Aujourd’hui on laisse la parole à un de nos lecteurs, C4ndide, qui a voulu s’exprimer en tant que riverains des Berges du Rhône. Vous trouvez que les Berges sont cools, lisez l’article qui suit, vous changerez peut-être d’avis.

Cher lecteur, aujourd’hui je vais te parler d’un lieu que tu connais forcément si tu es lyonnais, et que tu apprendras à apprécier si tu n’es que de passage dans notre belle ville de Lyon. Un lieu fort agréable, mais qui possède sa face sombre, trop méconnue.
Voici l’histoire des berges du Rhône…

Il y a une dizaine d’années, les berges du Rhône n’étaient qu’un vaste parking à ciel ouvert, au sol irrégulier, tâché d’huile de moteur et encombré de voitures. S’y promener était aussi romantique qu’une balade à Gerland les jours de match… et le soir on s’y sentait aussi en sécurité qu’une jeune fille empruntant les passages sous Perrache.

Lorsqu’il fut question de réaménager les berges, la première question que se posèrent les riverains concerna les places de stationnement. Il est bien normal qu’on pense à de telles choses, il n’y a pas de personnes désintéressées sur Terre. La création d’un nouveau parking à la place de la Fosse aux Ours – oui, rappelez-vous de ce trou béant au milieu d’un rond-point évoquant vaguement certains enclos du parc de la Tête d’Or… – dissipa la plupart des craintes. Malgré de longs mois de travaux, au fil desquels le stationnement fut des plus problématiques pour les habitants proches des berges, le résultat dépassait toutes les espérances des lyonnais : vastes pelouses, bancs, aires de jeux, bassins… Lyon se réappropriait son fleuve, le rendait plus accessible en lui donnant un nouveau cadre.

Premières promenades le long du Rhône, à pied, en vélo, rollers ou trottinette, discussions sur les gradins à la Guillotière, volley quai Claude Bernard… Le réaménagement permis en outre de contourner la piscine du Rhône pour créer une promenade ininterrompue de Gerland à Miribel-Jonage.
Bref, que des avantages à cette évolution. Mais plusieurs éléments ont vite refroidi les riverains. On pourra dire ce qu’on veut, que ce sont des gens aigris qui ne mesurent pas la chance qu’ils ont d’habiter si près d’un tel endroit, qu’ils sont égoïstes ou qu’ils n’ont jamais été jeunes, que s’ils ne sont pas contents ils n’ont qu’à déménager, il y a plusieurs raisons de penser que « C’était mieux avant ».

Tout a commencé par la création du skate-park. Auparavant les sportifs en herbe ou chevronnés devaient se rendre au parc de Gerland ou près du pont Morand afin d’améliorer leurs talents en sports de glisse. L’aménagement d’une aire de jeu leur étant dédiée près du pont de la Guillotière simplifia la vie de pas mal d’entre eux, permettant aux moins sportifs de s’adonner à leur passion sans trop de fatigue. Mais le monde du skate ne se déplace jamais sans sa faune de grapheurs. Il vous suffit de vous promener à proximité de la place Lyautey, pas un arbre n’a été épargné par les bombes. Je ne suis pas contre cette forme d’art, tant qu’elle reste sur des supports autorisés et qu’elle n’agresse pas la vue. En l’occurrence les tags sont légèrement envahissants dès lors qu’ils fleurissent sur vos portes, poteaux, murs ou panneaux… le changement a été radical : une fois les deux bowls inaugurés des tags apparaissaient chaque semaine. Plusieurs fois les murs en face de chez moi ont été repeints, dans les 15 jours le peintre n’avait que ses yeux pour pleurer, son travail ayant été réduit à néant en une nuit. Ces factures sont lourdes pour les copropriétés, et difficiles à digérer…
La ville n’a rien fait contre ce fléau ; je comprends, surveiller des dizaines de rues à toutes heures du jour ou de la nuit n’est pas aisé. Peut-être aurait-il fallu réfléchir quelques instants avant de se lancer dans ce projet de skate-park ? Ou faudrait-il que la communauté entière prenne en charge les frais de nettoyage au lieu de les laisser à la charge des riverains qui n’ont pas demandé que leurs immeubles se transforment en de vulgaires supports d’expression populaire ?

Nous n’étions pas au bout de nos peines. En parallèle les gradins de la Guillotière ont été installés. Véritable forum donnant sur le fleuve, endroit idéal pour admirer Fourvière et l’Hôtel-Dieu au soleil couchant, ou pour bouquiner à l’ombre des platanes après le marché, ce lieu attire beaucoup de monde. A toute heure.
Point de rassemblement pour une partie de la jeunesse de Lyon qui vient y jouer des percussions (c’est une belle périphrase pour parler de ces êtres au regard vide qui passent une demi-journée à taper sur une peau de chèvre tendue sur une écorce), y discuter, y boire…
Point de passage obligé pour les étudiants qui se dirigent vers la Presqu’Ile et qui décident de s’y attarder, la place y étant moins chère qu’ailleurs.
Ca fait du monde dans les rues lorsqu’il se fait très tard. Personnes alcoolisées qui descendent les rues perpendiculaires au Rhône en hurlant, bagarres de bourrés sous nos fenêtres, ou passage vitres grandes ouvertes de quelques abrutis en mal de reconnaissance qui font admirer les basses de leur bolide, qu’ils ont auparavant laissé ronronner toute la soirée sur le quai…
L’installation des péniches n’a rien arrangé, drainant encore plus de monde, de tous milieux confondus. Nos rues se sont transformées en toilettes à ciel ouvert : jeunes filles en robe de soirée qui cherchent un coin pour se soulager, hommes arrosant d’un air négligeant le moindre poteau sans aucune pudeur… certains comme des animaux se permettaient de venir assouvir leur besoin dans nos escaliers d’immeuble. Bref, l’autre facette des berges. Le dessous de la pelouse. L’arrière-cour du restaurant. Le revers que personne ne veut voir…

