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Ce nouvel épisode de notre rubrique « On y était » a une saveur bien particulière. Initialement nous avions prévu un petit compte rendu du concert d’Arcade Fire à la Halle Tony Garnier vendredi dernier. Mais il s’est passé quelque chose d’assez surréaliste quelques heures auparavant.

Coup de fil improbable

B. Rob : Allo ? Qyrool ? Ça te dirait de faire un match de basket jeudi soir sur un playground à Vaise ?

Qyrool : Heu… il fait froid, il pleut. Motivation en berne. Sans moi pour cette fois.

B. Rob : Attends, attends… Ça te dirait de faire un match de basket jeudi après-midi avec Arcade Fire ?

Qyrool : Quoi ???!!!

Voilà comment le basketteur (B. Rob) et demi (Qyrool) de Lyon69.net se sont retrouvés un jeudi soir de novembre à taquiner de la baballe avec le groupe Montréalais le plus acclamé du moment. Les Arcade Fire étaient arrivés à Lyon avec un jour d’avance et souhaitaient profiter de ce jour off pour fêter Thanksgiving avec une traditionnelle confrontation sportive entre amis.

Et visiblement leurs amis étaient restés outre atlantique, puisqu’on nous a demandé d’endosser le maillot de l’équipe adverse, pour notre plus grand plaisir…!

La magie du sport

Jeudi soir, 17H, Vaise.

On arrive : « Bon alors c’est ça la salle ? »

Le manager : « Ouais sauf que c’est en extérieur mais c’est couvert… »

Nous : « ok, il fait juste 6°c, tranquille quoi ! »

Au début on avait du mal à y croire… jusqu’à ce que, complétement frigorifiés sur un playground couvert du 9eme arrondissement, on voie apparaitre les silhouettes des frères Butler… en short et basket.

Le match débute. Passées les quelques secondes à tenter de ne pas passer en mode groupie (« OMG ! Win m’a fait une passe ! A moi !!« ), le sport, ce langage universel, commence à gommer les différences. Nous ne sommes pas quelques fans incrédules contre un groupe de rock, mais seulement une bande de trentenaires disputant un match de basket ball un soir de semaine comme cela arrive tous les jours aux quatre coins du globe (Ok, c’est un peu moins vrai quand il fait 6 degrés et qu’il neige à moitié – Sont fous ces Canadiens…). Échanges de rires, d’encouragements. Chacun se concentre sur son dribble, sa défense, son adresse au shoot et tente de faire un bon match.

On ne va pas vous mentir. L’équipe de lyonnais s’est fait laminer rapidement. On a du brasser plusieurs fois les équipes pour trouver une certain homogénéité entre les 2 camps.

1h30 de match plus tard, la séance se termine. Chacun se congratule. Les Arcade Fire nous remercient et nous convient au concert du lendemain avant de reprendre un taxi pour leur hôtel et le bouchon qui leur a préparé une traditionnelle dinde de Thanksgiving. La petite troupe de lyonnais, elle, se retrouve dans les vestiaires. Un radieux sourire s’affiche sur tous les visages.

NDLR by B. Rob : C’était vraiment cool ce petit match, de plus je défendais sur Win qui est pas mauvais du tout et je lui ai aussi mis des shoots sur la tête ^^ (merci B-Rob de ce moment de modestie ^^)

La magie du live

Vendredi soir, 21h30, Halle Tony Garnier.

Chacun a repris sa place et son rang. Arcade Fire sur scène, la team de Lyon69 dans la fosse parmi des milliers d’autres anonymes.

Pour certains, le groupe est déjà culte. Pour d’autres, il reste encore beaucoup à découvrir. Pour la deuxième catégorie, la Halle Tony Garnier n’est décidément pas le meilleur endroit où voir un groupe en live pour la première fois. Même en s’approchant un maximum, la scène semble loin, très loin. On se déhanche, on se met sur la pointe des pieds et on ne voit toujours pas grand chose. Ils sont grands, en plus, les fans d’Arcade Fire…

On commence à se dire que la Halle, ce n’était vraiment pas une bonne idée, et d’un coup… Bam, c’est parti, let the music play! Le groupe enchaine. Morceaux du dernier album, du premier, du deuxième. Il y a quelques blancs au moment des transitions, étonnamment longues et silencieuses, mais dès que la musique redémarre, le public entonne en coeur les refrains, la scène est mise en valeur par un écran qui diffuse clips (dont The Suburbs version Spike Jonze), images de la scène et photos (dans l’esprit de la couv du dernier album). On a un peu l’impression de voir nos potes de playground sur scène, on a envie de les encourager et de leur dire qu’on refait un basket quand ils veulent, mais ils n’ont définitivement pas besoin de nous pour ces encouragements, les quelques 10 000 personnes présentes s’en chargent bien, et chantonnent gaiement pour les rappeler sur scène. Un, deux rappels, c’est déjà fini, mais dans nos têtes raisonneront un bon moment The Suburbs, We Used to Wait, Haiti ou encore Wake Up.

Arcade Fire, we love you et c’est quand vous voulez qu’on se revoit, sur scène ou ailleurs !

arcadefire