Le métro ça sert à rien, ou comment j’ai marché plus de 27 kilomètres en un week-end.

Vendredi

Après concert gratos au Ninkasi Kafé et bougeage frénétique de membres en hommage à la è sur de la bonne drum & bass, nous rejoignons à pattes depuis Gerland la Guillotière. La remontée de l’interminable rue Jean Jaures est rendue difficile par la quantité industrielle de bière artisanale ingurgitée qui fait son effet aussi bien sur le cerveau que sur la vessie…

Total : 2.5 kilomètres

Samedi

Nous nous arrachons des chaleurs sous-couettales et enjambons le Rhone pour retrouver Sister Pink et Ju chez City Bagel. Notre cheese cake à peine englouti, nous filons à H&M puis à la FNAC avant de retourner rapidement sur notre rive gauche avant que la Presqu’île ne soit totalement envahie par les shoppings addicteds.
En fin de journée, un envie soudaine de raviolis chinois déclenche une virée dans le chinatown de Lyon. La sortie du samedi soir étant totalement has been, nous restons tranquillement à la maison à jouer à Super Mario Galaxy.

Total : 7 kilomètres

Dimanche (attention world reccord !)
Lever matinal pour à dimanche, c’est à dire 11h…
Virée rapide au marché quai Augagneur.
12h15, nous retrouvons Nitoo pour bruncher comme tous bons urbains qui se respectent. Nous partons vers le quartier Ainay qui s’avère terriblement mort. Nous décidons donc de marcher un peu pour aller tenter de notre chance, à contre coeur, au Pain Quotidien et au Simple Simon des charmants établissements soit disant authentiques mais qui sont en réalité des chaînes qui n’ont plus grand chose d’artisanale… Hélàs, c’est tout autant blindée que la rue de l’arbre sec, à quelques encablures, est vide….
Nous finissons posés dans un grand fauteuil moelleux un mochaccino dans la main et un carott cake dans l’autre au Starbucks qui reste décidément une valeur sûre le dimanche matin (comment ça, c’est aussi une chaîne ?!)

Nous poursuivons notre périple par une descente du Rhone par les Berges. Des militants de Dominique Perben distribuent des tracts alors que quelques mètres plus loin, Gérard Collomb célèbre, avec les communautés asiatiques, le nouvel an chinois à grand renfort de pétards et de dragons dansants. Les élections municipales approchent…

Malgré le bruit des explosions qui résonnent dans la rue Passet, j’arrive à entendre mon portable qui me délivre un message urgent de Sister Pink: « Invités surprises de dernière minute débarque chez moi, suis pas chez, pouvez passer ranger toutes traces pouvant compromettre mon image de jeune fille saine de corps et d’esprit ».

En quatrième vitesse, je retourne chez moi prendre les clés de Sister Pink et nous arrivons à rejoindre la rue de Brest en moins de 15 minutes. Dans un remake entre C’est du propre et une serie américaine où des parents rentre à l’improviste alors que le fils de la maison à organiser une grosse fiesta, nous rangeons et nettoyons en un temps record !

Epuisés nous filons à notre rendez-vous avec Ante Meridiem au Wallace. Trop d’anglais et trop de foot nous oblige à partir boire notre thé dans un bar attenant.

Une bonne heure s’écoule avant que nous retournions chez Sister Pink pour saluer les invités surprises. « Oh comme c’est bien rangé chez toi » ne peut s’empêcher de lancer une LeSud moqueuse.

Un apéritif plus tard, la troupe au complet se traîne jusque rue de Marronniers pour des moules frites bien méritées !
Le dernier kilomètre qui nous sépare de notre « home sweet » home est sensé être le dernier effort du week-end. Hélas non, un gros paquet de bois nous attend en bas de notre immeuble. Et oui, c’est génial d’avoir une cheminée dans son appart, mais c’est moins bien d’être au dernier étage sans ascenseur…

Total : 17 kilomètres (world champion of the world of Lyon !)

Comme quoi le métro, ça sert à rien…