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Samedi matin, je me baladais du côté des Berges du Rhône, le soleil montait lentement au dessus des immeubles tandis qu’une légère brume flottait sur le fleuve. Arrivé au niveau du Pont de la Guillotière, je sortais mon smartphone pour rendre une photo de la colline de Fourvière qui se détachaient entre deux immeubles de la Presqu’Ile. Problème : une immense pub pour l’iPhone 7 sur les échafaudages du chantier de l’Hôtel Dieu se tapait l’incruste dans un photo bombing des plus disgracieux.

La pub a toujours fait partie de notre quotidien, mais quand elle s’impose à nous de façon aussi massive, n’en devient-t-elle pas trop agressive pour notre cerveau pourtant biberonné au marketing ?

Voilà le sujet de notre nouveau POUR ou CONTRE !

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Pour les pubs sur les façades des immeubles

L’argent : qui dit pub dit argent et plutôt celui des annonceurs que le nôtre. La pub a déjà montré son efficacité à financer des services plus ou moins publics. On sait bien que les transports en commun seraient plus chers sans la pub et que l’on peut pédaler quasi gratuitement sur les Vélo’v grâce à JC Decaux. Donc quand une immense publicité permet de financer des travaux de rénovation, on est plutôt pour.

L’esthétique : je sens que vous allez être plus d’un à hurler en lisant ce paragraphe mais oui, la pub peut-être belle. Elle peut même embellir un panorama. Il y a quelques mois, à la place de la pub pour l’iPhone 7, il y avait déjà une pub pour l’iPhone mais il s’agissait des grandes photos prises par le dit téléphone. Il y avait un petit effet expo photo géante assez agréable à l’œil. Et puis prenons l’exemple de Time Square : la place New-yorkaise serait-elle aussi mythique sans ses immenses panneaux publicitaires.

CityCrunch : sur CityCrunch, la pub est une partie de notre modèle économique. Si vous lisez présentement cet article sans avoir eu à débourser un centime, c’est parce que des annonceurs ont bien voulu acheter de la publicité sur CityCrunch. Donc on se voit mal dire : la pub c’est mal (mais on le fera quand même, plus bas dans l’article, fous que nous sommes).

Petit aparté à ce sujet, pour les utilisateurs de Ad Block. Si vous aimez CityCrunch ce serait bien de désactiver vos ad block pour notre blog (ça se fait assez vite dans les paramètres). Au delà du fait que ça nous permet de vendre nos pubs plus cher (ça, vous vous en foutez un peu), il y a souvent des bons plans pour des concerts, spectacles et autres. Nos pubs étant gérées par le Petit Bulletin vous avez plus souvent des pubs pour des événements culturels que pour des boîtes de ravioli (ou pour l’iPhone 7 !).

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Contre les pubs sur les façades des immeubles

La pub c’est le mal : pas la peine d’argumenter là-dessus, non ? Vous saisissez l’idée 😉

La pub c’est moche : comme je le disais en début d’article, la pub iPhone gâchait complètement le beau panorama le long du Rhône. Aujourd’hui, en ville, il est difficile de prendre des photos sans aucune pub dessus. Malaise :-/
Quand les panneaux publicitaires ont envahi les sorties des villes et les ZAC, on a trouvé ça moche mais on a trop rien dit, les lieux n’étant pas les endroits les plus bucoliques de notre territoire, mais quand des gros messages commerciaux s’affichent en plein milieu d’une zone classée Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO on a envie de hurler contre ce saccage visuel.

La pub ça s’arrête jamais : aujourd’hui, on nous dit que cette pub est temporaire afin de financer les travaux. Mais qui nous dit qu’à terme ce genre de pub ne deviendrait pas permanent. Au même endroit de l’autre côté du fleuve, d’immenses lettres s’imposent sur les toits des immeubles autour de la place Jutard. Sans comptez que la pub pourrait financer encore beaucoup d’autres choses. A quand des billets d’avion gratuits si vous acceptez de regarder pendant toute la durée du vol des publicités (avec l’avion qui s’arrête si vous détournez le regard ou fermez les yeux ^^).

