Vivre en milieu urbain n’est pas de tout repos. En effet, la ville, ses habitants et leurs milliers de regards sont un danger de tous les jours pour notre amour propre. L’occasion de se prendre une grosse honte devant des badauds hilares vous attend à chaque coin de rue.

Plus que tout autre lieu, le métro fort de sa concentration de gens et de son ambiance suractive est propice au ridicule. Celui-ci est tapis derrière chaque marche, chaque portique et chaque rame n’attendant qu’une faute d’inattention de votre part pour vous assener 5 minutes de malaise.

Et si le ridicule ne tue pas il rend quand même ridicule. Voici 5 occasions de se prendre un grosse honte dans le métro et comment les éviter.

L’attaque des portiques de sortie

Vous êtes pressé, vous sortez d’une rame en trombe et foncez vers une issue pour regagner l’air libre et là BIM ! Les 2 portes du portique, sournoisement grandes ouvertes la seconde d’avant, se ferment sur votre corps meurtri et manque de vous décapiter.

Bonus multiplicateur : après vous être dégagé difficilement, votre sac reste coincé de l’autre coté.

Parade : ne collez pas trop la personne qui vous précède. Les plus prudents attendent carrément que le portique se referme avant de se présenter devant le capteur.

L’escalator de tous les dangers

Vous êtes pressé, vous montez à grandes enjambés l’escalator qui vous mènera à votre prochaine correspondance. Mais arrivé en haut : PATATRAC ! Votre talon se coince entre deux marches mécaniques et votre lacet est aspiré par la fente : la chute est inévitable. Vous tombez de tout votre long à la sortie de l’escalator entrainant mamies, femmes enceintes et post-ados rêvassant vous succédant. Un gros tas de viande gémissant se forme et grossi, alimenté par la foule de gens arrivant en haut des marches et n’ayant aucune option pour faire demi-tour.

Bonus multiplicateur : pendant la montée précédent la chute vous avez incendié toutes les personnes qui ne se rabattaient pas sur la droite.

Parade : Adoptez la parade dite du « Provincial à la Capitale » qui consiste à faire très très attention à l’arrivée de l’escalator et d’effectuer un micro saut pour rejoindre la terre ferme. Vous aurez l’air un peu con, mais moins que rétamé face contre sol.

Les portes fourbes

Le métro comme les chats, c’est fourbe !

Vous êtes pressé, les portes du métro commencent à se refermer alors qu’il vous reste encore trois mètres pour être à l’intérieur. Vous vous jetez littéralement dans le wagon, bousculant quelques cadres bien habillés. Les portes se referment juste d’arrière vous. Victoire ! Mais au moment où vous voulez rejoindre un siège : GNIII, vous restez scotché sur place. Les portes se sont refermées sur votre manteau. Impossible de se libérer de leur emprise. La seule issue consiste à attendre la prochaine station en souriant en espérant que personne n’aura remarqué votre captivité.

Bonus multiplicateur : vous vous êtes fait coincé à une station où les portes s’ouvrent exceptionnellement à droite dans le sens de la circulation.

Parade : Ne foncez jamais tête baissée face à des portes de métro. Le combat est inégal et même en cas de victoire, il y a toujours un prix à payer. Préférez laisser partir le wagon avec une tête de bon perdant disant à la fois « Oh, non j’ai raté le métro » et « Mais c’est pas grave le prochain et dans trois minutes ». Pour parfaire ce visage de circonstance, inspirez-vous de la Lose Face des acteurs Hollywoodiens ratant un Oscar : déçu mais digne.

La mauvaise direction

Vous êtes pressé, vous pensez à ce RDV auquel vous serez en retard (vu qu’un imbécile vous à fait perdre 10 minutes en s’écroulant à l’arrivée d’un escalator) quand la station annoncée par la charmante voix automatique n’a rien à avoir avec votre destination. RAAAH non ! Vous êtes parti dans la mauvaise direction! Après un rapide coup d’oeil dans le wagon pour voir si personne n’a remarqué votre consternation ni vous montre du doigt, vous attendez la prochaine station et sortez comme si c’était exactement là que vous vouliez aller (Oui j’ai RDV à Gare de Vénissieux!) sortez, traversez la rue et redescendez sur le quai opposé en espérant que personne n’ai remarqué votre petit manège.

Bonus multiplicateur : vous n’êtes même pas sur la bonne ligne !

Parade : On ne le répétera jamais assez : dans le métro, ne divaguez pas, ne pensez pas à autre chose, ne lisez pas de gratuit, n’envoyez pas de texto : STAY FOCUSED !

La crotte de chien fatale

Vous êtes pressé, vous vous engouffrez dans un wagon de métro blindé. La rame file à vive allure depuis quelques secondes quand EUUURK une odeur de crotte fraiche vous assaille les narines. Horreur c’est de votre semelle gauche que semble venir les immondes effluves si on en croit la substance molle et marron collée à votre talon. C’est le drame, tel une onde de choc vous pouvez suivre l’odeur qui se répand au fur et à mesure que les passagers se pincent le nez. Vous priez pour que le laps de temps entre le moment où vous serez découvert et la prochaine station soit le plus court possible.

Bonus multiplicateur : la petite fille qui demande à sa maman « pourquoi il pue le caca, le monsieur/la dame ? »

Parade : Hélas, aucune parade en cas de caca visqueux sous la chaussure dans wagon blindé. Vous êtes condamné. Fermez les yeux, isolez vous mentalement, posez un casque sur vos oreilles afin de ne pas entendre les remarques pleine de dégout et de moquerie. En sortant raclez votre chaussure en haut d’un escalator, il n’y a pas de raison que le prochain qui se vautre à ce endroit là, subisse une honte moindre que la votre.