Depuis quelques années, les escape games ont envahi Lyon. Plus lentement mais quand même sûrement, c’est au tour de la réalité virtuelle de faire son apparition dans l’offre de divertissement lyonnaise.

La semaine dernière, nous avons pu tester Dreamaway, une salle de réalité virtuelle en plein centre de Lyon, à 2 pas des berges du Rhône. Laissez-moi vous raconter ça.

A notre arrivé, Johanna, la maitre de jeu, nous accueille pour le brief. Aujourd’hui nous pourrons vivre 2 expériences : Bow Island, un jeu de tir à l’arc en équipe, et Propagation, un jeu collaboratif à 2 où il faut dégommer des zombies.

Après avoir bien écouté les explications, on s’installe dans nos box respectifs.

C’est parti pour le tir à l’arc

On commence par Bow Island. On est 5, il y aura donc une équipe rouge avec 3 personnes (Qyrool, Clémentine et moi), et une équipe verte avec Jill et Marlouzette, qui seront aidées par une IA (une Intelligence Artificielle, l’ordinateur, quoi). Johanna nous donne deux petites manettes chacun, elles nous serviront à prendre l’arc et les flèches. La prise en main se fait facilement, on pose la flèche sur l‘arc, et plus on tend plus la flèche va partir loin, comme dans la vraie vie.

On se prend assez vite au jeu. On commence à dégommer les bateaux et des dragons ennemis, mais je dois bien avouer qu’en tant que newbie, j’ai un peu du mal à adhérer au jeu, et surtout, je n’ai pas le réflexe d’essayer de trouver des astuces pour tirer plein de flèches d’un coup (coucou Jill) ou de tester si les éléments autour de nous ont une fonction ou sont juste du décor (je n’en dis pas plus, à vous de trouver). Au bout de 20 min, c’est l’assaut final. Heureusement car je commençais à trouver le temps long. En effet j’ai trouvé le jeu assez peu monotone, notamment à cause de la musique qui tourne en boucle. Cet avis n’est pas partagé par mes comparses, certains pensaient avoir joué même pas 10 min. Sans surprise, j’obtiens le plus mauvais score, mais je me console en me disant que c’est moi qui ai descendu le plus de dragons.

A nous les zombies

Pour la deuxième expérience, nous ne sommes plus en équipe, juste en duo. Qyrool a pitié de moi et se met avec moi. Nous avons 2 armes à notre disposition : un fusil à pompe qui permet d’exploser les zombies d’un coup mais qui n’a que 7 balles que l’on recharge une par une, et un pistolet moins puissant, mais qui se charge directement avec un chargeur de 15 balles.

Une petite phase d’adaptation aux armes est prévue et je suis bluffé par le réalisme du graphisme (surtout que contrairement au premier jeu, on voit son copain en pied), ainsi que des réactions des objets quand on leur tire dessus (j’ai pas essayé de tirer sur Qyrool, tiens, pour voir ce que ça faisait, hihihi). Viennent ensuite les zombies et là, étrangement (je rappelle que je suis un newbie en jeu vidéo), je me prends vraiment au jeu. Je m’applique à dégommer les zombies qui nous foncent dessus. Mais j’ai toutes les peines du monde à recharger mon arme, voire à la récupérer par terre (apparemment c’est un bug de mon poste, normalement c’est plus facile) et du coup je me fais rapidement bouffer. C’est assez terrifiant ! Même si les zombies ne sont pas réels, la réalité virtuel les rend incroyablement présent. Un de membres de notre petit troupe ne supportera pas le jeu plus de 2 minutes tellement c’était flippant (mais je ne balancerai pas qui).

Après 10 secondes de pénalité, je suis de retour dans le jeu. Heureusement qu’on a autant de munitions et de vies qu’on veut… Et quand on a plus de munitions, on peut même leur donner des coups de poing. Je pense que, vu de l’extérieur, ça devait être drôle de me voir de tenter des esquives.

Après être mort un million de fois (au moins) on finit par abattre le dernier vilain zombie. Victoire !

Notre séance de jeu est terminée. Il est grand temps de vous dire ce qu’on en a pensé.

Verdict

❤ On a aimé :

  • L’immersion du jeu, en particulier pour les zombies
  • La prise en main relativement facile et à portée de tous
  • Le côté compétition du premier jeu et le côté collaboratif du deuxième
  • Le confort (pas de sensation de nausées ou de vue qui se trouble)
  • Le prix accessible pour ce genre d’expérience : 16€ en heure creuse par personne (22€ en heure pleine).

☁ On a moins aimé :

  • Le briefe un peu succinct et le manque de scénographie et de décor avant le passage au virtuel
  • La scénarisation faiblarde des jeux
  • Le côté assez répétitif

Comme dit plus haut, je ne suis pas vraiment un gamer, mais j’ai été agréablement surpris par le graphisme et par la prise en main relativement facile. Au final, on oublie rapidement qu’on est dans un box, dans un immeuble, dans Lyon et on se plonge totalement dans le jeu. Bref, si vous voulez vous amuser entre potes dans un monde virtuel c’est une super activité à tester.

Pour ceux qui se demanderaient si c’est mieux ou moins bien que I-Reality qu’on avait testé il y a quelques semaines, je dirais que c’est différent. I-Reality est plus comme un escape-game avec une immersion beaucoup plus poussée, Dreamaway se rapproche plus d’un jeu vidéo classique.

Dreamaway
🏠 7 quai Sarrail, 69006 Lyon
🚇 Métro Foch
⏰ Ouvert de 15h à 22h du mercredi au vendredi, et de 10h à 22h le samedi
💰 à partir de 16€ par personne
💻 Suivre Dreamaway sur Facebook

Note pratique : normalement les casques sont bien adaptés aux porteurs de lunettes, mais j’avoue que moi j’ai été un peu gêné, je vous conseille de mettre des lentilles si besoin.