Ces nuisances durent depuis bien longtemps. Les conseils de quartier font un peu avancer les choses, mais au retour de la belle saison souvent nous souhaitons que la pluie nous dispense d’avoir à dormir les fenêtres fermées, boules Quiès aux oreilles. L’état des rues le lendemain à l’aube et celui des pelouses du quai font mal au cœur. Tristes symboles des actes de personnes irresponsables et égoïstes qui ne songent qu’à leur plaisir d’un soir. A quoi bon parler écologie quand on voit que les gens ne sont même pas capables de jeter leurs déchets dans les nombreuses poubelles à disposition ? Pourquoi parler de vivre ensemble si on réveille un quartier entier par des hurlements juste pour s’amuser ?
Je ne suis pas aigri, j’ai l’âge de sortir moi-aussi. D’ailleurs je sors… je serai hypocrite de dire que je n’ai jamais parlé fort en sortant d’un bar, que je n’ai jamais fait partie d’un groupe se retrouvant à hurler au milieu de la nuit. Je ne suis pas là pour accabler l’étudiant qui vient de terminer ses partiels, le lycéen qui va fêter son bac, le collégien qui a réussi avec brio son brevet ou son ASSR. Mais ce qui me fait râler aujourd’hui, ce sont ces centaines d’incivilités qui viennent pourrir notre quotidien : un voisin qui fait la fête une nuit, ça va ; mais tout l’immeuble transformé en boîte chaque soir, ça passe moins et ça lasse vite non ?

Ce coup de gueule serait incomplet sans une petite dédicace à la mairie de Lyon, qui a su transformer un parking grisâtre en une belle promenade accessible à tous, fleurie et verdoyante. Et accessoirement en une gigantesque rue de la Soif. Très bien, le citadin moyen est heureux ; il votera comme il faut aux prochaines municipales.
Mais à côté il y a des nuisances qu’il faudrait prendre en compte. Il ne suffit pas de ramasser les tonnes de déchets laissées chaque soir sur les berges pour que le quadra du VIe puisse faire son jogging tranquille sans risquer de suffoquer à la vue de cette déchèterie à ciel ouvert. Il ne suffit pas de passer un timide coup de jet d’eau dans les rues les plus proches du quai pour nous faire oublier qu’une meute de chiens est passée la veille. Il ne suffit pas de faire passer quelques policiers à 18h qui tenteront de s’assurer que personne ne consomme d’alcool sur les bancs et les gradins des berges… il ne suffit pas non plus d’envoyer des motards vérifier qu’aucun énergumène, sur les coups de 22h, serait assez bête pour continuer à grapher une porte de parking malgré leur présence.

C’est un sentiment de ras-le-bol assez limité en raison du faible nombre de personnes concernées : nous sommes peu à avoir le « privilège » d’habiter à quelques mètres du Rhône, entre le pont de la Guillotière et le pont Lafayette ; je pense que c’est pour cette raison que nous ne sommes pas entendus dans les conseils de quartiers ou bien dans nos mairies. De timides mesures ont été prises, mais pour l’instant notre seul espoir c’est que l’ouverture du quartier Confluence dilue tout ce beau monde, qui ira chercher ailleurs son besoin d’espaces. C’est moche, car ça ne fait que déplacer le problème…

Cher lecteur, j’espère que tu as saisi la raison de mon coup de gueule. S’il te plaît, ce soir, laisse ta voiture au garage, ça ne sert à rien de chercher à te garer dans mon quartier, il est saturé. Et tu m’épargneras le bruit de ton moteur à 3h du matin. Ce soir, pense à jeter tes déchets à la poubelle, pas sur mon trottoir. Ce soir, même si tu as beaucoup de choses à raconter, évite de le faire à voix haute s’il est tard. Si tu t’engueules avec quelqu’un, règle ça ailleurs que sous ma fenêtre : tu peux toujours aller te défouler sur les Berges, tu gêneras moins. Ce soir si tu as une envie pressante, ne viens pas la satisfaire près de ma voiture, et n’essaye pas non plus de rentrer dans mon immeuble pour y déposer ton obole en toute tranquillité ; vas plutôt faire la queue devant la vespasienne. Tu es venu ici pour voir du monde, tu vas être gâté. Si tu as des talents d’artiste, garde-les pour le mur de ton salon : tes tags sont illisibles, ton art n’intéresse personne. Mes frais de copropriété s’en porteront mieux, et tu allègeras peut-être ma taxe d’habitation.

Bref, comporte-toi en bon citoyen, tu n’es pas seul.

