Quelques bouts de laine, du carton, des papiers de bonbons, de la cellophane, voilà qui pourrait résumer le film qu’on est allé voir hier avec une bonne partie de la tribu : La science des rêves ou plutôt The Science of Sleep puisqu’on est allé le voir en V.O. (ce qui est vraiment un plus au vu des nombreuses langues utilisées dans le film qui apportent une certaine subtilité)

Il y a 2 ans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, m’avait vraiment enchanté et avait rejoint mon TOP 5 des meilleurs films de tous les temps. Avec La Science des rêves, Michel Gondry, revient avec une film encore plus barré où l’imaginaire est la clé de voûte d’un édifice onirique et enchanteur.

Si l’histoire reste basique : un jeune étranger s’installe à Paris et tombe amoureux de sa voisine, la mise en perspective de l’histoire à travers les rêves du héros offre au film toute son originalité. En effet, les rêves de Stéphane (Gael Garcia Bernal), ressemblent aux clips réalisés par Michel Gondry : du papier mâché, des cartons, des bouts de ficelles, de l’animation image par image, un coté fait maison vraiment attachant et surtout l’absurdité, le non sens et les transitions impromptues si propre aux rêves.

La vie réelle, quant à elle, n’est pas en reste : des collègues plus tarés les uns que les autres, (Excellent Alain Chabat !), une Stéphanie attendrissante (Touchante Charlotte Gainsbourg), des situations cocasses (Renversant piano et Plongeante télévision !).

Vers la fin du film, la réalité et le rêve se croisent, s’entrechoquent et se battent jusqu’a ce qu’on ignore ce qui est vrai et ce qui est faux. Mais qu’importe, on se laisse porter par la magie des images, on ne cherche plus à comprendre, on ne cherche plus de signification, comme si l’inconscient du héros parlait à notre propre inconscient.

Ce film donne envie de dormir, et comme pour la plus douce des berceuses, c’est un compliment.