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On continue notre petit tour d’horizon de la Capitale des Gaules en cette nouvelle décennie qui commence. Après avoir regardé le nouveau Lyon sous le prisme de l’architecture et du shopping, place maintenant à la fête !

Il n’y a pas très longtemps, on vous avait dressé la liste de lieux pour sortir à Lyon, l’objectif de cet article est de zoomer sur les spots de sorties en devenir, en gros ceux où vous allez bouger votre popotin dès que les températures vous inciteront de nouveau à sortir.

Ces dernières années, le monde de la nuit a pas mal souffert en France. Non seulement les boites de nuit sont assez impactées par la crise (le porte-monnaie et l’ambiance ne prêtant guerre à la débauche nocturne) mais les établissement sont aussi les proies d’une véritable chasse aux élans de festivité.

A Lyon, ce sont principalement les Pentes de la Croix-Rousse qui ont souffert de cette mise au silence forcé. Quand les premiers bobos encore fougueux s’y sont installés il y a 10 ans, ils trouvaient ça cool d’avoir un bar à proximité, maintenant leur tolérance semble aller se coucher à la même heure que leurs enfants.

Bref en 2010, la nuit va mal. Les « professionnels de la profession » se sont d’ailleurs montés en association pour défendre leur bifteck (ou plutôt leurs mojitos à 10€).

Cela étant dit, il y aussi du positif. Certains quartiers de Lyon sont en train de gagner leurs gallons de spots de sortie et ce n’est étrangement pas ceux auxquels on aurait pensé.

Le 6ème arrondissement se coucherait-il tard ?

La gare des Brotteaux est devenue le centre d’une vie nocturne assez fournie. Même si les établissements situés dans l’enceinte même de l’ancienne gare font assez bling-bling de province, on trouve de  plus en plus d’établissements un peu moins frime et plus accueillants dans les rues avoisinantes.

A la Cité Internationale, c’est encore tout frémissant, mais l’offre de bars et de restaurants commence à s’étoffer dans les allés de la Cité designée par Renzo Piano.  Il manque encore une boite de nuit, mais la proximité du cinéma, de la Salle 3000 et du MAC en font un lieu idéal pour une soirée variées. La clientèle des établissements est moins clinquante qu’aux Brotteaux mais un peu plus âgée (30-40 ans).

La Confluence, le Darling Harbour Lyonnais ?

C’était la grosse inconnue des années précédentes : la Confluence sera-t-elle oui ou non un véritable lieu de vie et de sortie ? En 2010, on a bien envie de parier sur un gros OUI. Alors que l’immense chantier ressemble encore à Bagdad, les premiers restaurants à la Confluence commencent à se remplir et se tailler une belle réputation. Une fois le Pôle de Loisirs terminé, c’est une enfilade de bars et de restaurants le long de la place nautique (sans compter le complexe ciné et le music-hall) qui viendront compléter l’offre. S’ajoute à ça toutes les péniches et les concept boats qui viendront tenter d’égaler sur la Saône, le succès des Berges du Rhône.

Ce qui nous donne le plus foi en la Confluence, ce sont surtout les bruits qui courent sur l’avenir de la Sucrière, notamment le projet de boite-concert-lieu d’exposition concoctée par l’équipe des Nuits Sonores.

De quoi réjouir les nombreux lyonnais qui réclament un vrai gros club électro à Lyon.

Et on peut toujours rêver…

Et si, avec toutes ces tours qui poussent à la Part-Dieu (Oxygène, Incity et surement d’autres à venir), Lyon succombait à la mode Berlinoise qui est d’installer les boites de nuit en haut des buildings ?

Je me vois bien regarder le lever du soleil sur les Alpes depuis le dernier étage de la Tour Incity, avec un mojitos à 10€ (NDLR : Qyrool, tu voulais dire 4 €, non ?!) à la main…

En résumé…

En 2010, tu continueras à danser, à chanter et à mettre tes baskets. Tu oublieras les établissements à proximité des habitations qui seront fermées avant que le videur ait eu le temps de te refouler et tu fileras dans les lieux plus insolites (gares, entrepôts, péniches, tours, etc.) où l’éloignement des riverains ouvre un grand champ des possibles.

Crédit Photo www.b-rob.com