Les bonnes raisons de faire l’exposition Venenum

Une voix mystérieuse, une pomme, des couleurs fluorescentes et un étrange serpent qui ondule sur un écran tactile…on pourrait vite penser à un tableau assez inquiétant voire funeste si nous n’étions pas au Musée des Confluences. Il y a quelques temps déjà je poussais les portes  de l’exposition Venenum au Musée des Confluences, un monde empoisonné, mais j’avoue n’avoir pas pris le temps de vous raconter cette aventure sur le blog. L’exposition se termine le 13 avril, cet article tombe donc à pic pour vous proposer une sortie culturelle et inédite. Dépêchez-vous il ne vous reste que quelques jours et week-ends pour en profiter.

Le Musée des Confluences a toujours représenté beaucoup pour moi : première visite en avant-première sur le chantier casque visé sur le front, première sortie avec mon chéri, premières belles photographies prises, l’une de mes balades urbaines est d’ailleurs consacrée au quartier de la Confluence avec en point d’orgue le Musée des Confluences. Depuis que j’ai pris ma carte au Musée des Confluences, j’en profite pour faire déjà toutes les expositions proposées et revenir régulièrement si l’une des expositions me plait. Pour le coup, Venenum fait partie de mes favorites depuis l’ouverture du Musée. A en croire le nombre de visiteurs croisés à chacune de mes visites, je pense que je ne suis pas la seule à en apprécier la scénographie. Ce qui est le plus fou c’est le nombre d’enfants, c’est plein à craquer de petites têtes blondes fascinées comme moi par les mystères de l’exposition. Une très bonne raison donc d’aller en famille visiter l’expo. Avec le temps changeant de ces derniers jours, je vous conseille de prévoir un plan B si votre pique-nique au Parc de Gerland tombe à l’eau.

Avec l’exposition Venenum, bienvenue dans un monde fait de secrets, de sorcellerie, de trahisons, de crainte mais aussi de tentation et de fascination. Simple mécanisme de défense, arme mortelle, antidote, garant du pouvoir, risque environnemental, signe de progrès ou encore lueur d’espoir médical…avec l’exposition Venenum nous partons sur les traces des venins et des poisons, des éléments qui ont de tous temps captivés les Hommes et continuent aujourd’hui de les fasciner.

Le poison au fil de l’Histoire

Une première salle de l’expo nous plonge dans l’histoire des poisons. Nous remontons le fil de l’Histoire entre empoisonnés et empoisonneurs. Le saviez-vous ? Dès l’antiquité, certaines tribus et civilisations utilisaient le poison pour chasser leurs proies ou combattre leurs ennemis. Sous l’Empire Romain, le poison fut à l’origine de nombreux assassinats et complots notamment pour élimer un rival peu désirable...Bref avec l’expo Venenum c’est facile de pouvoir briller un peu en société ! On apprend même qu’à l’époque médiévale, le poison devient encore plus populaire et les apothicaireries, à la base refuge médical, se transforment peu à peu en de véritables garnissons à venin. Socrate, Cléopâtre ou encore les Borgia, autant de personnes illustres qui ont eu recourent au poison ou ont été victimes malgré eux et que nous redécouvrons à travers l’expo.

L’exposition nous invite à découvrir le rôle du poison dans l’histoire et dans les cultures. C’est un joli mélange entre sombres mystères, rites et croyances, faits divers mais aussi science et médecine.

« I’m toxic »

Dans l’une des salles, on découvre les poisons dans le milieu naturel. Des bactéries, des algues, des grenouilles, des araignées, des coquillages, des plantes et champignons, quel rapport entre toutes ces espèces ? Elles produisent toutes une toxine ou un venin, sans gravité, parfois mortel… oui je n’ai pas dit que cette expo était totalement joyeuse. Avec ces vivariums, cet espace est très ludique et de ce fait le plus bondé, il va falloir jouer des coudes pour espérer voir une patte de la mygale ou pouvoir apercevoir les grenouilles fluorescentes. Attention surtout on regarde avec les yeux… on ne touche pas 🙂

En tout dans l’une de mes plus étonnantes découvertes fût celle sur l’ornithorynque mais je vous laisse la découvrir lors de votre visite.

Le poison : criminel ou bénéfique  ?

Une autre salle de l’exposition nous emmène à la découverte des mixtures à des fins criminelles. Une partie est consacrée aux empoisonneuses, ces femmes meurtrières qui ont joué un funeste destin dans l’histoire du poison. Le Musée interroge également sur les usages du poison dans la guerre : des flèches empoisonnées de certains guerrier à l’utilisation des gaz pendant les grandes guerres mondiales en passant par les récentes attaques chimiques. Utilisé dans la cosmétique, dans la chimie, dans l’amélioration du cadre de vie, l’exposition nous questionne sur son usage à des fins bénéfiques si le dosage est justement maitrisé. L’exposition nous invite ainsi à découvrir les remèdes et les avancées médicales en la matière. Et bien entendu tout un pan de l’exposition est consacré aux poisons actuels : on parle ainsi des poisons comme le plomb omniprésent depuis toujours dans la vie quotidienne, du radium, de la mort aux rats, des pesticides, de la pollution et des perturbateurs endocriniens.

Alors pourquoi filer voir cette exposition  ?

L’exposition est très interactive, ludique, facile à comprendre. La scénographie est incroyable et pour ma part j’ai réellement envie d’y refaire un tour avant sa fermeture.  Je pense que l’exposition convient aussi bien aux petits qu’aux grands car il y a de nombreux niveaux de lecture de l’exposition. Les animaux venimeux et les plantes toxiques présentés dans les aquariums et vivariums nous plongent directement dans cette nature « empoisonnée ».

Infos :

Tarif :
– Tarif plein : 9€
– Tarif réduit : 6€ (bon plan pour tous : y aller après 17h)
– Pass annuel : 30€

Exposition Venenum un monde empoisonné
Jusqu’au 13 avril 2018

Musée des Confluences
86 quai Perrache – 69002 Lyon
Ouverture du mardi au vendredi de 11h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19h et le jeudi nocturne jusqu’à 22h
Voir le site du Musée des Confluences

1 commentaire

  1. Vraiment super intéressante et bien faite cette expo ! Même si la grosse phobique des araignées que je suis a passé un sale quart d’heure en traversant la partie vivarium !

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