C’est la semaine spéciale lecteurs sur CityCrunch. Les lecteurs prennent les commandes du site et partagent avec vous leurs coups de cœur, coups de gueule et autres récits du quotidien. Aujourd’hui, Hélène nous plonge dans les entrailles de la terre pour nous parler des fameuses arêtes de poisson (non elle ne va pas vous parler de saumon)!


Qui n’a pas tenté de se glisser dans un souterrain la nuit n’est pas Lyonnais … ou presque. Lyon est une ville de souterrains, de galeries et de traboules. La plupart de ces tunnels ont une utilité bien précise et connue. Ils servent de canalisation d’eau, d’irrigation, de puits… Ou de manière plus originale, ils permettent la circulation de cercueils (comme le tunnel qui part de Saint-Paul et qui monte au cimetière de Loyasse). Mais il est un souterrain dont on ignore la date de création et sa fonction, on ne sait pas de quand il date et à quoi il a servi. Ça, ça laisse libre cours aux plus folles théories !


Reprenons depuis le début

Les Arêtes de poisson ont été découvertes en 1959 par hasard parce qu’un coin de la rue des Fantasques (flanc Est de la Croix-Rousse) ne cessait de s’effondrer. Les agents de la ville, agacés de devoir reboucher éternellement, sont allés regarder de plus près. Et là surprise PAF ! Des centaines de mètres de galeries, de puits…et des centaines, des milliers d’ossements. Dans le doute, enfin officiellement pour des raisons de sécurité, toutes les issues ont été bétonnées et murées. Et le dossier a été archivé.


Les Arêtes de Poisson en bref

On retrouve ces galeries essentiellement dans les pentes, entre le plateau de la Croix-Rousse et le Rhône à environ 30 m sous terre. Elles représentent 1,4 km de galeries souterraines, dont 32 latérales, et on y dénombre 16 puits. Chacune reliée à une épine dorsale, seulement une seconde épine dorsale plus profonde existe, mais ne dessert aucune arête.


« On ne connaît rien de ces labyrinthes, hormis qu’ils existent », Walid Nazim

Walid NazimEh bien merci Walid ! Déjà, parce que cette phrase arriverait à émouvoir les gargouilles de Saint-Jean mais en plus parce que c’est un peu grâce à lui que les Arêtes de Poisson font aujourd’hui partie de notre patrimoine. Historien, passionné par la ville de Lyon, il ne s’est pas laissé décourager par le silence de la Ville et a continué à creuser (ah ah !).

Il n’a pas (encore) découvert à quoi servaient ces souterrains mais petit à petit et méthodiquement, il a écarté les théories successives : une carrière, un ouvrage romain, un caveau …
Les Arêtes de Poisson sont revenues sur le devant de la scène avec le chantier du Tunnel mode doux de la Croix-Rousse en 2008. 2 arêtes ont dû être amputées. Elles sont d’ailleurs visibles sur les murs du tunnel.

Les théories

Ma théorie préférée reste celle du trésor des Templiers. Lorsqu’ils sont revenus de Jérusalem, et qu’ils n’étaient pas vraiment les bienvenus en France. Ils ont alors dû chercher un coin pour cacher leur immense trésor. Or, le propriétaire du terrain sous lequel sont creusées les Arêtes avait certaines accointances avec les Templiers … Mais alors pourquoi les Arêtes sont-elles vides aujourd’hui ? Rien ! Niet ! Nada ! Pas une paillette d’or, un éclat de diamant ou une empreinte de licorne.

Et l’Eglise Saint-Bernard ?

L’Eglise Saint-BernardCette église située montée Saint-Sébastien, désacralisée en 1999, est encore aujourd’hui fermée au public et inutilisée. Elle est construite sur l’un des puits principaux des arêtes. Coïncidence ? Je ne crois pas !

Et Jacques-Germain Soufflot, architecte phare du XVIII ème siècle qui a bâti tout le quartier Saint-Clair ? Il a forcément dû creuser pour faire les fondations des immeubles… Pourtant, il n’y a nulle part dans les archives de références à ces souterrains. J’ajoute que Soufflot était Franc-maçon … Coïncidence ?
Non, complot !


Ce qui est certain, c’est que Lyon et ses souterrains renferment des mystères dont on n’aura peut-être jamais la réponse…

5 commentaires

  1. L’hypothèse de l’ouvrage romain n’est pas du tout écartée : une datation au carbone 14 place la construction des Arrêtes à l’époque gallo-romaine.

    1. Oui, j’ai trouvé que cet article manquait beaucoup de rigueur ! Et revenir sur les templiers, théories un peu fantasque alors que les datations les écartent pour de bon… Et le coup des ossements je suis pas certaine non plus.

      1. Et si l’article vous semble manquer de rigueur, lisez l’énigme des Arêtes de Poisson justement. Prenez connaissance au moins des théories et des preuves qu’apporte Walid Nazim. Il n’y a rien de fantasque d’aller voir du côté des Templiers, juste historique.

  2. Nazim dit que tout ouvrage romain se retrouve un peu partout là où l’empire s’est établi. des thermes, des amphithéâtres, des aqueducs, des forums, des temples, etc… on en trouve de partout. Des souterrains aussi, du type de conduction d’eau. Or des souterrains de ce genre comme à Lyon, en forme d’arêtes de poisson, on en trouve nul part… et l’auteur, mais aussi beaucoup de scientifiques, montrent que la datation au carbone 14 ne garantie pas la datation exacte de l’ouvrage, mais plutôt des matériaux et composants, ce qui n’est pas pareil…

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