Imaginez… un bistrot Lyonnais sorti tout droit du début du siècle dernier, et qui semble refaire surface après avoir fait un bond dans le temps. J’ai dû passer devant des dizaines de fois sans jamais le remarquer. Et je suis sûre que vous non plus d’ailleurs.

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En décembre dernier, voilà qu’un ami habitant le quartier me parle de ce café hors du temps qui vient de ré-ouvrir ses portes. Les anciens propriétaires partis à la retraite, ont laissé la place à une équipe de jeunes, super motivés et plein d’idées.  Ils dépoussièrent un peu (mais pas trop), travaillent une belle carte de bistrot gourmande et pèchue, s’entourent de bons produits du marché, quelques vins nature, de la bière locale (qui est semble-t-il le passage obligé quand on ouvre un bistrot de nos jours), et de la bonne humeur.

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Certes, un petit lifting a été nécessaire pour faire tomber la cape d’invisibilité qui masquait ce vieux bijou (1902 quand même), mais rien n’a bougé pour autant. Et pour cause : le café est inscrit aux monuments historiques depuis 1984, et a son label “patrimoine du XXème siècle”.

Le cadre :

Le café est séparé en plusieurs espaces bien différents.

La première salle est historique : Boiseries d’époque, tables en marbre, céramiques peintes représentant certains paysages emblématiques lyonnais (l’Île Barbe, la passerelle Saint-Georges, l’ex-pont de la Guillotière…), caisse enregistreuse, et… le summum de la classitude absolue : un petit poêle à bois d’époque en état de marche, posé en plein milieu de la salle… (autant vous prévenir tout de suite : la table à coté, c’est la mienne !)

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Le seconde salle est conviviale :  attenante aux cuisines, elle peut accueillir une quinzaine de personnes autour de sa table d’hôte. Très pratique pour les groupes et plutôt charmante avec ses beaux murs en pierre.

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La troisième salle est intimiste. Un vrai petit salon de dégustation de whisky et vieux rhum, avec son vieux canapé et sa lumière tamisée.

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Au sous-sol : Une immense cave voûtée (franchement, je n’en ai jamais vue d’aussi grande en centre ville), est à réserver pour vos soirées privées.

La cuisine :

Et en plus c’est bon ! C’est une carte courte et vraiment gourmande qu’on nous propose midi et soir. Des veloutés de légumes de saisons bien crémeux, des entrées fraîches et amusantes (comme cette trilogie de betteraves à la truite marinée :  ou comment rendre une betterave sexy), des plats réconfortants (saucisson, lentilles et lard), et quotidiennement, des plats végétariens et du poisson.

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Et puis, il y a la traditionnelle planche apéro qui dépote bien.

J’adore ces lieux polyvalents, où on ne sait pas encore si on est là juste pour boire un verre, ou deux, ou trois puis réclamer une assiette de grignotage à partager, ou si finalement on ne va pas enchaîner le menu entier parce que ça sent trop bon sur les tables voisines et qu’aucun ami ne veut quitter les lieux.

Le Brunch :
Bonne nouvelle, le brunch est à la carte, et sur cette carte on y trouve des trucs assez cool, comme des œufs bénédictines ou à la norvégienne, des blinis saumon ou des burgers. A tester donc !

En résumé ?

Je pense que le café du Rhône peut devenir un des lieux incontournables de Lyon. Parce qu’il est beau, accueillant, simple. Qu’on a envie d’y fêter ses plus belles soirées, d’y convier ses meilleurs amis, ses parents ou n’importe quel touriste qui ne demande qu’à être convaincu. L’histoire, la convivialité, la cuisine de bistrot… Ce café représente Lyon, tout simplement.

