Ça faisait un moment que j’avais repéré les affiches du Circus dans le quartier où je travaille. Un fond rouge, deux éléphants encadrant un C majuscule et surtout la mention « club éphémère » titillant ma curiosité.

Une vidéo postée sur le web finit par me convaincre qu’il fallait tester ce lieu qui s’annonçait prometteur.

Vendredi dernier une partie de la team de Lyon69 est donc partie à la recherche des fameux ballons indiquant le chemin pour trouver l’entrée du chapiteau.

Où sont les clowns dans cette boîte de nuit ?

Nous arrivons devant l’entrée du Circus peu avant minuit. Première déception : le club éphémère ne l’est pas tant que ça puisque la soirée prend ses quartiers dans une vraie boite de nuit. Pas de lieu incongru, d’entrepôt en attente de reconversion ou autre local détourné. La boîte en question sous-loue le lieu au collectif organisant le Circus.

Un peu refroidi par l’endroit, on pousse quand même le lourd rideau rouge pour voir ce que ça donne. A l’accueil on nous colle un tampon sur le poignet et on nous propose de la bombe rouge pour colorer nos cheveux… Ca sent de plus en plus le traquenard mais on pousse quand même la porte.

On découvre alors ce que propose le Circus : un flash back dans nos années boum. Nous sommes dans une cave dont le plafond est constellé de ballon. Une boule à facette (un boule à facette !!!) tourne mollement tandis qu’un DJ envoie un son aussitôt massacré par les murs voutés. Un recoin de la salle fait office de fumoir et nous rappelle l’époque où ont pouvait supporter l’accumulation de fumée sans avoir les yeux qui piquent.

On file rapidement commander à boire pour nous aider à supporter ce grand écart. Là où on croyait trouver un club festif, décalé voire décadent, c’est finalement une boum de garage quand les parents sont partis qui nous accueille. Même le nom rigolo des shooters et un numéro de Mickey Parade posé sur le bar n’arrive pas à nous enthousiasmer.

Mais…

Alors le Circus est-il la déception de ce début de printemps ?

C’est possible. Cependant on se plaint suffisamment du manque de dynamisme de la nuit Lyonnaise pour dénigrer complétement cette boîte de nuit.

Certes ce club vend une promesse qu’il ne tient pas. Le lieu n’a rien d’éphémère et est très quelconque mais les gens qui y étaient avaient l’air de s’amuser et c’est déjà pas mal. Les organisateurs ont encore quelques vendredis pour pousser un peu plus le coté « circus » et gommer le coté « banal » afin de faire en sorte qu’on regrette ce club quand il tirera sa révérence.

Au final, le Circus c’est pas terrible, mais c’est nouveau alors plutôt que de finir votre prochaine soirée dans une boîte glauque des quais de Saone, passez-y pour faire un dernier tour de piste.

Circus
Quelque part au bout du Quai d’Herbouville, Lyon 4ème (suivre les ballons).
Tous les vendredis jusqu’au 11 mai.