Il y a des problèmes pas évidents dans la vie.

J’habite sur la colline de St Just (c’est toujours bon de rappeler que même des gens très bien habitent en banlieue). Je prends donc la voiture tous les jours pour aller au boulot, et je dois dire que le matin, en partant en horaire décalé, je mets au grand mot 15 à 20 minutes pour descendre la montée de Choulans, rejoindre l’autoroute, traverser le pont Pasteur et rejoindre (péniblement en ce moment à cause des travaux du prolongement du tram) le fin fond de Gerland.

Mais à l’arrivée des beaux jours, l’envie d’établir un rapport avec mon environnement extérieur se fait sentir : vent dans cheveux, yeux qui larmoient, sensation de légèreté et de liberté…  Appelons cela l’Appel de la Nature.

J’aimerais faire plus pour ma ville les jours de pollution, j’aimerais faire plus pour mon corps aussi (et le bouger au moins 20 minutes par jours…). Enfin, j’aimerais faire plus pour mon portefeuille et m’offrir la jouissance d’un trajet gratuit.

La piste cyclable est accessible tout du long : longer les tranquilles péniches sur la Saône, traverser le quartier de la confluence au bord de la darse et y admirer les premiers voiliers, se demander si on a le temps de s’arrêter prendre un café au soleil…

Mais voilà… Descendre c’est une chose. Le problème c’est de remonter.

Les grandes côtes sur Lyon ne sont absolument pas adaptées aux cyclistes.

Par exemple, la montée de Choulans ou la montée de la boucle sont de grands axes à doubles voix et à petits trottoirs. Tenter de monter en danseuse à la force des mollets reste un exploit sportif ainsi qu’une énorme prise de risque. Et je ne parle même pas des montées piétonnes et pavées (Gourguillon ou St Sébastien). D’ailleurs, je suis prête à vouer un culte à quiconque parmi vous tente l’aventure régulièrement.

 Alors quelles sont les solutions ?

Deux possibilités s’offrent à moi et à mon vélo rouge tout mignon acheté l’an dernier et utilisé 4 fois.

1 / Prendre le métro avec mon vélo

Oui, beaucoup de Lyonnais l’ignorent, mais les cycles sont tolérés dans les « ficelles ».

La ligne C du métro permet de se rendre au boulevard de la Croix-Rousse depuis Hôtel de Ville. En revanche, l’accès à ce métro relève du parcours du combattant (portillons inadaptés aux vélos, multiples escaliers…) et les rames de métro sont inadaptées pour recevoir les vélos, surtout en période de pointe.

Les funiculaires St Just et Fourvière sont en revanche plus simples d’accès et la seule difficulté reste le petit escalator de la station St Jean.Les rames ne sont pas spécialement adaptées, mais il est facile de poser son vélo tout le long de la montée.

Bon… reste qu’il faut quand même assumer cette démarche. Prendre un transport en commun avec un vélo frôle le ridicule. Même s’il m’est arrivé d’y croiser d’autres cyclistes, on se sent un peu imposteur. Sans compter que l’on paye, évidemment comme tout le monde, le ticket de funiculaire.

2 / Acheter un vélo à assistance électrique

Et bien oui… Finalement, la solution, c’est d’acheter un vélo qui pédale (presque) tout seul…
Surtout que depuis le 1er Janvier 2012, la ville de Lyon rembourse –25 % du prix d’achat dans la limite de 250€ par vélo neuf acheté. (Formulaire et convention ici !)
Il vous en coûtera quand même une somme importante (qui avoisine l’achat d’un scooter ou une voiture d’occasion), variant entre 1000 et 3000 €.

De nombreux points de ventes proposent de tester ou louer ces vélos. Par exemple, Vélo naute (http://www.velonaute.com/) propose un essai gratuit d’1 heure dans les pentes de la Croix rousse.

Alors cyclistes du Lyon des collines ? Vous faites comment pour grimper ?
Vous transpirez ou vous trichez ? 

Carte des zones cyclables à lyon : http://carte.lavilleavelo.org
Crédit Illustration : Milie

37 commentaires

  1. Héhé, en tant qu’adepte du vélo,et étant en ce moment à la croix rousse, je me fais le trajet tous les matins/soirs. Du coup j’ai le même problème que toi… les descentes cheveux au vent c’est le kiff, mais la remontée, beaucoup moins..
    Du coup j’ai deux options:
    – soit je décide de le faire entièrement en vélo, c’est- à-dire me taper la montée en passant par des rues moins abruptes que la montée saint sébastien. (je le fais 20% du temps, j’arrive généralement toute rouge, transpirante et les jambes flageolantes d’avoir fourni un effort si intense, ceci dit c’est un bon exercice pour le mental, en se lançant à soi meme ce ptit challenge, on est pas peu fier d’y arriver au bout quand on atteint le plateau de la cx-rousse..)
    – soit je descends dignement de mon vélo en bas de la montée saint sébastien et je la monte à pied.. haha.
    Je suis toujours à l’affût de voir si les gens la prennent en vélo ou pas.. Constat : seul ceux équipés d’un vélo électrique le font, sinon généralement les autres font 5 mètres et renoncent…
    Et j’ai jamais osé prendre le métro avec mon vélo par contre, sûrement à cause du monde.

    bon au final, ça me dérange pas plus que ça de monter à pied avec mon vélo montée saint sébastien, quand il fait beau, c’est chouette d’admirer la vue… (toujours trouver le bon côté des choses). Et puis ça commence à me faire des cuisses façon Serena Williams.