Crédit photo : www.b-rob.com

144 commentaires

  1. La dernière fois que je suis allé sur les berges avec des amis, pour « fêter » le 21 juin, il a fallu à un moment se soulager (la bière jouant pour beaucoup). Et lorsque j’eu fini ma petite affaire dans une des rues, j’ai alors attendu la personne qui était venue avec moi, et là quelqu’un est passé en promenant son chien. Je lui ai souris en lui souhaitant « Bonsoir », essayant d’être le plus poli/agréable malgré le fait que je venais manifestement d’uriner en pleine rue, et lui m’a répondu : « Même mon chien je ne le fais pas pisser là ! ». Sur le coup je dois avouer que je l’ai pris pour un vieux réac, mais après reflexions (et maintenant encore plus, après avoir lu cet article) je me dis que cet homme avait, a, et aura encore raison de penser ça. Je ne cherche pas à innocenter les gens qui viennent boirent sur les quais, mais maintenant ce problème est de notoriété publique, et il sera peut-être bon que la mairie songe à investir pour des « zones pipi ».

    1. Les zones pipi existent déjà.
      On pourrait effectivement discuter de la possibilité d’en mettre dans chaque rue.
      Mais on trouverait encore surement à qui ça ne plairait pas.

    2. Problème de notoriété publique, il ne faut pas abuser non plus… Perso quand j’ai envie d’aller aux toilettes, je me retiens, je rentre chez moi ou je vais dans un bar, et puis c’est tout ! (mais je sais, y a pas vraiment de parité sur ce point !)

      1. Problème de notoriété publique, oui ! Quand je passe dans le quartier concerné, je trouve affligeante la situation dans laquelle il est tombé. Il ne s’agit pas simplement de dénoncer quelques mares de pisse parmi lesquelles flottent des détritus, mais bien plutôt la lente dévalorisation et dégradation d’un quartier pourtant agréable à traverser autrefois.
        Quand on y passe, le nez est désormais agressé par les acides d’urine et la vue bouchée par les tags qui recouvrent les murs. Quant au soir, j’avoue que je préfère ne même pas traverser ces rues !
        C’était pourtant un beau quartier autrefois. Ce que cet article dénonce avec raison, c’est un tel gâchis. Et méfiez vous de l’effet domino. Une ville est comme un organisme vivant, et si on n’y prend pas garde certains de ses membres peuvent être gangrenés (les gens, plus ou moins riches, s’en vont. Les commerçants ne tardent pas à suivre, ce qui incite moins encore à emménager dans le quartier et ainsi de suite). Si on ne résout pas ce problème maintenant, pour ce quartier ci, ce sera peut être ton quartier (si ce n’est pas déjà le cas) qui sera un jour concerné…

        1. Les « zones pipi » existent déjà OK, mais j’ai un peu l’impression qu’on se fout de nous, ce sont des toilettes de chantier qui rejettent directement au sol ce qui vient d’y être versé..
          Ammener une canalisation d’eau et fabriquer une évacuation (qui pourrait aller directement dans le rhône), je ne vois pas bien ça compliqué, plutôt que d’avoir un torrent d’urine qui part de sous je-ne-sais-plus-quel pont et qui ruisselle jusqu’au quai.

    3. Merci, c’est pour des prises de conscience comme la tienne que j’ai écrit l’article. Pas pour expulser une frustration ou une rancoeur 😀

  2. Bon, c’est un peu moche à dire, mais toute ville doit avoir 2-3 quartiers festifs-trash. A Lyon, c’est le Berges, le bas des Pentes et un peu le vieux Lyon passé une certaine heure. C’est comme les décharges et les stations d’épuration. Il faut bien les mettre quelque part, même si ça déplait au voisinage.

    1. Effectivement, il faut bien les mettre quelque part. Cependant, l’exemple des décharges (ou des stations d’épuration) est mauvais puisque ces lieux sont en dehors de la ville. Ce dont on parle, ce n’est pas d’un lieu pour les déchets mais d’un endroit pour les êtres humains, déjà. Pour ma part, ce n’est pas la même chose. Cela montre bien, à ton insu sans nul doute, ta mentalité : un lieu de fêtards, c’est l’équivalent d’une décharge ! Bonjour la teuf !! Avec ce type d’idée, on peut vraiment pas avancer. Car si un fêtard est aussi dégradant pour un quartier qu’une déchetterie, il vaut mieux le mettre dehors. D’ores et déjà, posons comme principe que les fêtards doivent apprendre à se distinguer, comme l’a dit un commentaire, des animaux. Ils doivent apprendre, oui, apprendre, à ne pas chier sur les portes et ne pas pisser contre les murs. Souvenez vous de ce que l’on imprime sur les trottoirs pour les chiens : « apprenez lui le caniveau ». Et bien moi je dis aux humains : Apprenez vous les chiottes !!!

      Donc, ceci posé, partons d’un lieu pour fêtards ne se comportant pas comme l’équivalent de déchets.
      – le minimum, pour l’installation d’un tel lieu, c’est la concertation avec les habitants du quartier et non le décret émanant de sa sainteté Gérard Collomb, le grand débonnaire qui octroya un vaste espace de liberté à son bon peuple. Il l’octroie d’autant plus facilement qu’il ne lui appartient pas.

