C’était le week-end dernier. Comme tout bon Lyonnais qui se respecte, on s’est tous précipité place Bellecour pour recevoir notre petite bible annuelle des bons coins lyonnais : j’ai nommé le Petit Paumé!

Plus qu’un guide, une tradition

Rien à redire : la tradition est maintenant bien ancrée dans les mentalités lyonnaises. Après 44 éditions, disons que le Petit Paumé a fait du chemin, touchant toutes les générations de Lyonnais et s’imposant comme une référence en matière de guide de la vie à Lyon. Mais, il n’en demeure pas moins une institution controversée, souvent critiquée pour son manque de finesse ou de justification.

Alors, chez LyonCityCrunch, on a décidé de peser le pour et le contre, histoire de savoir ce qui rend le Petit Paumé indispensable et ce qui le tire vers le bas. Le tout en restant critique et juste, comme d’hab’ (non, parce qu’il faudrait pas nous taxer de snobisme, non plus!)…

Les plus du Petit Paumé

 1 ) Un must have du vrai Lyonnais

Clémentine : « Avec le nombre d’année, c’est devenue un élément de la ville à part entière, un peu comme la Fête des lumières, les Nuits Sonores ou le Petit Bulletin qu’on récupère à la boulangerie… C’est un « objet culte » que chaque lyonnais se doit d’avoir dans sa bibliothèque Billy non ? »

Emilie : « Il y a une quinzaine d’année, le PP, c’était l’occasion de briller en société. C’était un peu ma bible d’ailleurs. Je le feuilletais dans le métro avant une soirée pour savoir où on allait atterrir. »

Guillaume : « Quand tu arrives sur Lyon, tu en entends forcément parler. C’est presque à travers lui que tu découvres la ville. »

 2 ) Un événement à part entière

Clémentine : « Les différents évènements organisés Place Bellecour, et même à Villeurbanne ou dans le Vieux Lyon animent la ville. »

Guillaume : « La Nuit du Petit Paumé, c’est quand-même pas n’importe quoi. Tout comme les animations proposées lors de la distribution. Le PEtit Paumé touche un large public, petits ou grands. »

3 ) Un guide atypique

Emilie : « Souvent créatif, beau et drôle.  »

Myrtille : « Je me rappelle de celui qui avait un thème années 20. Graphiquement il était très réussi. »

Les moins du Petit Paumé

1 ) Un guide un peu dépassé

Pierre : « Avec des sites comme Yelp ou Trip Advisor, ça n’a plus trop d’intérêt. Ca doit servir qu’au 30% des gens qui n’utilisent pas internet. »

Clémentine : « A l’heure d’internet, le concept du gros bouquin est dépassé, je trouve. J’imagine que le temps que le test soit fait, l’article écrit et le bouquin imprimé et distribué, l’avis a déjà 6 mois ! Et donc, fatalement, quand je le récupère, je le feuillette et le reste de l’année il prend gentiment la poussière pendant que je cherche un restau sur le web… »

Emilie : « J’en ai toujours un de l’année en cours chez moi, mais je ne l’ouvre plus du tout. »

2 ) Des critiques peu constructives

Clémentine : « Globalement, je n’accroche pas avec la façon dont les avis sont écrits. C’est un humour potache : jeux de mots et calembours qui sonnent très « BDE de grande école » (tiens, tiens…), voire « bande à Ruquier » (aïe, aïe), et qui ne donnent finalement pas beaucoup de renseignements sur le lieu… Quand je cherche un tatoueur et que la seule chose qui ressorte soit « hygiène irréprochable », j’ai envie de dire : « Heureusement ! ». »

Anthony : « Certes, elles sont parfois bien tournées, mais au final, il arrive qu’on ne sait pas le type de cuisine, ni même si c’est bon. »

3 ) Le problème de la pub

Guillaume : « Je trouve que la pub gâche l’ensemble. Il y en a trop. Ca rend la lecture beaucoup moins agréable. Ca lui donne un petit côté annuaire. On le feuillette vite fait et le repose bien gentiment. »

Clémentine : « Je reste assez sceptique quant à l’impartialité des avis… Vous pensez vraiment qu’un commerçant qui achète un encart puisse se faire démonter par la critique ? »

Alors, cher lecteur, qu’en penses-tu ? Ton avis nous intéresse. Donc, n’hésite pas à apporter des POUR ou des CONTRE dans les commentaire et éclairer un peu notre lanterne.

Edit : Bon, on vu des commentaires, la balance semble quand même pencher fortement d’un coté. Alors on peut le dire, le Petit Paumé, on est :

contre