, j’ai chaussé mes baskets et je t’ai suivi aveuglément pendant plus d’un an.
Et je ne me suis pas ennuyé ! Mais l’heure est au bilan et tu vas le voir, derrière le verbe « ennuyer », on peut mettre – pardon, je suis Lyonnais maintenant – on peut Y mettre beaucoup de choses !

Commencer l’année avec un bretzel, pour un Alsacien d’origine, c’est alléchant. Mais le faire avec ton Bretzelothon, imagine ! Me voilà à arpenter les rues de la cité des Gones en long, en large et en travers, à l’aide de google map, car bien sûr, donner la liste des spots c’est plus marrant que d’Y donner un plan ! Au final, deux bretzels ! et pas mal d’ampoules. Entre les boulangeries fermées, celles qui n’en font pas, les boulangeries qui sont en fait des restaurants (où on ne trouve nulle mention des bretzels), seules deux m’ont permis de comparer. Bon, je dois l’avouer, celle des Jacobins a remporté la mise haut la main (j’y retourne tous les week-ends !) mais on était plus sur le 60m que sur un marathon du Bretzel.
Bon, rassure-toi, je vais faire plus court pour la suite ! On va la jouer thématique… Commençons par les « Mégas festivals » et autres expos.

Que dire du Lyon Street Food festival aux Grandes Locos en juin ? Le lieu est incroyable (une friche industrielle où les Lyonnais guinchent sur la techno des nuits sonores). Ça sentait bon, j’en avais l’eau à la bouche. Dix balles pour déguster des petits bonheurs confectionnés avec amour par des chefs de la gastronomie, ça passait. Mais, non ! c’était dix euros pour entrer dans le festival, après chaque bouchée m’a coûté six euros, et tout ça, sans la boisson. N’étant pas riche comme Crésus, je me suis limité à deux bouchées – excellentes au demeurant et suis sorti de là, affamé mais enveloppé d’odeurs délicieuses de mets raffinés. Une torture !

En mai, a débuté Arcadia aux Subs, un lieu, que dis-je un monde, qui mériterait à lui seul un article entier ! Bon, il valait mieux réserver pour les spectacles, du coup je me suis retrouvé fanny. Mais l’endroit est magique. C’est assez marrant, on est critique d’abord mais on retourne volontiers car on s’y sent bien au milieu des vélos cargos, de la bouffe végé et de l’éducation positive ! Du coup, j’y ai fêté le 14 juillet avec bonheur. En revanche, il vaut mieux venir avec ton sandwich si t’aimes le saucisson. Merci pour l’info ! J’y suis même retourné et pas qu’une fois ! la dernière c’était pour le festival IF. Bien barré comme j’aime, j’y ai découvert des artistes parfois déjantés, parfois incompris mais toujours touchants. Et puis, c’était l’occasion de visiter les Subs !

Changement de lieu, changement d’ambiance, direction le Heat ! Ah, là aussi tu fais fort ! Tu m’invitais aux Heatwave Sessions le 3 mai pour, je cite, Initiations, compèt’ de skate avec du Cash for Tricks… Bon, on était plus sur de l’initiation que sur de la compèt ! J’ai surtout été témoin de gamelles en tout genre. A ta décharge, je pense que j’y étais trop tôt et que les pros n’avaient pas encore pointé le bout de leur nez ! Enfin, j’espère…. Toutefois, le Heat est un de mes endroits préférés car on y est bien, à l’aise avec une bière sur un transat dans un nuage parfumé aux herbes aromatiques. Quand parfois, tes plans me laissent pantois, c’est là que je vais, valeur sûre !
Heureusement, même si je râle beaucoup, tu me réserves des petites surprises (sans ironie).
En juillet, j’ai eu la chance de voir Féfé en concert à Vénissieux à Fête Escales. Des familles, des ados de tous horizons, ensemble pour s’ambiancer, ça faisait chaud au cœur.