      -en outre, puisqu’on utilise des métaphores, utilisons celle-ci. Vous faites un feu dans la cheminée, dans une baraque remplie de gamins. Vous ne dites pas : « soyez responsables, ne mettez pas le feu au quartier » puis partez vous éclater en soirée avec votre top model de femme. Non. Vous restez et vous surveillez. Ou alors vous faites sortir les gamins de la pièce lorsqu’il est tard. Ou encore, si vous ne vous sentez pas capable d’assumer vos décisions, vous revenez dessus.
      Qu’y a-t-il sur les quais du Rhônes ? Il y a des hordes de décérébrés qui gueulent et qui balancent leurs ordures là où ils n’ont pas encore eu le temps de pisser. Quand ils regagnent leurs porcheries, ils gueulent afin de faire participer tout le monde à leur fête. Ils insultent ceux qui ont le malheur de refuser d’appartenir à leur boîte de nuit à ciel ouvert. Les ivrognes déambulent dans les rues, déblatérant et débitant leurs conneries. Vous me dites : il faut des flics ! Je vous dit : les policiers n’ont pas le droit de sortir la nuit non armés. Or, la mairie ne veut pas de policiers armés !!
      Aucun cadre, aucune responsabilité ! Les administrations se refilent le bébé, en espérant qu’il soit suffisamment assommé par le bruit permanent pour arrêter, l’enfant gâté, de se plaindre.

      L’attitude démissionnaire de chacun combiné au je m’en-foutisme légal n’augure rien de bon pour la suite.
      Si c’est être réactionnaire (que veut dire ce mot ?) que de vouloir – saligauds que nous sommes, nous les réactionnaires de tous bords ! – , dormir plus de 2h par nuit, de marcher dans la rue sans avoir les semelles qui collent et le nez récuré par l’acide urique, alors, je le clame haut et fort, je suis le roi des réac et je prétend ne pas être le seul.

  3. Je suis un peu halluciné parce que je viens de lire… Les Berges pour moi étant LE lieux de rassemblement à Lyon. Alors oui, ça fait du bruit, oui à certains endroits ça pue, oui y a des gens qui boivent de « l’alcool » mais quand on veut habiter dans un joli petit appart’ à l’abri du bruit, on habite pas à côté du Centre de Lyon. On va à Tassin ou à Charbonnières.
    Et pourtant, j’habite aux Terreaux, je dois sans cesse faire face aux pipis et aux personnes ivres, mais ça fait malheureusement parti du folkore quand on habite en ville… Et si on ne peut plus le supporter, il est temps de déménager.

    1. C’est triste de se soumettre… Tu acceptes tout dans la vie ? Tu te dis « Au pire j’abandonne, je fuis… » ? C’est dommage comme mentalité.
      Et j’estime que je suis en droit de réclamer du calme après 23h, minuit… que je suis en droit de demander qu’on respecte mes biens. Que je suis en droit d’interdire aux gens de venir uriner dans mon escalier.

      Merci Tama pour ton bon sens.
      Je ne pensais pas que je susciterais de telles réactions en écrivant mon billet…

    2. Moi, ce qui m’hallucine c’est de penser que vous ne pouvez pas imaginer de faire la « fête » « teuf » sans déranger le voisinage. J’aime faire la fête et j’ai toujours aimé la faire mais si j’ai envie d’aller aux toilettes, je patiente ou trouve un endroit correct pour le faire, je ne crie pas sous les fenêtres des gens, je jette mes détritus à la poubelle.
      Je suis extrêmement dérangée par l’incivilité d’une partie de la population que ça soit sur les berges ou ailleurs, des jeunes ou moins jeunes.
      Bref, je trouve que certaines personnes sont juste dégoutantes (pour ne pas dire pire) et qu’on devrait leur apprendre le droit civil et le respect des autres citoyens.

    3. Sauf qu’avant d’ecrire n’importe quoi, on se renseigne, et pour ma part si j’habite dorénavant ce quartier c’est parcaque j’y aie trouvé un appartement dans mes moyens qui ne sont pas énormes JUSTEMENT ! en LOCATION et sans fenêtre super isolées.

      Et pour chaque appartement que j’ai du fuir la raison en a été : LE BRUIT (ici c’est boules quies et fenetre fermees toutes les nuits même par 40° !) MERCI !

      Et si les gens deviennent ultra égoîstes par des reels besoin de moment d’inconscience compréhensible : Emmerder les autres n’a jamais resolu aucun problème bien au contraire et me concernant cela ne m’apporte aucune satisfaction non plus.
      et vous ? la question est peut etre là finallement ? parce que je vous assure que malgre les précautions prises, rares sont les nuits ou je ne suis pas réveillée, et certains le font en toute conscience, c’est simplement desespérant toute cette malveillance appliquée !

  4. Salut Cousin ! (ou presque)
    Moi je comprends … Bah oui … Et si ce blog s’appelait Ucel07.net je vous parlerez des cloches de l’église qui se trouve à 8 ou 10 mètres de mes fenêtres … Ok je m’égare …
    Plutôt d’accord sur tout et surtout avec le commentaire de Camille (et pourtant dieu sait si ma vessie est petite) 😉

    1. Copiiiine ! 🙂

      Mais malgré ce coup de gueule perso de « les mecs sont tous des nuls et des gros sales », je tiens à dire que comme Qyrool et Victor, je pense qu’avoir des quartiers vivants dans une ville, c’est une bénédiction et pas une plaie ! 🙂 Alors certes les gens sont crades et un peu nazes, mais en même temps c’est tellement plus chouette que d’avoir une ville morte où il ne se passe rien ! (Bon pour les cloches, c’est une autre affaire, et là je veux un article de fond sur Ucel07.net !)