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Verdict

Jusqu’où la publicité reste acceptable pour financer des projets ou des services ? C’est la question qu’on vous pose, chers lecteurs. Donnez votre avis dans les commentaires en commençant votre message par POUR ou CONTRE. On éditera l’article avec l’avis majoritaire en fin de semaine.

Allez je vous laisse je vais m’acheter un iPhone 7…


Quoi?! Vous ne suivez pas encore Lyon CityCrunch sur Instagram? Oh lala ! C'est par ICI.

10 commentaires

  1. Je ne suis pas fan de la pub, mais je comprends qu’elle fasse partie du système et je l’accepte, notamment quand je consulte des sites internet. Je clique donc je vois.
    Ce qui me gene là, c’est la taille de l’engin. C’est de l’agression visuelle, on est « obligés » de voir l’affiche. Même quand on se ballade au bord du Rhône, on ne voit que ça … Ces pubs devraient être moins grandes, visibles à l’échelle du bâtiment restauré et ses alentours proches. Mais pas à plusieurs centaines de mètres…

  2. Pour, parce que en soit c’est nécéssaire pour les entreprises, ca peut être cool, parfois informatif et défendre des causes autre que commerciales. MAIS, Quand c’est trop, c’est moche. Les pubs géantes, c’est juste pas beau, c’est chiant à regarder et ça gâche franchement les paysage. Encore heureux qu’à lyon c’est pas aussi agressif & violent qu’à Paris.

  3. Tout ceci est très discutable : dans l’hyper centre ville les publicités géantes cachent souvent le ravalement de façade ; une pub géante c’est ( peu-être ) moins moche que des échafaudages et des vilains plastiques qui volent au vent ……….à voir

  4. Et puis c’est bien on voit de la pub pour le petit frère en désactivant ad block et fort heureusement vous faites ça de manière plutôt courtoise je trouve.
    Sur combien de site quand on arrive un vilain pop-up vous dit de désactiver ad block, le pire je crois que c’est celui de l’Equipe qui a comme slogan : « Vous êtes hors-jeu ! » (alors que soit en dit en passant un grosse partie de leur publi sont en premium dorénavant.)
    Sinon pour en venir au sujet des bâches publicitaires et bah « moué », je trouve ça pas si mal si ça contribue à financer une partie des travaux et cela peut être esthétique si la pub l’est, un joli pansement en quelque sorte 🙂
    Et quoi qu’on en dise sans pub, il y a bcp de services gratuits qu’on aurait pas et qu’au final on paye sans s’en rendre compte !
    Et vous LCC et le Petit Bulletin vous êtes le côté glorieux de ce bon côté du gratuit !

  5. COMPLETEMENT ANTI PUB DANS LA RUE
    j’ai récemment versé toute ma haine contre la commerciale d’une société de livraison venue me démarcher. Je ne supportais pas leur campagne de pub ultra agressive et illégale. prospectus sur les portiere des voitures et velo qui finissent tous dans le caniveau, tag sur la chaussée, velo peinturluré accroché au mobilier urbain, occupation des espaces réservés aux associations et événements culturels. La pub mal utilisée ça me renvoit tellement une mauvaise image de la société que ça me fait l’inverse de la réaction escomptée.

  6. POUR….
    Fondateur d’une des sociétés (la seule lyonnaise….) qui réalise ce type d’opération je vais apporter un peu d’éléments factuels.
    Concernant l’esthétisme…. c’est l’affaire de chacun. Sachez tout de même que nous sommes contrôlés par la ville et les Bâtiments de France qui en fonction du type d’édifice (comprenez protégé ou non) donnent leur aval avant que l’on imprime le moindre m². Vous admettrez que si vous trouvez des pubs moches (ce qui est votre droit), vous n’en n’avez pas vu d’offensente ou dénigrante…
    J’ajoute que seule 50% de la surface totale imprimée peut contenir de la publicité….. Sur la plupart de nos projets on est plus proche de 40 pub / 60 décor.

