bibliothèque

… quand on est une fille, sans mec sous la main, sans voiture, et avec de la guimauve à la place des biceps.

Nous avons testé pour vous le plan méga galère !
Voici la marche à ne pas suivre :

Le bibliothèque municipale style, ça lasse

Mon salon était un véritable CDI.
Avec un classement alphabétique ET par genres littéraires.
Il ne manquait plus qu’un portique à l’entrée et on s’y croyait.
Action-réaction : je trie et je fais place nette.

Samedi : la mission Gibert

50 kg de bouquins, une valise XXL et l’affaire est dans le sac (de voyage).
Il fait beau, le soleil brille, j’ai l’impression de partir en voyage, je croise deux petits oiseaux adorables, on fait un bout de chemin ensemble, on papote tranquille : tout s’annonçe donc très bien.
MAIS, un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre a pied, ça use la roulette.
Et là c’est le drame.
Un triangle isocèle à la place de la roulette, finie la roulade.

Voilà voilà.

Plantée au beau milieu des berges, avec une vue imprenable sur la grande Poste, et le store de Gibert bien en vue, qui me nargue, là, à 100 mètres.
Tout va bien.
Bien entendu, j’ai presque plus de batterie, et je tente l’appel à un ami AVEC les contraintes des 60-secondes-top-chrono mais SANS million à la clé. « Oui, sur les Berges. Viens avec ta valise, c’est une question de vie ou de mort. Merci. Je t’adore. Bisous. Vraiment je t’adore. Je dois raccrocher. Biso… »

La situation n’est pas si pire.

En une heure de poireautage, j’ai pu :
– bronzer grave
– ne pas bouquiner (j’avais l’embarras du choix, mais en même temps, j’étais plutôt en froid avec mes bouquins, là, pour tout dire)
– lambiner sur le trottoir sans équivoque : une belle tenue de déménageuse bretonne permet de ne pas être confondue avec Pamela Anderson, aussi distinguée soit-elle.
– refuser poliment l’aide de mecs hyper sympas :
«  Vous avez un problème de valise ? Je peux vous aider ? »
« Je ne voudrais pas bafouer votre virilité, mais, comment dire, à côté de ma valise, Excalibur c’est de la gnognotte ».
« Ah, ma valise ? Non non, merci, vous êtes très aimable. All is under control. Je fais juste une petite pause pour admirer la Poste
. »
Sourire méga décontracté de rigueur, histoire d’être crédible.

Sauvetage en règle grâce à ma Schtroumpfette préférée.

Nous passerons sur le trafic de bouquins en plein milieu des Berges, sur les voitures qui nous regardaient bizarre, sur l’embouteillage monstrueux qu’on a créé chez Gibert.

Conclusion

Le service rachat de livres chez Gibert est fermé entre midi et deux et ne prend vos bouquins que :
– s’ils ont un code barre en 4ème de couv’
– s’ils ne sont pas farcis d’annotations
– si le stock n’affiche pas complet pour le titre en question
Ce qui, en soit, est complètement légitime, MAIS que je n’avais pas anticipé…
La moitié me reste donc sur les bras, mais, mais, mais : 150 € de gains, youhou !! (dont la moitié réinvestis illico presto en CD, mais ça c’est une autre histoire).

Bon à savoir, plan B, le service dons du foyer Notre Dame des Sans Abris est ouvert 7 jours sur 7 et ils prennent aussi les bouquins.

Moralité : mission accomplie.

Si vous avez des idées pour re-remplir mes étagères, je suis preneuse !