 

Prix :  
5€ pour un bon velouté bien chaud, entre 8 et 12€ le pot, 6€ la planche apéro
15 € la formule E P D le midi
20 € la formule E P D le soir

Le café du Rhône
23 quai Augagneur, Lyon 69003
04 78 60 88 04

super chat avis 5sur5

 

 

8 commentaires

  1. Certes l’endroit est superbe, mais au niveau service il y a de gros progrès à faire.
    Testé un dimanche après-midi, il nous a fallu beaucoup de patience pour réussir à se faire servir un thé. Au bout de 30 minutes les tasses et sachets sont arrivés mais pas les théières, que je me suis résolue à aller chercher directement au bar tant ce qu’on demandait avait l’air compliqué (de l’eau chaude…). Je pense que je n’y retournerai jamais tant le servie était lamentable !

    1. C’est dommage si tu n’y retourne pas. C’est plutôt sympa de laisser leurs chances aux nouveaux commerces. Pour ma part, je n’ai jamais eu de problèmes de services, mais ça dépend peut être des heures de fréquentation.

  2. Ultime tentative.

    C’est toujours sympa que des monuments de notre ville soient entretenus, voire ressuscités.
    Par contre j’habite dans la rue Jean Larrivé, juste derrière le café du Rhône, dans la rue parallèle au quai.
    Eh bien ils se sont amusés à créer une issue de secours qui sert maintenant tout simplement de sortie. On était déjà pas bien gâtés par les péniches, qui déversent leur flot de viande saoule toute la nuit jusqu’aux petites heures du matin, on n’avait pas besoin d’un bar qui fait sortir illégalement sa clientèle dans notre rue. A des heures que la ville de Lyon n’a pas autorisées… Le seul intérêt c’est que ça empêchera peut-être les tagueurs, qui sepmblent avoir découvert un nouveau spot depuis que les berges du Rhône ont été aménagées, de venir repeindre notre porte d’entrée tous les 2 jours.
    Donc toi, lecteur de LCC, si l’envie te prend de tester ces lieux, pense aux riverains quand tu sortiras. Merci. Ca évitera des ennuis aux propriétaires et à tes concitoyens.

  3. Extrêmement déçu…

    A la lecture de votre article, j’ai emmené ma donzelle tout de go, pensant arrivé dans un lieu mythique tel que vous le décrivez. Quelle déception! Que ce soit le cadre ou dans l’assiette, rien n’était à la hauteur de votre critique. Le charme des boiseries et des vieilles céramiques est gâché par la seconde salle qui n’a rien à voir.

    Côté bouffe, un velouté aux châtaignes pas trop mal en entrée. Mais pour le plat de résistance, un pavé de boeuf servi avec un quart de chou coupé à la hache et peu travaillé, bof bof. En dessert, la crème caramel m’a donné envie de manger un flanby. Bref, 50 euros à deux pour entrée, plat et dessert avec en prime une sensation de ballonnement pendant deux heures… Je n’y retournerai pas. Dommage, il y avait pourtant moyen de faire du cadre un lieu mythique avec un peu plus de professionnalisme.

    1. Impressionnée.

      J’ai été conquise par le carrelage et le bois avant même d’être accueillie avec la chaleur du poële et des gens.
      J’ai trouvé délicieuse ma compotée d’oignons au comté, presque régressive, de caramel.
      Moi qui n’aime rien et ne sais pas reconnaître un panais, j’ai adoré le chou croquant, son jus et la douce, très douce amertume de son coeur.
      Impressionnée donc et emportée ailleurs, face à Fourvière, dans une ambiance familiale et bistrotière au décor élégant.
      Avec le Kitchen Café, ma nouvelle cuisine…

    2. Le charme des boiserie est gâché par la seconde salle ? Mais comment est-ce possible… puisqu’elles ne sont pas dans la seconde salle ?
      😉
      Désolée si ma recommandation n’a pas fait mouche auprès de ton palet. Personnellement, je n’irais pas au café du Rhône pour un subtile dîner en amoureux, mais plus pour boire des coups et grignoter de bonnes choses avec des amis dans une ambiance conviviale. Il porte bien son nom : c’est un café, pas un restaurant gastronomique.

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