Il faut croire que 3 jours intensifs de concerts au festival Musilac n’ont pas réussi à combler notre envie de musique live, puisque ce soir Lyon69 est au concert de Moriarty et de Beirut.
Et oui, notre Fil Rouge Nuit de Fourvière continue, comme tous les lundis depuis le début du festival. C’est avec grand plaisir qu’on retrouve la somptuosité du théâtre antique après ces quelques jours passés dans la poussière, l’herbe et la boue…
La dernière fois que Moriarty est venu à Fourvière, on avait pleuré tellement c’était magique. Un instant incroyable d’une grande intensité qui est resté dans les mémoires. Le groupe mené par une charismatique Rosemary avait réussi à piquer la vedette à la tête d’affiche les (maintenant presque oubliées) Coco Rosie avec leur flock enchanteur.
Quant à Beirut, ils avaient déclaré forfait la dernière fois.
Les 2 groupes sont donc attendus au tournant. RDV à 20h30 ici même pour le live blogging du concert.
20h28 : le public commence a s’entasser dans le theatre. We need beers.
21h10 : The Villagers viennent de terminer leur set. C’était mou-mou. On s’ennuie ferme.
21h20 : Moriarty rentre sur scène. Le public acclame le groupe.
22h00 : Magistral enchainement des morceaux Lily et Jimmy. Les 2 morceaux phares du 1er album font l’unanimité. L’ambiance dans le theatre monte d’un cran.
22h30 : La voix si particulière de Rosemary opère avec charme. La chanteuse se permet même un tour de chant sans micro sur le dernier morceau.
22h35 : Moriarty quitte la scène sous un début de traditionnel jet de cousins. A la grande surprise du public, il n’y a pas de rappel. La siffle un peu.
22h50 : après une nouvelle pause bière (oui, encore !) place a Beirut.
23h10 : Beirut a démarré son set depuis 10 minutes, la fosse semble être à fond, par contre l’ambiance est très bizarre dans les gradins : entre les gens qui s’en vont, ceux qui se plaignent à voix haute que la basse est trop forte et les hard-fans qui hurlent à chaque début de chanson, il y a comme un malaise.
23h30 : Beirut entame « Nantes » réclamé à mainte reprises par le public. Le théâtre vibre enfin.
23h45 : Rappel et traditionnel jet de coussins. Le groupe semble gouter moyennement à cette tradition lyonnaise.
00h00 : Zac Condon revient seul sur scène pour un ultime morceau en solo. L’instant est beau et sauve un live en demi-teinte.
Verdict de la soirée :
Des Villagers qu’on oubliera rapidement, Moriarty toujours aussi onirique et décaléet une mention passable pour Beirut. On pourra reproche un ordre de passage mal pensé. La plupart du public étant venu pour Moriarty, il aurait été préférable de leur laisser clôturer la soirée et ainsi faire monter l’ambiance progressivement. Leur prestation un peu courte et sans rappel a déséquilibré une soirée qui aurait pu être magique.
A ne pas manquer cette semaine à Fourvière :
Texas, le 19 juillet
Calogero le 20 juillet
Sting le 21 juillet
Yael Naim et Angus et Julia Stones le 22 juillet
2 doors Cinéma Club et the Do le 23 juillet
Tiken Jah Kafoly le 24 juillet
Bryan Ferry le 25 juillet
Si c’est pas une grosse semaine ça…
16 commentaires
Rhaaa quand je pense que je rate encore ça !!! (Mais bon, la terrasse, le soleil et les cigales, c’est sympa aussi !)
Vraiment, mais vraiment pas d’accord !!
Alors, d’une, j’ai beaucoup apprécié The Villagers, que je ne connaissais pas. De deux, si la programmation avait inversé Moriarty et Beirut, je serais partie pendant Moriarty que j’ai trouvé monotone et un peu longuet.
Beirut était formidable, attendu et magique, bien que je reconnaisse le loupé au niveau de la basse qui n’était pas branchée au début et bien trop forte pendant le premier tiers du concert. L’ambiance est certes montée crescendo au long de la soirée, mais les applaudissements et l’engouement du public s’est, pour moi, davantage fait sentir sur Beirut.
Après, je peux reconnaitre ma partialité, je suis une grande fan de Beirut !
