Après vous avoir bassinés pendant des jours avec les Nuits Sonores, on s’est dit qu’on vous devait bien une petite pause… avant de recommencer de plus belle ! Et aujourd’hui, nous recommençons donc, avec un article qui nous tient à cœur, le récit d’une interview d’Agoria qu’a pu réaliser une partie de la team Lyon69, le vendredi des Nuits Sonores grâce à SFR Musique.

Agoria, c’est qui ?

Sébastien Devaud de son  vrai nom est le local hero dont on a pas honte (contrairement à Laurent Gerra ou Mimie Mathy…). Une vraie pointure de l’électro dont la renommée a depuis longtemps dépassé les frontières lyonnaises et française. On lui doit aussi en partie la création des Nuits Sonores.
www.facebook.com/agoriaofficial

SFR Musique, c’est quoi ?

C’est, entre autres, un génial site web qui vous propose de suivre en direct des concerts. Comme ça pépère chez vous, avec un pizza et une binouze sans avoir à payer le billet d’entrée.
musique.sfr.fr

Souvenons nous…

Vendredi 3 juin, journée 3 des Nuits Sonores, 16 heures. A la Confluence, sur le toit du Docks 40, une partie de la team Lyon69 boit des bières les pieds dans une piscine-pédiluve et shake son booty au son d’une bonne petite électro (la vidéo ici, si vous ne nous croyez pas).

17h50. « Les gars, faut y aller, on a rendez-vous en bas dans 10 minutes avec Agoria ! »

18h. Le temps de dire au revoir, d’arriver en bas, on a déjà 3 messages chacun de nos contacts de SFR et de You to You qui aimeraient bien savoir où on est. Goups. Ouf, on aperçoit un chapeau SFR et un monsieur qui ressemble à Agoria (oui, on triche, on l’a déjà croisé la veille, en fait, parce qu’on traîne avec le photographe des stars des Nuits Sonores, c’est pour ça -Edit Silphi : Mais nous on a quand même pas la même distance aux stars- on apprend). Tout le monde prend le soleil et l’apéro. On a un peu moins honte des trois bières qu’on vient chacun d’avaler et de nos coups de soleil, pour la peine.

Début des choses sérieuses

Avant tout, si on est là, c’est que SFR a choisi de convier quelques blogueurs (bon en fait nous et un monsieur du sud dont on ne se souvient pas du nom, Friendly quelque chose, mais qui avait l’air gentil… Ah oui, retrouvé : Friendly Customer !) pour présenter son programme SFR Live Concert, un programme semblable à SFR Jeunes Talents, que vous connaissez peut-être, mais orienté vers la musique. Certains d’entre vous connaissent certainement l’initiative SFR Jeunes Talents pour la photographie, avec des expositions et des concours photos dans le cadre des Rencontres d’Arles, par exemple, eh bien là l’idée est de faire la même chose mais pour la musique. Et avec comme parrain pour l’édition 2011, on vous le donne en mille… Agoria.

L’idée de SFR Live Concerts est toute simple : aider de jeunes artistes (ou pas forcément jeunes, mais en tout cas sans labels) à se produire en live.

Le concours 2011 SFR Live Concert

L’actu post Nuits Sonores, c’est que pour la troisième édition de la Nuit SFR Live Concerts au Grand Palais, le 8 octobre prochain, SFR Jeunes Talents, La Lune Rousse et Tsugi organisent un concours exceptionnel qui permettra non seulement à un jeune talent d’être produit par Agoria, mais aussi de sortir un titre sur son label (Infiné Music), et de jouer en live ou en dj set au Grand Palais ! Pas mal, non ?

Le concours a été lancé mi mai et vous avez jusqu’au 25 août pour proposer un titre, qui sera écouté et sélectionné ou non par Agoria. L’heureux élu passera ensuite une journée en studio avec Agoria et se produira le 8 octobre.

Pour tous les détails pratiques et pour participer, c’est ici : http://musique.sfrjeunestalents.fr/?f=1

Et Agoria, il en dit quoi ?

