Le Mojito, boisson mythique chez Lyon69 (mais aussi chez pas mal de gens qui sortent beaucoup) est-elle has been ? C’est la question qu’on se pose de plus en plus avec la team du blog. Il faut dire que ces derniers temps les catastrophes mojitoresques se sont multipliées provoquant sortie de routes (et de bars).

Au temps jadis, il était rare de trouver des Mojitos sur la carte des cocktails d’un bar. Quand il y en avait, c’était un peu la fiesta. On commandait une tournée, le barman savait le préparer avec brio, c’était bon, c’était chouette, tout le monde était content.

Et puis le mojito est devenu à la mode, très à la mode, trop à la mode. Il est désormais sur la carte de tous les bars, voire même de certains restos (Et la rumeur court qu’on pourra bientôt en commander chez Flunch !).  Tout le monde pense que préparer un mojito, c’est comme faire le DJ, c’est super facile parce que c’est super tendance : C’EST FAUX !

Préparer un bon mojito ça s’apprend et surtout ça prend du temps (ce qui justifiait à l’époque un prix assez élevé pour un cocktail). Là on a surtout l’impression que les bars ont plus retenu le prix élevé que l’assemblage délicat d’ingrédients sélectionnés avec précision.

En 2012, commander un Mojito relève de la roulette russe, sauf que la probabilité de vous envoyer un cocktail insipide dans le gosier est beaucoup plus élevée que de vous figer une balle dans la tête.

Une fois sur 2 ça ne manque pas, le Mojito est raté (Mention spécial au bar qui nous a servi récemment un Mojito sans glace, sans citron et avec la menthe dans une assiette à coté pour « faire notre tambouille ».)

A toutes fins utiles rappelons les ingrédients
du Mojito réussi :

Le Mojito idéal certifié par Lyon69.net

Des branches de menthe fraiche. On insiste sur le coté frais et l’aspect branche. Non, la menthe ne doit pas être hachée menu au préalable, la branche doit être mise en entier dans le verre puis broyée à coups de pilon. Ça libère toute la saveur de la plante et ça évite le désagrément du morceau de feuille de menthe collé aux dents ou coincé dans la gorge.

Du citron vert. Pas du jus de citron. Des vrais quartiers de citron qu’on broiera avec la menthe.

Du sucre roux en poudre. Pas du Canadou ou autre sucre de canne. Du vrai sucre. Certains barmen le mettent même en morceau pour que vous sentiez les petits grains quand vous aspirez au fond du verre. Yum :)

Du rhum (6cl). Si possible du rhum cubain.

De l’eau gazeuse. Si vous respectez à la lettre toutes les autres consignes, on ne sera pas trop regardant sur la qualité de l’eau gazeuse. Évitez juste l’eau gazeuse aromatisée.

De la glace pilée. Pas des glaçons ou un bloc de glace, de la vraie glace pilée, placée très tassée au dessus de la préparation. L’objectif n’est pas de rafraichir la boisson dans le verre mais au moment où celle-ci passe dans la paille. De plus la glace permet de maintenir fermement toute la préparation à l’intérieur. Vous pouvez vous déhancher sur la piste de danse, un verre à la main : la boisson ne bouge pas et la paille reste droite.

De l’angostura. La touche finale : quelques gouttes de cette liqueur à base de plante et d’épices qui se déversera sur la glace pillée avant de venir se mélanger subtilement à la préparation. C’est la petite touche d’amertume qui claque à la fin de chaque gorgée.

Quelle est la prochaine boisson tendance ?

Les mauvais Mojitos ayant gagné la bataille, il va nous falloir rapidement trouver une boisson pour reprendre le titre de boisson officielle de Lyon69. Il parait que la Suze fait son grand retour chez les hipsters… :-/

N’hésitez pas à faire de suggestions dans les commentaires.

Dans un prochain article on se demandera si le terme « has been » est lui aussi has been. D’ici là rappelez-vous que l’alcool est à consommer avec modération.

Crédit Illustration : Milie