Je m’étais faite a l’idée de Beirut en deuxieme partie bien que je pensais qu’il vallait bein la troisieme, mais a fourviere cette troisieme partie n’est pas a l’honneur, puisque lsi les navettes desservent les parkings exterieurs du nord et de l’est le sud est négligé, les bus s’arrêtent a minuit, au plus tard, et il faudrait interroger les gens qui partent pour savoir leur motif, musique ou possibilité de rentrer chez eux, car a pied, çà va une fois mais pas tous les soirs… j’adore Beirut et ne connaissais pas Moriarty, et j’ai donc du patienter, jusqu’a 23h. le public criait a chaque début de chanson empechant la presentation du titre suivant , dommage, le public réclamait des chansons alors que çà aurait pu attendre les rappels, difficile pour zack tout çà. Mais il s’en est bien tiré et a fini avec un double rappel, bravo et vivement un vrai concert complet de Beirut.
mou mou, c’est rien de le dire pour les Villagers…
pas trop emballé par Moriarty (même si Jimmy a fait son petit effet)
quant à Beirut, les gens criaient surtout pour son, juste exécrable (et affiné, (un peu) à mi-parcours), de quoi bien gâcher la soirée…
D’ac avec les 2 derniers comments. Belle surprise que les Villagers, Moriarty, j’ai trouvé ça mou du genou, super scolaire avec un truc bien 80’s, bien ringard ; les 5min de solo de chacun… Même si ok, le groupe est bon. La nana, elle a une belle voix, des jolis seins (les gens autour de moi n’attendaient qu’une chose : que l’un d’eux se fasse la malle…super, le public !) mais ça passe pas. Elle a pas l’air sympa, même quand elle sourit à son groupe. Pour Beirut, bon concert mais sans plus. Un peu déçue par 2-3 bugs niveau son (dans la fosse, je n’ai pas senti les couacs que les gens déplorent sur le fb de Fourvière), un peu gênée par les quelques fausses notes de Zach Condon (déstabilisé par les cris des spectateurs ?) et les spectateurs qui gueulaient sans cesse. J’ai aussi trouvé que Beirut ne sortait pas vraiment des morceaux ; ça monte en puissance et puis, paf ça s’arrête : bah ouais, le morceau se termine comme ça sur l’album alors on va pas le prolonger sur scène et vous donner de la joie…Un poil frustrant ce côté scolaire…
A part ça, c’était pas mal, hein. Le cadre tout ça… Par contre, l’orga des nuits de Fourvière….A entasser les gens comme des bestiaux, dans la fosse ou sur les gradins….Et au niveau green touch : les verres de festivals recyclables et consignés, c’est bon pour les ploucs d’autres festivals ? Faudrait voir à s’y mettre…Et puis évidemment, avec un festival de cette renommée, ils pourraient passer un partenariat avec TCL pour rallonger de 30min les derniers métros… Allez, j’arrête là sinon, je n’aurais plus de force pour gueuler contre mon boulanger en vacances !
ah, enfin quelqu’un d’accord avec moi (voir mon commentaire plus bas !). Même sensation sur Moriarty, bien ringard et prétentieux.
Bon ben en fait je suis plus vraiment déçue d’avoir raté ce concert ! 😉 Je me rattraperai sur un prochain concert complet avec « que » Moriarty ! Mais merci pour le compte-rendu !
alors là je suis pas d accord.
j étais venue y a 3ans à fourvières pr moriarty, c était magique, , hier soir, rosemary était superbe ds sa robe rouge vintage année 50’s, sa voix magique, une montée en puissance du public qui acclamait Moriarty, en même temps, je connais l album par coeur, était ds la fosse et pouvait partir à pied pr attendre la fin.en même temps, un concert ça se vit ds la fosse sinon faut le regarder à la TV
pour beirut, pas d accord non plus, c était envoutant, un public survolté, pas entendu la basse ds la fosse on n a pas du être touchés car personne ne comprenait pourquoi ça hurlait ds les gradins, enfin, 2 rappels ça veut certainement dire que le public était conquis non?
en tout cas mon meilleur concert dps le début de fourvières
C’est vrai qu’on aurait peut-être du se mettre dans la fosse plutot que dans les gradins. Car vraiment les gens qui n’ont cessé de me passer devant avec des « pardon » et des « excusez-moi » en partant en plein milieu des chansons pendant le concert de Beirut c’était très très pénible.
O_o je suis en photo sur Lyon CityCrunch! ;p
De la fosse:
– The Villagers c’est pas trop mal ( mais fallait pas que ça dure plus longtemps…)
– Moriarty: magique comme d’hab, mais si j’ai préféré leur disposition plus ‘intime’ lors de la dernière tournée
– Beirut: bien, mais un peu deçu quand même ( après une telle attente!)
Par contre, de la fosse, les groupies étaient pour Beirut ( ça donnait limite un coté Bieberisation assez gerbant mais bon…)
(Bon cela dit j’ai encore mal aux pieds… ;p )
Je rejoins la plupart des commentaires pour dire que Villagers était intéressant, que Moriarty très décevant et mou, et que Beirut, juste superbe. Avec un voix et des cuivres bien chauds.
Ils ont eu raison de mettre Beirut en dernier, çà faisait plus de place à ceux qui sont restés. Et je trouve très dommage le nombre de personne qui partait en plein Beirut, j’imagine que la place aux Nuits de Fourvière n’était pas assez cher pour qu’on prenne le temps de découvrir le dernier artiste.