    Mais je kifferai bien me balader vers saint just ! histoire de changer de collines. 🙂

    1. Félicitations pour les 20% ! Non, vraiment, j’admire !
      Mais c’est vrai que je n’avais même pas pensé à l’option « je marche à côté de mon vélo ». Je pense qu’il y a moyen de rester digne du coup !
      A tenter…

      Allez ! le prochain dimanche de beau temps, je grimpe à la Croix-Rousse avec mon vélo (et je me pose pendant 2 heures pour bruncher et récupérer).

      1. ouai tu vas voir, t’es généralement pas la seule… le tout est de rester distinguée quand tu descends de ton vélo. :)))
        au fait bien vu la carte des pistes cyclables, thx pour le lien !!

  2. Mieux que le vélo électrique, je vous recommande le vélo pliable !
    Mais pas n’importe lequel !…..Le Brompton !!
    LA référence en la matière. Il se plie et se déplie très facilement. Il n’est pas du tout encombrant dans les transports en commun. Il existe même des valise pour le mettre dedans et prendre l’avion avec (Partir en week end à Rome au printemps avec son vélo, c’est « priceless »)

    Le magasin de vélo Lyon Cycle Chic(74 rue Salomon Reinach, dans le 7ème) en propose.

    http://www.brompton.co.uk/

      1. Vous pouvez « louer » le vélo quelques jours, sachant que la location sera payante si vous n’achetez pas le vélo par la suite.
        Croyez moi l’essayer c’est l’adopter…

  3. Moi je pense que le vélo pliable c’est le top.. Celui que je connais (celu de mon voisin) a une drôle d’allure avec ses roues toutes petites par rapport au reste mais avec un pignon qui décuple je ne sais quoi pour aller vite quand même 🙂 et c’est trop pratique pour l’emmener partout, y compris au 3ème étage d’un immeuble sans ascenseur ! Moi je n’ai pas de vélos mais le jour ou j’en ai un c’est celui là !

    1. C’est sûr, c’est tentant, mais c’est tout plat vers chez toi.
      Si non, hier soir en remontant Chouland, j’ai croisé un cycliste warrior : Il allait aussi vite que moi en voiture, mais n’avait pas de moteur sur son vélo… Un dingue !

  4. ouiiiiiii le brompton!!!
    j’en ai acheté un l’année dernière (chez Lyon cycle chic d’ailleurs, 2 mecs passionnés et vraiment sympa, vélo en location payante, mais qui est déduite de l’achat si tu craques ensuite..)
    l’essayer, c’est l’adopter.
    un peu cher, mais en fait, une super économie.
    pliable très facilement, au début, je faisais un mix métro vélo, et puis en fait, j’ai arrêté de payer mon abonnement TCL (c’était l’été, j’étais super motivée), et depuis, je fais tout à vélo: Croix rousse-Bron tous les jours! et après, je faisais la montée en entier tous les jours, et j’ai presque un corps de rêve… ;)))) je me fais souvent doubler par les gens avec vélos a assistance électrique, même pas fatigués ou transpirants, c’est un peu énervant!
    j’ai changé de boulot depuis, et je bosse a la croix rousse: il m’arrive de prendre mon vélo, même par grand froid ou sous la pluie, pour faire la descente et remonter, pour une course ou juste le plaisir. addict!

    1. Je te rejoins sur : un bon vélo, on le prend tous les jours, du coup, parce que ça ne démotive pas.

      Après, je suis dans le clan VAE (mais cliente LCC aussi).

  5. Ah ben pour faire la montée entre Gorge-de-Loup et Champvert (r Pr Guérin, puis partie haute de Sidoine Apollinaire) et tous les soirs, j’ai opté pour le VAE (vélo électrique). Sauf que je prendrais pas les transports avec mon vélo, il est solide…et massif…et lourd…

      1. J’ai un Giant, avec le moteur à l’avant, et j’en suis ravie. Je monte en 5-10 minutes, en mode assistance Sport et sur une petite vitesse, certes…mais je suis enceinte, moi 🙂