    Parlons redevance : en fonction de la taille du projet, de sa durée, c’est entre 20 et 80% du montant des travaux qui est absorbé par la location des espaces. Pour vous donner un ordre d’idée, à Lyon on ne peut réaliser ces opérations que sur batiments protégés. Une restauration de façade vaut entre 2 et 3 fois plus cher qu’un ravallement traditionnel….
    J’ajoute que la ville (et la c’est systématique), collecte au passage une taxe sur la publicité – entre 5 et 6€ le m² par mois. Je vous laisse faire les calculs…. On peut imaginer que ces fonds permettent de financer des creches ou des services dont on a besoin en tant que lyonnais.

    Ces pubs permettent à des boites locales qui réalisent les travaux, dont certaines avec un savoir-faire rare, de participer à la restauration de notre ville. Sans cet apport j’ai un doute sur le fait que les propriétaires réalisent toutes les petites options que leur demande les ABF et qui, une fois l’échafaudage démonté, font que notre ville est l’une des plus belles de France.

    Paris vaut bien une messe…. notre patrimoine vaut bien une publicité, même XXL, ET éphémère….
    Je ne vous demande pas d’être d’accord, mais vous aurez un peu plus d’éléments pour réfléchir au sujet. A bientôt

    1. Merci JA, c’est hyper intéressant comme info, après c’est sur on aime/on aime pas, mais au moins on connait les enjeux.
      perso, je trouve cela plus sympa quand la pub a un lien avec le lieu ou l’environnement.

    2. Merci pour ces infos en plus. Je crois qu’ici la plupart des gens ne sont pas dérangés par ce type de pub… Sauf dans le cas de l’Hôtel Dieu, là ça devient vraiment de l’agression visuelle… On le voit absolument de partout, impossible d’y échapper. Dans le même genre on avait l’immense pub Caisse d’Epargne sur la Tour Incity quand ils ont emménagé à l’intérieur.

  7. Merci d’ouvrir ce débat. Je reviens sur deux points importants :

    1 / Comme vous le soulignez, à Lyon l’affichage publicitaire est réglementé selon les zones. Vous avez le détail sur le site de la VDL :
    http://www.lyon.fr/demarches-lyon-en-direct/professionnels/commercants-sedentaires/reglementation-de-la-publicite.html

    La bâche dont vous parlez se situe en zone de publicité restreinte de niveau 1 où seule la pub sur mobilier urbain est autorisée. Objectif : limiter la taille et la présence de la pub, qui doit ici rester discrète. Cependant, il existe une dérogation pour les palissades de chantier, donc j’imagine les échafaudages. Mais convenons-en, ces pubs géantes, même légales, restent parfaitement contraire à l’esprit voulu par le législateur, car c’est impossible de ne pas les voir. On devrait pouvoir se balader à Lyon sans avoir un téléphone géant hors de prix sous le nez, auquel on peut difficilement échapper.

    2 / L’argument  » qui dit pub dit argent, et plutôt celui des annonceurs que le nôtre » est hélas faux. Car le budget dépensé par une marque dans la pub est intégralement réintégré dans le prix de vente d’un objet. L’argent des annonceurs, c’est celui des consommateurs ! Sur une paire de baskets ou un téléphone de marque, le prix matières premières + main d’œuvre est dérisoire rapporté à celui de la pub et du marketing… Le prix de l’Iphone serait certainement 3 fois moins élevé sans la pub ! Sauf que sans le matraquage publicitaire, il ne s’en vendrait pas autant et les gens d’Apple arrêteraient de sortir un nouveau téléphone « indispensable » tous les 6 mois.

    Pour ou contre les bâches, chacun se fera son avis, mais à la lumière de ces deux arguments.

    1. Merci pour ce commentaire très précis.
      Pour le 1/ effectivement il faudrait probablement mieux légiférer sur le sujet.
      Pour le 2/ Effectivement c’est l’argent des consommateurs, mais dans le cas de l’iPhone ce n’est même pas l’argent d’Apple qui fait payer ses pubs par les opérateurs…

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