Je n’aurais jamais jamais dû être au concert de Metronomy.
J’avais raté le coche pour choper des places, avait réussi à enfuir ma frustration tout au fond de moi-même et m’était préparé à une soirée tranquille (un bon combo cuisine vite faite + série TV + magazine). C’était sans compter sur LeSud (et ses complices muets comme des tombes) qui a sorti 2 places pour ce concert archi-complet de son chapeau magique (oui, cette fille possède un chapeau magique, il faudra que je vous raconte un jour, mais là, il est 16h35 et l’article doit être publié dans 25 minutes).

Bref, voilà comment, hier, aux alentours de 20h30, on s’est retrouvé au Transbo pour un des concerts les plus attendus de cette fin d’année à Lyon.

La première fois qu’on a entendu Metronomy, c’était un peu par hasard, au détour d’un MySpace, le groupe d’electro-rock avait pondu une hallucinante (et hallucinée) reprise de Do You Want To des Franz Ferdinand (écoutable ici), s’en était suivi une avalanche de covers plutot réussis, puis 2 albums sympathiques.

On en été resté là jusqu’au la sortie en avril dernier de The English Riviera, leur 3ème album. Une bonne claque musicale : rarement l’electro-rock, ce genre un peu antinomique, n’avait semblait si fluide et facile. Metronomy est ainsi devenu en quelques mois la B.O. de cet été 2011, se faisant à leur tour remixer par des nombreux DJ.

Metronomy en live

Hier soir, sur scène, l’été s’est donc prolongé le temps d’un live réussi. Le Transbordeur archi-blindé a dansé, levé les bras chanté sur les mélodies déglinguées mais entrainantes de Metronomy. Le groupe a eu la bonne idée de ne pas jouer que les morceaux du dernier album et a su piocher dans l’ensemble de sa discographie.

Le concert était d’une fluidité parfaite, le public était au taquet, hurlait à chaque début de chanson (même celle qu’il ne connaissait pas!). Le « It feel good in the Bay » du refrain de The Bay balancé en milieu du set semblait vouloir dire « On est bien au Transbo » et c’était le cas !

Au final un concert qui donne le smile et vous colle des mélodies dans la tête pour le reste de la semaine. On regrettera seulement une durée un peu légère (avec 3 albums on peut quant même tenir plus d’une heure et quart) et l’absence d’une ou deux bonnes reprises qui ont fait leur succès.

Bien sûr LeSud et CamDess n’ont pas pu s’empêcher de jouer les groupies auprès de Gbenga Adelekan…

Et sinon avis à ceux qui ont trouvé que le groupe en première partie,  Gross Magic,  faisait très post-ado 90’s : filez écouter Swetest Touch, c’est plutôt bon :)

Crédit Photo : www.b-rob.com