Alors là, je n’ai pas dû assister à la même soirée que celui qui a pondu l’article. The Villagers a livré une prestation émouvante devant un public snob et dissipé (alors comment juger après ?) qui ne lui a prêté aucune attention et qui ne connaissait sans doute même pas ses chansons. Connor O’Brien compose de magnifiques chansons remplies d’émotion, de mélancolie, de nostalgie. Il se livre totalement à travers chaque morceau et possède un talent brut, qui peut rappeler d’autres Irlandais comme Mike Scott ou Van Morrison parfois sur une intonation de voix, ou au détour d’une phrase. O’Brien est un écorché vif qui balance tout et vit à travers sa musique. Contrairement à Moriarty qui a fait un set médiocre, approximatif, ce groupe balance ses chansons par automatisme, les musiciens ont joué (certes pas mal) en roue libre parce qu’il faut bien assurer la promo derrière l’album alors hop, des valises, un seau pour la mise en scène, un peu de blah-blah incohérent en français entre les chansons et ça passera bien. Le public était d’ailleurs tout acquis à leur cause « parce qu’ils sont frenchies eh oh quand même » (j’ai même cru à un moment qu’on allait nous sortir les briquets comme avec Paaatrick Bruel) mais on aurait pu leur jouer le CD que ça n’aurait fait aucune différence : aucune charge émotionnelle dans ce concert, aucun rythme, aucun entrain, aucune âme, de tristes professionnels qui savent utiliser leur instrument mais ne font pas de la musique. Toute la différence avec Zach et Beirut. Malgré des débuts laborieux, leur concert a été à la hauteur des attentes de chacun c’est-à-dire entendre les morceaux tubesques qu’on connait par cœur, une musique vibrante qui monte crescendo, des ponts magiques brisés par les cuivres. Que demander de plus ? Le seul regret peut-être : la longueur des morceaux joués, je m’attendais à quelque chose de plus étiré, un peu plus d’improvisation. Mais comment oser dire que les gens sont partis en raison de la piètre qualité du set ou que le groupe n’a pas apprécié l’atmosphère puisque Zach a lui-même dit être admiratif devant le site de Fourvière et qu’il a fait deux rappels tant il a pris plaisir à jouer et que le public en voulait encore, contrairement à Moriarty qui a mis le couvert et n’a pas demandé son reste, allez hop, à la caisse. Non vraiment, nous n’avons pas assisté à la même soirée.
Pour les Villagers, je peux t’assurer que de la fosse, les gens avaient l’air conquis. Les autres, faut les comprendre : c’est la 1ère partie de la soirée, un groupe inconnu (enfin de la plupart d’entre nous), ils essuient les plâtres quoi. Pour Moriarty et son non-rappel, peut-être juste une question de timing genre « les gars, ouste, on n’a plus le temps, on passe à Beirut » ? C’est con mais ça arrive sur certains concerts et festivals et le problème, c’est qu’on incrimine le groupe dans ces cas-là, ignorants que nous sommes des contingences d’orga. Nan mais sinon je maintiens que c’était pas super Moriarty 😉
Au final j’ai l’impression qu’il y a eu deux soirées parallèles, celle de la fosse et celle des gradins.
Dans les gradins, les gens parlaient pendant the Villagers, écouter a peu près sagement durant Moriarty, et partaient par grappe entière pendant Beirut.
Quand à vivre un concert dans la fosse, je suis d’accord à 100% sauf dans le cas de Fourvière où la prise de hauteur permet une vue plongeant comme on en a pas ailleurs (et parfois ça bouge aussi beaucoup dans les gradins – Cf Blur l’année dernière)
Alors, j’en rajoute une couche puisque j’étais dans les gradins, genre parfaitement placée à la quatrième rangée, assise, relativement confortable et à bonne hauteur. J’ai, comme je l’ai dit plus haut, bien apprécié les villagers, tout en pâtissant des cris et conversations des derniers arrivants, pestant du manque de place, sans aucun respect pour la scène et le reste du public.
J’ai apprécié de ne pas avoir à subir Moriarty en étant debout, ça aurait été encore plus long… Et j’ai regretté de ne pas être dans la fosse pour Beirut, car je n’aurais pas été dérangée par « les bâââssses !! » scandés par les mécontents, ni eu à supporter le dérangement des premiers à partir.
Mais je ne regrette pas du tout mon choix de place !
Alors de mon côté j’étais dans la fosse,
Villagers sympa de temps à autre mais un peu longuet (et gros fou rire a cause du bassiste).
Moriarty je ne connaissais pas et j’ai été enchantée ! C’était vraiment sympa, théâtral et la voix de la chanteuse était vraiment impressionnante. Tous les musiciens d ailleurs ont été vraiment biens, ils ont tous mis une super bonne ambiance.
Et puis Beirut, l’apothéose, le summum ! Je n’ai su que le lendemain (avec tous les articles publiés) qu il y avait eu un souci de basse dans les gradins. Mais de la fosse, tout était parfait, les talentueux musiciens nous ont fait vibrer, pleurer, sourire (niaisement).
Ce soir là, c’etait du beau, et j’ai même envie de dire exceptionnel.