Cette Semaine, ce sont les lecteurs de CityCrunch qui prennent les commandes du webzine !
Aujourd’hui, Maxime vous emmène faire un grand tour dans Lyon… en longboard. 

J’aime Lyon parce que j’aime me balader à Lyon.

C’est avec cette phrase que j’ai ouvert le résumé de mon article pour la « semaine spéciale lecteur » de Lyon City Crunch, et j’ai envie de faire pareil pour mon article, avant tout parce que c’est vrai.

Il est 11h, j’ai pris mon thé à la maison, je me suis douché et je suis descendu dans la rue, avec Sophie sous le bras.

Comme il fait un peu chaud aujourd’hui, j’emmène ma chérie faire un tour au tunnel de la Croix-Rousse. Là bas, je suis sûr qu’on sera tranquille et que l’asphalte sera juste parfaite.

J’enfile mon casque (audio), je grimpe un peu vers le pont de Lattre, sur la piste cyclable.

Je vérifie que la voie est libre puis je monte sur Sophie, et laisse ses roues prendre de la vitesse vers ce qui est parti pour être un bon dimanche de ride.

Le tunnel de la Croix-Rousse, c’est un peu mon plaisir coupable : il fait beau et je devrai profiter du soleil, mais là j’ai envie d’être seul avec ma board, et de faire des pointes de vitesses sur un béton bien lisse.
Donc je trace, en jetant un œil aux jeux de lumières bien kitsch du tunnel, et finis par arriver à Valmy sans m’en rendre compte, où le soleil me fusille la rétine.
Lunettes de soleil, on regarde autour de soi, on profite de la petite église et des trois arbres qui ont été plantés là, et on repart, Sophie et moi, direction Sud vers Hôtel de Ville. Je ferai les quais de Saône vers l’Ile Barbe une autre fois.

 

En traversant le pont George Clémenceau, je m’arrête. Je m’arrête toujours en traversant un pont pour une raison simple : la vue est toujours dingue le long des fleuves.

Un regard vers le Nord, puis vers le Sud… Bon OK, c’est pas le pont le plus sexy de la ville. On réessayera plus bas, là où on peut effectivement voir les collines.

Il est 11h45, et le soleil me donne juste assez chaud pour que le vent me fasse du bien.
C’est parfait.

Sur ma gauche, je retrouve le quai Arloing.
Celui-là, je le connais comme ma poche : j’ai fait la route des dizaines de fois pour aller retrouver ma copine de l’époque après le boulot, aux premières lueurs du jour. J’y ai ridé dans les pires états et pris les gamelles les plus tristes de ma vie.

Mais j’aime bien ce quai.

On y trouve une voie de vélo/bus immense, mais beaucoup trop « granuleuse » pour être agréable. Du coup, je reste sur le trottoir étroit en slalomant entre les bouches d’égouts et autres plaques EDF en passant devant les Subsistances et quelques vestiges d’aqueducs romains.

C’est classe mine de rien.

Là, il y a un arbre dont les branches dégueulent sur les passants, alors je m’accroupis, plus proche de la route et de Sophie, et je passe juste en dessous, tout fier d’avoir gardé mon équilibre sur un truc qui est loin d’être compliqué à faire.

A 12h30, j’aperçois le Wallace, et j’ai le ventre qui grince. Il est temps de me trouver un truc à manger.
Direction la Passerelle Saint-Vincent, où je m’arrête 2 bonnes minutes pour admirer la vue, entre la colline qui prie et la colline qui travaille.
Y’a jamais la même lumière ici, et entre les immeubles de canuts, la Basilique et ces barres d’immeubles perdues au milieu de la verdure, ça en devient carrément irréel.

Putain c’est bon d’être à Lyon.

Je finis par aller vers ma boulangerie, au pied de la Fresque des Lyonnais, je me prends mon sandwich et j’avance.
Petit crochet par la rue Sainte-Catherine pour faire un coucou à l’Abreuvoir, puis je me pose pour manger sur les marches de l’Opéra, où j’observe ces Lyonnais du dimanche qui errent sans but avec mon jambon-fromage. Léger coup d’œil jaloux aux skaters de la place Louis Pradel qui enchaîne les tricks, puis je m’engage sur la rue de la République, en plein milieu de la voie parce que c’est le seul spot praticable sur cette avenue (qui n’en est pas une).

