Le burger est-il has-been

Bonjour, je m’appelle Qyrool, et ça fait un mois que j’ai pas touché à un seul burger…

C’est très probablement comme ça que je me présenterais, si le mouvement des Burgeroliques Anonymes existait. Mon addiction pour les burgers ne date pas d’hier, mais elle a sérieusement empiré ces derniers mois.

Overdose de burger

J’ai pris conscience de mon addiction avant l’été. J’étais avec Le Piaf Fou et piouPiouM à faire le queue au Transbo pour le concert de Crystal Castles. On a passé 20 bonnes minutes à clamer notre dégoût et notre saturation face à l’invasion de burgers à Lyon. On se plaignait qu’il y en avait trop, que c’était hors de prix, qu’il fallait qu’on passe à autre chose… Et puis on est rentré dans le Transbo et on a aperçu, dans la cour, le camion de la Rolling Cantine. OMG ! Reniant tous nos propos, nous nous sommes précipités pour commander un bon gros burger avec des frites (et de la bière, bien sûr).

Suite à cet épisode révélateur, j’ai décidé qu’il fallait que je maîtrise ma consommation, mais l’été approchait et ce n’est définitivement pas une saison pour prendre de bonnes résolutions.

La rentrée ne s’est pas montrée plus favorable. En septembre, Lyon a vu s’ouvrir une bonne demi-douzaine de nouveaux lieux à burgers, et, en tant que dénicheur de bonnes adresses, il m’a fallu les tester (OK, l’excuse est facile !).

Et puis octobre est arrivé et j’ai enfin saisi l’occasion. Après un ultime test chez Guy and Sons, j’ai pris la décision de ne plus toucher un seul burger pendant 1 mois. C’est le 14 octobre.

Pour cela il m’a fallu faire face à 3 grands défis.

Eviter les restos entre amis

Le burger est partout. Le dernier tsunami culinaire – les sushis – présentait l’avantage d’être limité à un type d’établissements, la préparation de cette spécialité japonaise nécessitant une certaine technique. Ce n’est pas le cas avec les burgers. TOUT LE MONDE peut faire des burgers, ça ne demande pas d’être un grand chef cuisinier, ça ne nécessite pas beaucoup de matériel et les marges sont super intéressantes. Du coup, non seulement les établissements spécialisés dans ce type de cuisine se multiplient, mais en plus les restaurants classiques s’y mettent aussi. Le burger est devenu un incontournable dans la carte des bistrots et des établissements qui se veulent branchés.

Même Flunch propose désormais des burgers, c’est dire l’étendue de la contamination.

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Pendant 1 mois, j’ai donc du fuir les restos entre amis. Le burger étant partout, manger au resto, c’est courir le risque de succomber. D’autant plus que c’est un truc qui fait toujours l’unanimité. Vous proposez de manger des sushis ? Jean-Kevin n’aime pas le poisson cru. Un mexicain ? Marie-Kimberley digère mal la cuisine épicée. Un chinois ? Ce snob de Louis-Maurice émet de doutes quant à l’hygiène… Un bon burger ? Exclamations de joie dans les rangs !

Du coup j’ai tranché dans le bacon (et dans la tranche de cheddar) : aucun resto pour moi pendant 1 mois. Je n’ai plus d’amis mais je me sens mieux…

Eviter La livraison

Mais attention, même calfeutré chez moi, je n’étais pas à l’abri de la tentation. Parce que non content d’avoir envahi les cartes des restaurants, le burger tente aussi de rentrer chez vous ! De plus en plus d’établissements proposent de livrer votre dose hebdomadaire (voire journalière) de viande hachée entre deux pains.

J’ai donc du ignorer cette possibilité les nombreuses fois où mon frigo s’est retrouvé aussi vide que les caisses de l’état. J’ai jeté les prospectus, effacé les numéros de mes dealers de gras de mon portable et j’ai noté en gros le numéro d’un livreur de pizzas (autre addiction, mais difficile de se débarrasser des 2 en même temps) sur les murs de ma cuisine pour focaliser mon attention sur un substitut.

J’ai tenu bon.

Eviter les Internets

Le 3ème type de tentation fut le plus sournois. Ce satané burger avait conquis jusqu’à mon terrain de jeu préféré : Internet. Quand j’ouvrais ma boite mail, j’étais assailli d’invitations pour tester de nouveaux établissements qui prétendaient tous servir le meilleur burger de Lyon. Je me connectais à Facebook, mes amis postaient des photos de frites et de burgers avec des messages du type « Best Burger Ever !! » (Oui parce que l’anglais rend les choses encore plus appétissantes). Et bien sûr, les quelques établissements que j’avais par malheur likés ne se gênaient pas pour se rappeler à mon bon souvenir.

burger-partout

J’ai cherché en vain une application qui permettrait d’effacer toutes références aux burgers sur mon navigateur web… Mais ça n’existe pas.

J’ai donc du résister, faire semblant de ne rien voir, mais ça a été un vrai calvaire…

Victoire !

Vous l’avez compris, ce fut un vraie épreuve, mais voilà, je peux le dire aujourd’hui, nous sommes le 13 novembre, j’ai tenu 30 jours sans manger de burger. Et j’en suis très fier !

Alors, certes ça ne sauvera pas la planète, ni même des vies (sauf peut-être la mienne) et mon mérite est à relativiser car ce challenge a coïncidé avec le début de la saison des raclettes (puissant palliatif), mais j’ai pu durant 30 jours nager à contre-courant de cette puissante vague burger.

A vous de jouer !

Si vous aussi vous trouvez qu’il commence à y avoir trop de burgers à Lyon, boycottez les pendants 1 mois en suivant les étapes suivantes :

  1. Télécharger l’image « 1 mois sans burger » ci-après et utilisez-la où bon vous semble (profil FB, blogs, etc…) pour afficher votre acte de résistance.
  2. Ajouter un petit commentaire ici -même en indiquant que vous relevez le défi.
  3. Tenez bon !
  4. Revenez au bout d’1 mois raconter votre expérience
  5. Offrez-vous en guise de récompense un bon gros burger

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