      1. Bonjour Cousine, bonjour Camille,

        Je ne dis pas non aux berges. Pas non aux péniches. Pas non au skate-park. Pas non aux gens…
        Je demande du civisme. Je demande aux autorités de mieux gérer la foule que ce lieu attire. De mettre éventuellement plus de WC, mais il y aura toujours des gens qui trouveront que pisser entre 2 voitures c’est plus fun, et que c’est moins glauque qu’une cabane de chantier. C’est normal.
        Mais je veux juste que les gens se rendent compte que tous leurs petits écarts, additionnés à ceux des milliers d’autres personnes qui fréquentent ces lieux, rendent le quotidien des riverains difficile. Et c’est valable partout: nous ne sommes pas seuls sur la Terre, notre comportement doit être responsable dans tous nos actes…

      2. Il est vrai que dans le relative jeunesse on trouve sympa ces attitudes « libertaires ». Mais généralement ceux-là même, avec les années et les enfants arrivant, beaucoup n’apprécie plus ce bordel à ciel ouvert. Ecoutez la chanson de Jacques Brel Les Bourgeois. C’est Vous!

  5. J’ai habité rue St Jean au dessus de la place du Commandement, c’est horrible aussi, de jour comme de nuit… et je pense que c’est loin d’être le seul endroit à Lyon difficilement vivable. Je ne vois pas ce que la mairie pourrait y faire. Pour les berges, certains aménagements sont sûrement nécessaires mais ne régleront jamais le problème dans sa globalité, ça pourra juste être ‘moins pire’. Mieux vaut accepter que ce ne sera jamais aussi calme qu’avant et profiter des bons côtés !

  6. Il n’y a pas assez de coins pipi et ils sont affreux ! Même à 15 mètres on peut sentir l’odeur nauséabonde, de jour comme de nuit ! Quand on fait la fête, il arrive un moment où les envies pipi arrivent soudainement et là on a peu de temps pour agir ! Faire la queue à un bar peut aller au début même si on est obligé de s’exclure de l’ambiance du groupe un long moment (au pire on fait des drôles de rencontres) mais vers la fin j’avoue que le petit buisson pas loin m’aguiche !
    Par contre les descentes de flics à minuit, mon dieu! C’est d’un rabat-joie ! Vite on arrête de s’amuser, on essaye de ranger « toutes » les bouteilles, on bouge, ça casse l’ambiance ! Tout le monde sait qu’on reste souvent sur les quais pour boire, nous faire bouger ne changera rien ! Sur les quais ou les marches on ne fait aucun mal, c’est dans les rues qu’il faut patrouiller… pour le respect des habitants justement.
    Et pour ce qui concerne les déchets, je suis d’accord, c’est une honte… Laisser tout en plan est un acte que je ne comprendrai jamais !

    Tout semble évident et pourtant j’ai du mal à espérer aux changements…

  7. En vous lisant, je ne peux m’empêcher d’entrevoir mon propre raz-le-bol…

    Vivant sur la Presqu’île, proche de Bellecour, je me surprends également à espérer la pluie pour être assurée d’une nuit de calme. Il est vrai qu’en emménageant dans ce quartier, je ne m’attendais pas au silence et aux gazouillis des oiseaux mais tout de même… Les hurlements de 3-4h du mat’ quasi-quotidiens dès l’arrivée des beaux-jours, c’est assez inattendu. Les boules Quiès sont évidemment obligatoires mais pas suffisantes (malgré le double-vitrage).
    Parfois, lorsque les groupes ne me semblent pas trop dangereux – comprendre pas trop alcoolisés et/ou agressifs – je descends dans la rue pour discuter et demander aux fêtards de diminuer le volume sonore… J’ai encore la flamme, je me dis que pour la plupart, ils ne font tout simplement pas attention. Malheureusement, certains si : S’ils crient à la lune en réveillant les habitants, c’est en toute connaissance de cause.
    Pas plus tard qu’il y a 2 nuits, un des « hurleurs » m’a envoyer me « faire f… » que d’ailleurs je n’avais qu’à « assumer de pouvoir vivre dans ce quartier » Et sa nana de rajouter « Non mais franchement qu’est-ce qu’elle espère cette P… »
    Voilà. Bel échange. J’en suis restée toute muette.
    Inutile de d’argumenter, inutile de dire qu’on a vécu des années dans un quartier pourri en banlieue parisienne, qu’on a trimé dans nos études avant de nous offrir une location dans un joli quartier de Lyon… Inutile de dire tout cela, on a de la chance alors on se tait, et on n’ose surtout pas leur demander gentiment de faire moins de bruit.
    Heureusement, je ne suis pas systématiquement accueillie de la sorte, certains trouvent cela chouette que je vienne les voir directement plutôt que d’appeler la police ; mais soyons honnête, la plupart du temps, par flemme, je m’enfouie sous la couette en espérant que ça ne dure pas trop longtemps.

