
Je me suis rendu compte que je ne pouvais plus prétendre être jeune le jour où j’ai dû demander à mes collègues Gen Z ce que voulait dire « goumin ». Croyez-moi, le réveil fut brutal. À 29 ans on se dit qu’on est encore jeune, qu’on a le temps de vivre comme si demain était loin et sans transition, on se retrouve à devoir expliquer qui est Diam’s à son petit cousin et à subir ses excès en soirée pendant 3 jours ouvrés sous citrate-hydratis-doliprane.
Coup dur quand hier encore notre seul problème c’était de choisir entre Carapuce ou Salamèche (ceux qui envisageaient sérieusement Bulbizarre vivent aujourd’hui en campagne peri-urbaine et ne sont pas confrontés aux mêmes réalités extrêmement citadines qui vont suivre). Désolé d’éclater votre bulle les 90’s babies, mais cette année Pokemon fête ses 30 ans, ce qui veut dire que si vous y avez joué sur GameBoy, vous êtes officiellement « vintage ».
Rejoindre le club des trentenaires c’est un peu level up dans un jeu vidéo : les ennemis sont plus coriaces (bonjour le dos bloqué), mais heureusement vous avez débloqué de nouvelles compétences. Et comme on n’est pas des peaux de vache, on vous a concocté un petit recap’ des options qui s’offrent à vous.
Le trentenaire responsable

Félicitations, vous évoluez en adulte fonctionnel ! CDI, propriétaire, en relation stable ; vous avez officiellement laissé vos années de débauche derrière vous et vous envisagez même de vous lancer dans la grande aventure de l’éducation Montessori de mini humains.
Désormais, votre feed instagram regorge de recette végé maison et vous êtes ciblé·e par des pubs de vélo cargo électrique. Pour vous, un week-end réussi c’est : jogging matinal, brunch supplément matcha et razzia chez Biocoop.
Finalement, c’est un peu à cause de vous si les Coffee Shops à la décoration chiadée et les studios de Pilates pullulent à Lyon, alors voici quelques adresses pour vos prochaines sorties detox :
Le trentenaire dans le deni

Celui qui évolue… pas des masses. Vous êtes perdu·e quand vos potes commencent à parler taxe foncière et diversification alimentaire de la petite dernière alors que vos week-ends se ressemblent tous depuis 10 ans ? Vous serez donc de ceux qui refusent d’accepter leur sort sous prétexte d’avoir peur de devenir boring. Telle une fleur, vous vous épanouissez dès l’arrivée du printemps qui est synonyme d’ouverture des terrasses et de reprise des open-airs. Rien de mal à rester jeune dans sa tête mais n’ignorez pas trop longtemps cette petite douleur au genou qui apparait après 1h sur le dance-floor, vous n’avez plus 20 ans, acceptez-le et prenez ce rendez-vous chez le kiné.
Un petit conseil toutefois : si un jour vous commencez à dire « salut les djeuns » en arrivant en soirée, posez-vous les bonnes questions.
Pour continuer votre vie d’adulescent·e (oui, il y a carrément un mot dans le dictionnaire) voici les reco CityCrunch :
Le trentenaire Papillon

« Choisir c’est renoncer » comme dirait votre mère et le trentenaire papillon refuse justement de renoncer. Alors il/elle volette entre deux personnalités. Très sage la semaine, il/elle fait du batch cooking pour amener ses tup’ au bureau et a une pratique sportive régulière (point bonus si c’est une activité à la mode comme l’escalade ou le Pilates). Il/elle cultive son style d’aventurier·e urbain·e, en portant des chaussures de rando stylées qu’il/elle use principalement sur le bitume lyonnais, mais n’exclut pas de les sortir de temps en temps dans leur habitat naturel pour une « rando entre potes ».
En revanche, le vendredi soir venu, les résolutions saines de la semaine passent aux oubliettes, et bonjour la fiesta ! C’est le/la premier·e à vous proposer un « petit » verre et le/la dernier·e à quitter la piste. C’est d’ailleurs lui/elle qui vous tanne dans la conversation de groupe pour que vous preniez vos places pour la prochaine Sunset au Sucre et le Pass Nuits Sonores. En tout cas, de son côté c’est déjà fait et il/elle a même demandé un RTT le lundi pour s’en remettre. Papillon certes, mais soumis aux mêmes réalités biologiques que tous les trentenaires.
Ceux/celles qui oscillent entre deux moods trouveront leur bonheur parmi les recommandations suivantes :
- @Le Sucre
- @Le Mac Bar
- @La Madone
- @Féroce
- @n’importe quelle péniche sur les quais du Rhône : spot idéal à la croisée du footing et des terrasses
Le Trentenaire en reconversion

Vous en connaissez forcément un·e. Vous savez, la personne qui anticipe la crise de la quarantaine (ou qui est en retard sur sa crise d’ado) et qui plaque tout du jour au lendemain parce qu’il/elle a besoin « de sens ». On ne sait jamais ce qu’il/elle va nous annoncer, peut-être une réorientation professionnelle pour devenir céramiste ou ébéniste. Ou alors qu’il/elle a pris un aller simple pour partir à l’autre bout du monde, sac à dos sur les épaules, pour faire un stage de yoga et méditation vipassana à Bali (vous aurez compris que cet exemple est trop précis pour être inventé). Quoi qu’il en soit, accrochez-vous car ça promet d’être riche en rebondissements.
Vous pourrez les retrouver chez @Manitas pour peaufiner leur skills en peinture sur céramique ou au @Café Mio à écrire des lettres pour leur « moi » du futur après une séance matinale de hot yoga à Yoga Korner.
Même si on a l’air d’en faire tout un drame, avoir 30 ans c’est quand même super fun.
On se connaît mieux, on s’entoure mieux, on choisit mieux. On réalise qu’on n’a plus besoin de tout prouver, juste de profiter, d’avancer et de faire les choses qui comptent pour nous. Tant que vous êtes heureux·ses, nous, ça nous suffit.
Cœur sur vous.
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