Eh bien que du bien, et en plus il est drôlement sympa ! Bon, il faut avouer que sur la team présente (Qyrool, Silphi et Camdess), on s’était super bien réparti les rôles pour cette interview : Camdess préparait les questions (mais ne les posait finalement pas, la faute à un marseillais trop bavard qui nous coiffait sur le poteau), Silphi improvisait les questions intelligentes de dernière minute, et Qyrool sautait sur Agoria pour lui faire porter des oreilles de chat et l’inviter à la Food & Shoot Party (il pouvait pas, il était pas là) ! Et nous avons accompli nos missions ! Nous avons tenté de faire bonne figure, nous avons souri, écouté poliment, posé des questions et fait porter des oreilles de chat. Et Silphi a même pris des photos, que vous voyez ici.

Ce qu’on en retient, c’est qu’Agoria est très sympa. Abordable, marrant, simple. Il nous assure qu’il écoutera tous les titres qui seront envoyés pour le concours SFR, même les pires. Nous dit que bien sûr il est conscient que cela peut étonner qu’il s’associe avec une marque, que « c’est un coup de promo, évidemment » mais que lui qui était anti-marque il y a 15 ans a réalisé que grâce à des marques comme SFR et leur réseau, on peut faire découvrir la musique électronique à de nouveaux publics et donner les moyens à des jeunes de se faire connaître. Et ça, ça lui plaît. « Chez Infiné, on passe notre temps à chercher la relève. Des jeunes comme Arandel ou Rone, Clara Moto… » Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas hésiter à envoyer ses projets pour le concours 2011, même des morceaux pas finis, des projets pas totalement aboutis, à la rigueur « surtout des morceaux pas finis« , il précise, « on finira le morceau ensemble en studio« . A ce moment là, on a drôlement envie d’envoyer nos morceaux pas finis pour passer une journée en studio avec lui (bon ok, surtout Camdess).

Faire découvrir la musique électronique, c’est un peu son credo, à Agoria. Et il ne rougit pas quand on lui rappelle que Vincent Carry, le directeur des Nuits Sonores, le présente comme l’un des deux anges gardien du festival avec Laurent Garnier. Quand il nous parle de Lyon et des Nuits Sonores, on sent qu’il est chez lui et que c’est un peu sa famille, cette électro lyonnaise. Son rêve serait de voir naître une vraie « culture club en France« . Une utopie qui n’en est pas une, ou bientôt plus une : « Nuits Sonores est la preuve que ce n’est pas une utopie. Aujourd’hui Nuits Sonores est devenu un label qui fait venir le public, presque indépendamment de la programmation. »

En 2012, pour les dix ans des Nuits Sonores, Agoria ne nous dira pas s’il sait déjà où aura lieu le festival, maintenant que le Marché Gare et la Piscine du Rhône semblent définitivement condamnés. Par contre pour ces dix ans, il nous dit qu’il se verrait bien faire autre chose. « Ca me stresse toujours à mort, un festival comme ça, surtout à Lyon. Alors l’année prochaine, je ne jouerai pas. Je serai plus smooth. Je ferais bien autre chose qu’une présence artistique sur scène. » On prend les paris, on lui dit qu’on imagine pas les Nuits Sonores sans lui aux platines (même si c’est vrai que ça devient presque trop attendu, maintenant) et il est déjà l’heure de se dire au revoir.

En passant on lui demande ses adresses de clubs, à Lyon, et ailleurs, surtout. Il nous cite tous ses copains lyonnais, qu’on ne répétera pas de peur d’en oublier un et de se faire taper sur les doigts, nous recommande le Loft à Barcelone, le Womb à Tokyo, et bien sûr Fabric à Londres. Il est venu à Lyon avec une partie de l’équipe de Fabric et a aimé leur faire découvrir la ville. On demande si un jour on verra un Fabric à Lyon, si lui va rester à Lyon ou partir, ou si ce ne sont que des rumeurs. On rigole. Et on file se préparer à le voir la nuit même au Marché Gare, en bons afficionados.

Et on a vu. Et c’était énorme. Merci Agoria. (T’es choupi.)

Photos : Silphi (interview) et B-Rob (Nuit)