    Bien-sûr, la vie nocturne du centre-ville ne doit pas disparaître mais il y a un gouffre entre passer de bons moments entre potes une nuit d’été et vouloir réveiller les morts de tout un quartier pour se sentir exister…
    Ce n’est pas un problème de génération – j’attaque tout juste la trentaine – mais bien d’éducation. Que ce soit en Europe ou ailleurs, ce type d’incivilités s’est multiplié mais de plus en plus de grandes villes réagissent et se donnent les moyens d’améliorer ces comportements que ce soit par la prévention mais également par des sanctions. Et cela fonctionne. Espérons que la ville prenne conscience de ces problèmes car, même s’ils peuvent sembler mineurs, ils attisent les rancœurs et les incompréhensions entre les gens, pour ne pas dire les haines. Pour bien vivre ensemble, il faut commencer par se respecter les uns les autres, non?!
    Je ne sais pas, peut-être suis-je trop optimiste, mais je me dis que cette situation ne peut que s’améliorer, sinon, oui, la campagne c’est bien aussi…

    1. Il n’y a qu’à lire certaines réactions pour comprendre que c’est bien un problème d’éducation. Certains n’ont même pas pensé que ces nuisances sont un problème.
      Quand on me répond: « tu n’as qu’à déménager », je trouve ça plutôt triste niveau mentalité.
      J’ai envie de répondre: « donne-moi ton adresse, je viens demain soir vomir sur ton palier, et ensuite je te donnerai le nom d’un village dans le Cher où tu vivras tranquille… »

    2. Merci pour ce long commentaire Isabelle.
      Cela démontre que même avec de l’argent, vivre en ville reste un compromis. Soit on a le calme et on est loin du centre et des animations, soit à l’inverse.

      Personnellement j’ai choisi d’habiter à la Guillotière parce que c’est un quartier animé, plutôt central avec des prix sympa. En compromis, j’accepte le coté cra-cra, très bordélique et bruyant.

  8. Ayant habite Gerland place des Pavillon (en plein centre du stade de gerland des concerts de la Hall Tony Garnier et des resto club ninkasi et autres etablissements nocturnes qui amenent des milliers de lyonnais sur quelques KM2) et maintenant proche de confluence, je peux comprendre ton mecontentement mais il est vain de croire qu’en habitant dans une ville d’1 million d’habitants on peut conjuger loisirs diurne ou nocturne et calme des riverains … Il faut trouver un juste milieu pour eviter que Lyon devienne une ville dortoir et morte … Je ne pense pas que les Quais du Rhone soient Anarchiques en tout cas pas plus que St Jean ou Les brotteaux ou Gerland ou les terreaux ou pendant les nuits sonores ! Les lyonnais sont les 1er a se plaindre du peut d’activite de notre ville mais si tout le monde fait pression comme toi il est evidant que cela ne risque pas de s’ameliorer.

    Cela etant dit, je ne peux non plus accepter les incivilites de certains lyonnais mais cela est une autre question en dehors des choix d’urbanismes lyonnais.

    1. Merci de ne pas travestir ma pensée. Je ne demande pas la fin des animations, je demande aux usagers du respect, du civisme. On peut très bien s’amuser sans le faire payer à tout le voisinage ! C’est ce que j’aimerais que vous compreniez… Respect du prochain et loisirs ne sont pas incompatibles.

      1. « On peut très bien s’amuser sans le faire payer à tout le voisinage » … Ca c’est UTOPIQUE !!! Quand l’alcool coule à flot et que les gens sont dans un esprit festif, le voisinage est bien la dernière de leur préoccupation !

        Mais je ne juge personne car j’ai surement, et toi aussi, était dans la situation des méchants fêtards qui font chier le monde !

        Je ne minimise certainement pas ton agacement et je le comprends mais là où des milliers de Lyonnais viennent chaque jour il y aura toujours un % de gens qui ne sauront pas se comporter et manqueront gravement de civisme …

        La seule chose qui peut arranger ça c’est une mairie plus autoritaire avec la présence 24h/24 de policiers appliquant le 0 tolérance contre les incivilités !

        Imagine toi à Gerland lors d’un match Lyon / St Etienne ou à St Jean les Week End ou bien aux Broteaux où règne la compétition de grosses cylindrées toute la nuit … La vie en ville c’est ça ! :-).

  9. Pour avoir vécu 1 an au Japon, je peux vous dire que c’est un pays qui n’est pas en reste côté vie nocturne, les villes sont toujours animées, surtout bien sûr dans les quartiers chauds où une sacrée foule se promène à toute heure (ou presque 😉 ). Pourtant, les rues ne puent pas la pisse, l’odeur m’a d’ailleurs un peu choqué en rentrant au pays. Même s’il y a forcément quelques flaques de vomis ou un peu de street food étalée par terre, c’est bien peu par rapport aux nombres de coups d’épaules qu’ont doit donner pour se frayer un chemin dans la foule et je dois avouer que c’est vraiment agréable.

    Alors même si les coins pipis laissent sérieusement à désirer en France ou qu’effectivement il faut des zones de vie nocturne, il est temps que les gens prennent un peu leurs responsabilités au lieu de dire ‘on n’y peut rien, c’est comme ça. Un papier chacun, ça fait un paquet de détritus à la fin de la journée et ça ne coute pas plus cher de le mettre dans son sac, dans sa poche ou dans le sac plastique qui a servi a amener les munitions pour la soirée. Et une fois sorti des « zones », on n’est pas obligé de gueuler pour rigoler, on ne risque pas d’être moins nombreux dans les années à venir alors comme dirait un grand philosophe dans Dirty Dancing : « ceci est mon espace, ceci est ton espace, tu n’envahis pas mon espace » (bon vous me pardonnerez la citation approximative 😉 ). La civilisation du « moi, je » va être de plus en plus difficile à supporter.

