Comme chaque année, Lyon69 termine la saison avec un petit séjour à Musilac.

Musilac c’est le festival très très cool coincé entre lac et montagnes qui fait trembler Aix-les-Bains (et toute la région) aux alentours du 14 juillet.

Cette année, on était un peu moins motivés pour vous faire plein des comptes-rendus interminables de concerts et du live-tweet à gogo. La faute au mauvais temps , à la programmation un peu faible le premier soir mais surtout à l’absence de notre super photographe B. Rob qui nous pondait chaque année des clichés de rêves. Du coup, on vous fait un simple tour d’horizon en 10 concerts et avec quelques photos et vidéos récupérées sur les sites officiels. Et si vous y étiez, n’hésitez pas à donner vos impressions dans les commentaires.

Jour 1

Dionysos
Un live de Dionysos reste à chaque fois une expérience extraordinaire de laquelle on ressort essoufflé et décoiffé. Mathias Malzieu et son groupe fournissent la même énergie toujours intacte après plus de 15 ans de scène. A chaque fois qu’on les voit, on se dit qu’ils doivent commencer à fatiguer (ou à nous fatiguer), il n’en est rien. A Musilac, les Dionysos sont un peu chez eux (ils sont de la région), le public le leur rend bien.

Jour 2

Orelsan
On a beaucoup d’affection pour Orelsan. Peut-être parce qu’il s’en est pris plein la gueule et que les médias se sont plus focalisés sur les gros mots de ses morceaux que sur son réel talent d’écriture. Toujours est-il qu’on plaçait beaucoup d’espoir dans ce live et on a pas été déçu. Le Mike Skinner français a fourni une prestation d’une énergie folle. C’est un de nos gros coups de coeur de cette édition.

Metronomy
Metronomy, on les aime d’amour et même après un bon millier d’écoutes, on a encore des frissons et des envies de plonger dans l’eau en entendant The Bay. Mais peut-être qu’après les avoir vu 3 fois en 1 an ( et peut-être aussi parce que ça doit faire un moment qu’ils sont en tournée), on les a senti un peu moins bons que d’habitude, comme si une certaine lassitude planait au dessus d’eux. La petite déception du festival (Mais on vous aime toujours, hein.)

Franz Ferdinand
Les Franz Ferdinand, on les avait vu il y a 2 ans au même endroit. Ça avait été TELLEMENT chouette ! Rebelote pour cette édition 2012 : la recette est toujours aussi efficace et le public se met en mode furie à chaque tube. Mention spéciale pour leur final carrément époustouflant.

Lenny Kravitz
Arrivé en retard, hyper hautin, on a pas envie de dire du bien de Lenny Kravitz. Même si on ne peut que reconnaitre son génie musical on n’en dira pas plus…

Shaka Ponk
C’était un peu la grosse interrogation du week-end. Le groupe Shaka Ponk serait-il en live à la hauteur de l’emballement qu’il suscite. La réponse est OUI ! Show impeccable. Le public a pris une bonne claque sonore et visuelle.

Jour 3

Revolver
C’est le petit groupe qui monte du moment. Et au vu de leur prestation, le buzz qui les accompagne est amplement justifié. Le groupe parisien a réussi à conquérir le public qui majoritairement les découvrait… Et ce malgré la pluie. En plein dans le mille !

Garbage
Chaque année Musilac dégotte des groupes un peu mythiquo-has been. Cette année on avait droit à Blink 182 et Garbage. On a retenu ce dernier parce qu’on a été complétement envouté par Shirley Manson (malgré ses quelques rides en plus depuis Stupid Girl). Entre tubes des années 90 et morceaux du nouvel album, le rock sombre de Garbage s’est rappelé à notre bon souvenir. Durant le live, la pluie s’est arrêtée et un arc-en-ciel est apparu au dessus des montagnes. Instant béni.

LMFAO
C’était un peu la grosse verrue sur une programmation quasi parfaite. Ça s’annonçait déjà pas top sur le papier mais ce fut catastrophique une fois sur scène : problème technique, moitié du duo absente, playback, consommation excessive d’alcool. Le public hue rapidement le groupe (peut-on appeler ça un groupe ?). Le plus triste dans l’histoire c’est tous ces gamins qui étaient venus les voir et pour qui cela devait être le tout premier concert. C’est moche…

Yuksek
On avait finit l’édition précédente avec Vitalic. Cette année l’electro efficace de Yuskek sert de bouquet final. On avait déjà vu le rémois aux Nuits Sonores, il a quelques années, et on avait adoré. A Musilac, en version scène plus grande et plus de public c’était tout simplement ENORMISSIME. De quoi finir la soirée avec un gros smile collé au visage.