On l’a dit sur ce site lors de l’autre semaine verte, St-É c’est l’épicentre du hipstérisme.Et quand on parle de hipster, on ne peut pas négliger le vélo comme accessoire indispensable de cette personne énervante. Et nous, on aime plus le vélo que le hispter. Alors quand une expo rend hommage au biclou, on fonce !

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Photo issue du site du Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne
St-É et le vélo sont intimement liés. Au point que la ville est devenue capitale du vélo. Et qu’elle lui consacre une section de son Musée de l’Art et de l’Industrie (étage inférieur du bâtiment). Et qu’elle en a remis une couche cette année avec l’expo « Cycle, un siècle de savoir-faire » depuis fin juin dernier avant que le Tour de France 2014 ne repasse par la ville lors de l’étape du 18 juillet.Une très chouette expo qui nous conte la belle histoire du vélo en France. Cette belle histoire qui prend sa source à St-Étienne, au 19ème siècle avec la reproduction en croquis du premier vélo anglais en visite en ville qui devient le premier vélo stéphanois (true story). A partir de là, la ville se prend d’amour pour la roue en version 1, 2, 3 et parfois même 4 roues.Manufrance, Mercier, Hirondelle, Ravat, des noms de légende aujourd’hui. Mais des noms avant tout stéphanois !

Des familles, des passionnés, tout le monde s’y met à St-Étienne pour produire des vélos entiers ou des pièces détachées. Bientôt, c’est une production de masse entre grosses industries et petites structures familiales et toute la région Rhône-Alpes qui travaille au vélo.Mais tout comme le Tour de France et son panachage d’étapes de montagnes, de contre la montre et d’étapes plus pépères (genre l’arrivée sur les Champs-Élysées ^^), la production de cycles a connu des hauts et des bas. Les hauts, de 1900 à 1970, les bas de 1980 à 2000 avec l’arrivée de la concurrence asiatique (et principalement japonaise). L’automatisation, force de masse japonaise, met à mal la production stéphanoise et bon nombre d’entreprises stéphanoises ne se relèveront pas.

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Heureusement avec le retour au tourisme vert, cyclotourisme, la reprise est là avec le bobo, puis son petit frère le hispter dans les années 2000 ! Non, je déconne, ils ne sont quand même pas si nombreux ou sinon, on se serait déjà tous petit-suissidés avec leurs bretelles ou auto-étouffés avec leurs bonnets. L’expo rappelle que le vélo n’est pas qu’un moyen de transport ; c’est un mode de vie. Cyclotourisme, compétition sportive, alternative à la voiture (les coursiers des années 90, les vélos en libre-service des années 2000), les usages sont divers. On peut admirer également des affiches publicitaires et des pièces détachées de belles compositions.On trouve même des pièces collectors comme le vélo de Jeannie Longo qui lui a permis d’établir le record du monde de l’heure à Mexico en 1989 ou un triporteur de livraison de la société Casino (entreprise stéphanoise bien sûr !).

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En résumé, une expo très réussie, super pédagogique, agréable à l’œil avec une belle scénographie composée de grands panneaux colorés et de moult beaux modèles de vélos.

L’expo joue à fond l’identification locale avec une carte interactive obtenue par le croisement de 2 plans de la ville de St-Étienne version années 30 et 2010 qui répertorie et transpose les lieux de production de l’époque dans la ville d’aujourd’hui. 
Bref, un régal pour les amateurs de la petite reine.
Un tout petit moins intéressant pour ceux qui ont déjà visité le musée mais des pièces inédites ont été prêtées, notamment par des habitants de la ville.Et si vous vous dîtes « ça va bien St-É, ils nous ont déjà volé notre 21ème victoire en derby, ils ne vont pas non plus se la jouer maillot jaune », et ben si.
Parce que figurez-vous que nos bons gros Vélov’, bah ils sont fabriqués par Mercier-France-Loire.

L’exposition « Le cycle à Saint-Étienne, un siècle de savoir-faire » se termine le 5 janvier 2015 et coûte 5€.
(Et si vous en voulez encore, rdv dans la salle inférieure du Musée pour admirer une belle brochette de vélos préhistoriques).

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