    Bref, chaque façon de vivre a ses qualités et ses défauts et je ne prétends pas connaître le modèle idéal mais le civisme, les gens polis et souriants, je peux vous garantir que dans la vie de tous les jours, c’est reposant. 🙂

    1. Merci HachiMitsu pour ce témoignage.
      Difficile de comparer et surtout de transposer les comportements d’une culture à une autre (surtout qu’entre latins et japonais, de ce point de vue, c’est le grand écart culturel comme l’a dit Tama) mais cela prouve que d’autres modèles existent et fonctionnent.

  10. J’habitais dans le quartier Saint Just, très joli, trèèèèèès calme et j’ai déménagé pour les quais. Et j’y reste et je l’aime ce quartier. Oui c’est bruyant, oui les tags ne sont pas tous jolis mais c’est comme ça que je l’aime ma ville. J’aime bien chercher le nouveau tag, sentir la ville vivre.
    Je finirai en citant ce que j’ai lu sur le mur de mon immeuble un jour: « murs blancs, peuple muet. »

  11. Adorant l’amphithéâtre des berges du Rhone, j’y passe pas mal de temps.
    Concernant les p’tits pipi des gens, je trouve qu’il y a un tout petit mieux avec la mise en place d’une pissotiere pour homme sous le pont de la guillotière. A partir de minuit, les places ne désemplissent pas mais planqué dans l’ombre, il faut la voir…. L’idéal serait d’en mettre une ou deux sur la promenade même si certains seront outragés de voir des gens soulager leur vessie au milieu de la foule. Le concept est sympa, cela reste relativement propre et pas trop odorant.
    Néanmoins, rien de convaincant pour la gente féminine… sauf les toilettes habituelles dont je n’ose imaginer l’état à peine la nuit tombée… brrrr

    J’ai 24 ans, certaines soirées sont endiablées mais je ne m’amuse pas à crier dans la rue. On peut très bien s’amuser sans réveiller tout le quartier. Ce que je regrette à chaque fois que j’y reste après 1h du mat’, c’est le manque de présence policière. Il y a énormément de monde, c’est un peu risqué pour 2 ou 3 fonctionnaires mais une dizaine pour quadriller entre la piscine et la Marquise ne serait pas de trop. Se montrer, demander (gentiment…) aux gens de faire attention pour tout ce qui est déchets, alcool, etc…. quand certains dépassent les limites. Car il s’agit d’une minorité de personnes qui salissent les berges, beaucoup viennent les mains vides, juste pour discuter.
    Concernant les déchets, je suis scandalisé par le manque effrayant de poubelles dans ce coin. Vu les fluctuations du nombre de personnes, les poubelles sont saturées dès 23h! Des grands bacs seraient bien plus appropriés et pourraient motiver les gens, cela deviendrait nettement moins dégueulasse, les gens n’ayant plus d’excuses.
    Pour résumer, c’est un endroit magique, avec une mixité culturelle et sociale impressionnante mais la fin de soirée est relativement moche. Je pense qu’il ne faudrait pas grand chose pour faire changer les mentalités des habitués du coin.

    1. C’est vrai que la proximité de la piscine pourrait être une inspiration : a quand des maitres-fétards qui surveillerait tout ça sur une chaise haute et qui viendrait enguirlandais les personnes un peu trop excitées.

  12. A l’époque où je sortais beaucoup, je trouvais trop cool d’habiter à la Guille, et de faire des apéros sur les quais dans l’herbe, parmi les crottes de chien et les capsules de bière.
    Jusqu’au jour où je me suis pris un seau d’eau sur la tête, envoyé par un riverain excédé qu’on pisse sous sa fenêtre (et sur sa bagnole) toutes les nuits.
    Ce jour-là, j’ai compris sa douleur, et je comprends encore mieux aujourd’hui que j’habite plus loin. Certes mon quartier est moins animé, mais aussi moins bruyant, moins sale, et moins craignos.

  13. Je ne crois pas que ce soit un manque d’éducation. C’est juste un problème d’alcool. Passé quelques verres, on a beau être civilisé et éduqué on s’en fout un peu de laisser sa capsule sur l’herbe, de vomir sur une voiture, de pisser dans une allée de hurler son bonheur de faire la fête avec des amis.

    Alors que fait-on ? On demande aux gens de moins boire ? De moins faire la fête. Ca ne me semble pas très productif.

    1. Faut croire que je n’ai jamais été assez alcoolisée, mais non, j’ai rarement été dans un état où je me fous complètement d’aller pisser dans une allée ou vomir sur la voiture de quelqu’un.
      Ou alors, c’est que je n’étais déjà plus en état de fonctionner (comprenez : il fallait me porter). Il ne me semble pas aberrant ni rabat-joie de demander aux gens d’en rester à un état potable quand ils sont sur la voie publique. Pour le reste, ils peuvent se mettre raides chez eux et vomir sur leur clic clac. Je suis sûre que bizarrement, ils se trouveront miraculeusement un petit reste de éducation s’ils savent que c’est eux qui vont devoir nettoyer leur merde.
      « Être bourré » a bon dos. On est bien plus lucide qu’on ne veut le faire croire.
      Y’a un juste milieu entre boire du jus de fruits et être raide au point d’aller marquer son territoire un peu partout.

