Allez hop! En ce lundi, je vous propose un petit billet sous forme de billet d’humeur (ou d’édito si vous préférez, mais ça fait trop journaliste!). Ça change des bons plans, des TOP 5 et autres débilités. L’idée est de rebondir sur un sujet d’actu et il n’est pas exclu que ça devienne régulier.

Cela n’a pas dû vous échapper : les éléphants du Parc de la Tête d’Or sont l’objet d’une attention médiatique peu commune. Promis à une euthanasie pour cause de tuberculose, Baby et Népal ont trouvé en quelques jours de nombreux soutiens, allant des amoureux des bêtes aux stars vieillissantes, en passant par les princesses. C’est dans ce genre d’actualités qu’on réalise le pouvoir des animaux.

Animaux tout puissants

Que peuvent faire des enfants roms expulsés, des ouvriers licenciés ou des réfugiés politiques face à 2 éléphants ? Pas grand chose. Les animaux ont l’étrange pouvoir d’accaparer l’attention affective et médiatique. Plus personne ne bouge le petit doigt pour un petit africain atteint de Kwashiorkor, mais pour deux éléphants, alors là oui, il y a du monde qui se lève, qui brandit le poing et qui se bat.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’animal (mignon de préférence) est l’élément indispensable pour capter l’attention et les intentions.

La règle est simple :

Animaux x Taux de mignonité x Acte pas cool = force du bruit médiatique

L’animal, c’est ce qui fait qu’on préfère Firefox (un panda roux, l’animal le plus mignon de la terre) à Internet Explorer ou Chrome, qu’on donne plus facilement pour le panda WWF que pour Greenpeace (qui déploie beaucoup d’énergie pour la visibilité de ses actions alors qu’un simple bébé loutre suffirait), que les maileurs préfèrent MailChimp à Aweber, que Mammouth c’était plus fun que Auchan (même s’ils ont gardé un oiseau sur le logo, pas fous les gars, hein !), etc…

Alors, si vous vous apprêtez à monter une marque ou à tenter de passer un message à vos proches ou au reste du monde, utilisez des animaux !

D’ailleurs c’est ce qu’on fait chez Lyon CityCrunch avec notre bon gros matou qui nous rend beaucoup plus sympathique à vos yeux que si on avait pris une chaise de jardin ou un verre à bière en guise de mascotte.

Et puisqu’on parle d’espèce en disparition, que dire du cas Virgin Méga Store ?

Virgin Mega Flop

Un peu triste qu’il disparaisse, même si je n’y mettais plus les pieds. Sa fermeture accompagne logiquement un changement d’époque où le web semble gagner à tous les coups.
En arrivant à Lyon, il y a 10 ans, le Virgin Mega Store était un peu, pour moi, le symbole de la grande ville. Dans ma petite bourgade d’origine située dans un département anonyme, le seul endroit où on trouvait des CD, c’était les rayons de Carrefour.

Le Mega Store, c’était grand, c’était fun, ça assumait son coté « la culture est un bien de consommation comme les autres », là où la Fnac se la racontait un peu avec ses vendeurs capables de vous dire ce que vous deviez aimer. Mais, c’est loin maintenant : le net est passé par là et permet aujourd’hui aux gamins de ma petite ville d’origine d’avoir accès à un choix musical plus large que celui des supermarchés. Alors, je ne vais pas pleurer sur le sort de Virgin. Je me dis juste que si cette marque avait eu pour logo un éléphant, il en aurait été autrement…