  6. ce qui est dur, c’est de se taper une côte avant d’aller bosser… arriver en transpirant au boulot, c’est pas cool

    mais cette fois, la côte est au retour, donc au pire tu sais que la douche t’attend à l’arrivée…

    au début, tu ne feras que quelques dizaines de mètres et tu finiras en poussant ; et peu à peu, tu arriveras à tout grimper, tranquillement, à ton rythme, avec le plus petit plateau et le plus grand pignon…

    je te félicite à l’avance 🙂

  7. Aahhhh le fameux serpent de mer du monte vélo de la rue Terme ! Pas dit qu’on y arrive un jour, mais on peut garder espoir !
    Une autre légende urbaine évoquait la possibilité d’un ascenseur reliant le plateau à une station Bus et à la piste cyclable du nouveau tunnel de la croix rousse… Une idée urbaine absolument géniale, mais qui, au vu de la difficulté technique + du prix, relève un peu de la SF….
    Mais il n’est pas interdit de réver…

    Sinon, l’autre technique c’est de laisser le vélo en bas tout les soirs (sur un bon vieil arceau vélo ou au parking payant des terreaux pour les vélos de luxe) et de remonter à pied ou en métro.

  8. Attention aux fausses bonnes idées.

    Le projet de remonte-pente à vélo dans tunnel de la rue Terme en est un bel exemple. Aujourd’hui, ce tunnel routier présente au moins un avantage : les voitures qui l’empruntent génèrent peu de nuisances puisqu’elles circulent sous-terre. Si ce tunnel était réservé aux vélos, qu’adviendrait-il du flux de circulation qui y passe aujourd’hui ? Inévitablement le trafic ses reporterait sur les autres axes montants des pentes, notamment les plus proches : rue de l’Annonciade / cours Général Giraud et montée des Carmélites. Mes fenêtres donnant sur cette dernière, je peux vous assurez que lorsque le tunnel de la rue Termes est fermé, par exemple pendant le mois de la vogue, les riverains souffrent d’une intensification du trafic automobile.

    Je suggère donc plutôt de dédier la montée des Carmélites aux vélos et piétons et d’envoyer toutes les voitures dans le tunnel de la rue Termes !

  9. Bof,

    Arrivé depuis peu à Lyon, j’habite sur le plateau et je prends le vélo quotidiennement pour aller au travail côté Part-Dieu.
    La descente cheveux au vent ? Le matin à températures négatives, je les cache, mes cheveux… En plus, c’est relativement dangereux, je descend par la rue des Chartreux et je frémis à l’idée que mes freins lâchent. En plus, avec l’obscurité, les voitures te distinguent mal (même avec deux lumières blanches à l’avant et deux rouges à l’arrière + un gilet jaune à bandes réfléchissantes). Eh oui, les automobilistes ne sont pas assujettis à visite médicale et les mal voyants peuvent conduire. En plus, le matin, on est pressé, on pense avoir le temps de passer devant le vélo et paf. J’avoue que ces derniers jours avec la neige, c’était sport. Mais pas de voitures, donc plus sûr.
    Par contre, c’est la montée où je m’éclate. Quand on fait un travail sédentaire, c’est rare d’avoir à transpirer. Mais là, voilà, sport gratuit. Pas d’abonnement au Gym club.
    En plus, on a le temps de voir des choses invisibles en voiture. Les couleurs du couchant sur Fourvière, la forme déchiquetée des nuages, les arcs en ciel et j’en passe… On redécouvre le contact avec les éléments.
    Depuis que je refais du vélo, c’est devenu un addiction. Je ne conçoit pas un autre moyen. Même la pluie, la neige, le gel ne m’ont fait reprendre le bus.
    A bon entendeur !

  10. Merci Rémi pour toutes ces confessions 🙂
    C’est toi qui a raison. C’est un coup à prendre. J’avoue qu’il n’y a pas que l’effort physique qui me freine, mais toute l’organisation autour : prévoir des vêtements de pluie, un T-shirt de rechange quand on arrive au boulot, moins de place pour emporter des affaires (le casse-croute de midi par exemple), anticiper le temps de parcours, acheter un casque… Mais tout ça, ce ne sont que des excuses !
    Si non, je suis majoritairement automobiliste, et j’essaie d’être toujours hyper attentive aux cyclistes, l’étant moi même quelques fois. Mais je sais aussi à quel point on peut se déconcentrer facilement.

  11. Bonjour,

    Je vais venir habiter à Lyon dans quelques jours et justement, je serai amené à utiliser les transports en communs pour aller sur mon lieu de stage. Parce que la voiture, quand on a pas de place attitrée, c’est galère.
    Je me demandais justement si les vélos ou vélos pliants étaient autorisés dans le métro de Lyon ou pas. Il me semblait avoir lu quelque part que c’était interdit…

    Qu’en pensez-vous mes futurs éventuels voisins ? 🙂
    Merci !

      1. Ok merci pour la réponse rapide.
        Dommage pour le vélo dans le métro, je me voyais déjà avoir mon petit pliant, prendre le métro pour filer à toute vitesse, et pouvoir me déplacer rapidement une fois arrivé à destination. Va pour la marche à pied !

        1. Si c’est un pliant s’est différent, ça peut être considéré comme un bagage. C’est juste que rentrer dans le métro ou le tram avec un vrai vélo alors qu’il est blindé, vous risquez de vous faire insulter 🙂

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