A 13h40, j’arrive sur la section piétonne de la rue pour me faire de la balade pure, allant à mon rythme en regardant ce qui se passe autour de moi. Entre deux slaloms, j’aperçois le mec qui se déguise en robot et qui ne bouge que quand un gone lui donne une pièce.
Un peu plus loin, je croise un type du Sidaction. Ca leur fait toujours plaisir de réussir à arrêter un longboardeur, je crois que c’est leur petit défi lyonnais. Alors je m’arrête, je lui dis que je suis « déjà donateur » avec un sourire, puis je repars.

Je me laisser porter par mon élan pour arriver à Bellecour, où je bifurque à gauche pour passer au dessus du Rhône (et m’arrêter pour regarder la vue).

Y’a du monde sur les quais.

Il est 14h quand j’atteins Guillotière.

Arrivé du pont, je commence par ignorer la voie vélo trop étroite pour slalomer entre les voitures, passe devant la Faute aux Ours, et finis rue Sébastien Gryphe.


La route n’est pas dingue mais elle est calme, ca me permet de passer devant Trollune pour finir par arriver au Court Circuit… qui est fermé le dimanche.

Merde.
Moi qui rêvais d’une bière sur leur terrasse…
Tant pis.
Vexé, je commence à me diriger vers la maison.

Je prends la grande rue de la Guillotière vers l’université Jean Moulin, ou Lyon 3, pour remonter vers la Part-Dieu en longeant le tram par la rue du général Mouton-Duvernet.


C’est probablement l’une de mes balades préférées.
Partir de cette vieille bâtisse pour remonter une rue large, cernée de verdure et d’immenses bureaux ultra-modernes, c’est unique.


Pour ne rien gâcher, la piste cyclable est un bonheur à pratiquer, et on découvre ces buildings de verre et de métal qui se suivent sans jamais prendre trop de place.

Je ne m’en suis toujours pas lassé.

Ensuite, on arrive sur le quartier de la Part-Dieu, pas très joli et dont le seul passage un peu rigolo se trouve au début de la rue Gorge Pompidou, entre les rails du tram qui passe sous le centre commercial (je crois).

J’y arrive vers 15h, et pédale ensuite jusqu’au pont Wilson qui me rapproche de chez moi.

De là, les plus attentifs connaissent déjà la route : plein Nord.

Enfin arrivé, j’enlève mon casque, remonte chez moi avec ma Sophie sous le bras, ouvre ma porte et me pose avec une BD.

Puis, finalement, je m’ouvre une bière.

Le résumé du parcours en 1 carte

8 commentaires

    1. Franchement, yen a marre de tous ces cyclistes nazis qui dictes leur loi en ville ! Il ne se passe pas une journée sans que je manque de me faire renverser par ces foux furieu qui ne respectent rien ! La peur doit changer de camp sans ai trop !

      1. Vous n’êtes pas embêtée pas les voitures bcp plus dangereuses qui sont partout et qui infectent la jolie ville avec leur bruit, pollution, et du VRAI danger? Même pas parlant de la pollution qui nous donne chaque année des pics de pollution graves. C’est qui le vrai ennemi Poulette? En plus, c’est étudié et vérifié que les cyclistes sont forcés de ‘casser les régles’ de la route pour éviter des collisions avec les voitures! Ils ‘ne respectent rien’ dans vos yeux, mais le plupart de manoeuvres que vous appelez dangereux sont fait pour éviter des accidents avec les voitures qui ne respectent pas les régles de la route, et bien sûr pas les pistes cyclables. Reflechissez un oeu et faire un peu de recherche avant d’appeler des gens des nazis.

      2. Bah en plus vous parlez de cyclistes qui dictes (dictent) leur loi en ville? Mais franchement, regardez autour de vous. Vous avez remarqué que le plupart de l’éspace est consacré aux voitures, un gaspillage d’éspace enorme car 99% des voitures sont ‘remplies’ avec une seule personne? Bien sûr les routes, les parkings, le parking de la rue, les cyclistes, les pietons, les skaters, ils ont trés peu de place pour leur manière de deplacement bcp plus efficace. Et voila, b*tchslapped.

  1. Super article!
    Avec de bons conseils sur l’état de la voie (trés important en skate) et sur les endroits où profiter du paysage (illustré par des photos pas dégueus), MERCI !

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