Dernière pépite en date, Airt de Famille. Là, aucune faute de goût, t’as assuré. Quelle expo ! J’avoue avoir un faible pour le Street Art et tu m’as gâté. C’était grand, varié, déconcertant de
temps en temps mais tellement bon.
Mais, je ne peux pas dire que tes petites surprises m’aient toujours fait cet effet. En octobre, tu m’as fait errer d’expo en manifestations qui m’ont laissé sceptique. Jouais-tu avec mes nerfs ? Je me suis présenté à la Kermesse de l’illustration, à la MJC du Vieux Lyon. Je suis entré et en suis sorti aussitôt. C’était tout petit, des enfants criaient, j’avais chaud. Je ne peux pas te dire si tu étais dans le vrai car je n’en ai rien vu. Du coup, pour ne pas rester sur cette mauvaise note, je suis dit « Bon, ben mon pote CityCrunch me conseille d’aller à la Moules Fripes Party, allons-y ! » C’était plus moules que fripes. Un portant avec quatre ou cinq vêtements au beau milieu de la halle où les gens, deux ou trois pelos en pull marinière mangeaient leurs moules (qui a eu l’idée d’associer vente de fringues et odeur de moules ?) Du coup, Heat, transat, bière.
Passons aux diverses brocantes, vide-greniers et autres marchés aux plantes. T’es-tu déjà retrouvé dans un tout petit bar, à l’étroit parmi vingt personnes alors que l’endroit ne peut en contenir que cinq pour admirer trois assiettes dépareillées et 4 napperons en crochet ? Eh bien moi oui ! La faute à qui ? A toi bien sûr qui me promettait une session cocooning et chinage, j’en suis sorti en nage et peu relaxé. Bon, c’est vrai, je ne suis pas très crochet…
Il y a eu aussi ces moments de solitude où, perdu au milieu de la place Sathonay, je cherchais un marché aux plantes inexistant. Et, tel un dangereux déséquilibré, je me suis mis à suivre des passants qui portaient de jolis ficus fraichement achetés pour enfin trouver plus de « 150 variétés de plantes fraîches, direct producteur et à prix mini » que tu me promettais.
Des moments où, encore émerveillé par un Airt de famille, je me suis laissé convaincre pour aller chiner quelques vieilles vestes des 80’s (que j’aurais dû gardées d’ailleurs !). Tu annonçais plus de 200 m2 de surface, je me suis retrouvé dans une toute petite pièce au beau milieu des voyageurs de la gare Perrache.

Des moments encore, où un dimanche, désœuvré, je me suis laissé tenter par votre annonce pour un Rooftop party de folie. Au menu des DJ sets de feu, une ambiance de foufou et un conseil très bien senti : « Pensez à réserver ! » J’ai pris le risque, je m’y suis rendu en touriste. Conclusion, une terrasse presque vide, un DJ perdu -le pauvre !- et le tout dans une odeur de merguez et sous une petite pluie fine. Merci et bon dimanche ! Bon, au moins tu m’as fait découvrir le Mob Hôtel, et ça, c’était une belle réussite.
Et je te passe tous les vide-greniers, les vide-dressings, les vide-ta-chambre, les expositions assez vides, les multiples manifestations au Pilo (à une époque, j’y allais tous les week-ends), ou une vente de plantes mortes à La Commune (le réchauffement climatique fait des ravages là-bas !).
Mais tu m’as aussi emmené faire la fête de rue#kermesse#reggae party en pleine Guillotière, pour une ambiance bon enfant ou dans le 3e pour la grande braderie de la bibliothèque de la Part Dieu même si, après trois heures de queue sous une pluie torrentielle (l’année prochaine, promis, je viens avec une poussette et un faux bébé, ça ira plus vite) pour me retrouver devant la discographie complète de Daniel Guichard ! Heureusement, je me suis régalé devant tous les romans qui s’offraient à moi.
Voilà ce que tu m’as fait faire pendant un an. Alors, tu me diras : « Puisque tu râles tout le temps, pourquoi attends-tu fébrilement tous les vendredis la parution de mes bons plans du week-end ? T’es maso ou quoi ? »
C’est qu’en fait, grâce à toi, j’ai découvert ma ville, des endroits improbables, des gens surprenants et amusants, j’ai vécu des moments drôles. J’ai aimé. Alors merci pour ce que tu fais, merci pour tes bons plans (même si, parfois, il vaudrait peut-être mieux annoncer que c’est à nos risques et périls), merci pour les incontournables aussi de Lyon. 2026 commence et j’attends avec impatience le vendredi 9 janvier pour recommencer mes pérégrinations.
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