      1. D’ailleurs, ce système de pensée ne marche que parce qu’il existe des gens respectueux (comme beaucoup de systèmes de pensée). Si on fonctionnait tous comme tu le décris, ce serait beaucoup, beaucoup, beaucoup moins drôle.

        1. « Il ne me semble pas aberrant ni rabat-joie de demander aux gens d’en rester à un état potable quand ils sont sur la voie publique »

          Pour le coup je trouve ça rabat-joie.
          Alors faites la fête, mais ne buvez pas trop, soyez prévoyant quant à la capacité de votre vessie, pensez à chuchotez devant les immeubles et si vous voulez graffer essayez de faire quelques choses de jolis et sur une feuille de papier qui vous aurez pensé à prendre avec vous avant…

          Encore une fois, je ne cherche pas à excuser les fautifs, mais juste à montrer que c’est aberrant de vouloir leur demander de moins faire la fête ou de la faire de façon raisonnable.

          1. Qyrool, je pense qu’on peut très bien s’amuser sans se mettre dans des états pas possibles. Oui, pour certains c’est difficile à imaginer, mais je t’assure que c’est possible.
            D’autre part les différentes nuisances ne sont pas toutes causées par des personnes ivres-mortes: il faut quand même un brin de lucidité pour grapher un mur non ?
            « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». S’il y a une morale à ce billet, c’est celle-ci. Mais il se trouve encore des gens pour ne pas être d’accord, et ça c’est dramatique pour notre société…

      2. Je suis tellement d’accord Tama…

        Comme C4ndide et Clémentine, je n’imagine pas un Centre-ville triste, sans vie, où les bars fermeraient à minuit et où il serait interdit de se promener ou de se poser pour discuter et trinquer à la belle étoile.
        En choisissant de vivre dans ces quartiers, on s’expose en effet aux soirées et aux nuits agitées. C’est d’ailleurs ce que l’on vient chercher nous aussi, sinon en effet, pourquoi ne pas déménager?! Mais les dérapages que nous décrivons dépassent largement le cadre des festivités.
        Ci-dessous, une lectrice a donné l’exemple de New-York, la ville qui ne dort jamais… Eh bien amusez-vous aujourd’hui à uriner ou à hurler dans les rues de New-York en pleine nuit, et surtout croisez les doigts pour ne jamais vous faire choper car l’amende vous passerait alors définitivement l’envie de recommencer… New-York fait justement partie de ces villes qui ont su allier une vie nocturne active avec un respect de l’espace public. Cela a pris quelques années, mais le fait est que le résultat mérite réflexion.

        En tout cas, un grand merci à tous ceux qui prennent le temps de lire la totalité des messages et de comprendre qu’avant toute chose on l’aime cette ville.

        1. La solution à New York a été le 0 Tolérance envers les incivilités et une extrême sévérité de la mairie .
          Si on fait le quart de ce qui se passe aux USA ou au Canada en France, c’est la révolution et la sortie des drapeaux « Tous des Fachos » !! 🙂

  14. je suis dsl mais pourquoi se pleindre?
    berges our presqu’ile en général ne sont pas réputés pour le calme
    tout lyon fait la fete en presqu’il.
    l’amenagement des berge c’est un gros plus pour notre ville.
    personnellement si je veux du calme je ne m’installe pas en presqu’ile
    on ne peut pas avoir le beur et l’argent du beur

  15. Rhaaaa, le sujet sensible !

    Au boulot c’est pareil : dès que quelqu’un ose critiquer un comportement, tout le monde lui tombe dessus en le traitant de facho ! (oh, tiens, on s’approche du point Godwin !).

    Moi je suis pour plus de civisme, de respect et même de répression (haaaan ! et pourtant je vous jure que je vote à gauche !) J’ai fait des fêtes fantastiques dans ma vie sans avoir à hurler sous les fenêtres de quelqu’un !

    Je vais filer la métaphore (oh oh oh !) : Quand on partage des toilettes (à la maison ou au boulot…) et qu’on les trouves dégueu, on râle un bon coup ou on est sensés supporter le caca des uns et des autres sans broncher ?

    Hier j’ai pris le métro à 22h30 à Hôtel de Ville : un mec fumait son pétard, tranquille, dans la râme en enfumant tout le monde bien comme il faut, personne n’a bronché…
    Quand mon voisin fait des fêtes en pleine semaine et que je tente le dialogue, je me fais copieusement insulter…

    Tout ça me gonfle vraiment, et même si j’aime beaucoup Lyon et la vie urbaine en général, personnellement, je supporte de moins en moins les incivilités et de façon générale, l’individualisme.

    Certains disent « Si tu veux être tranquille, va habiter à la campagne ! », mais au contraire !!! Je viens de la campagne et c’est justement quand on a pas de voisins qu’on fait des fêtes monstrueuses, musique à fond et cris d’animaux et qu’on joue de la perceuse le dimanche à 7h00 : on s’en fout, on gêne personne !
    Depuis que j’habite en ville, je fais toujours gaffe de ne pas hurler dans la rue, de ne pas mettre mon aspirateur en route à 22h30 parce que ça pourrait déranger le bébé du dessus… Bref : je vis avec du monde et j’y pense !!!!

  16. Mouais alors en fait autant je trouvais le billet sympa et les premiers commentaires aussi, autant au final ça ne mène nulle part, finalement, cette conversation (qui n’en est pas une)…

    Je crois qu’on est tous d’accord pour dire qu’il faut plus de respect et plus de civisme, mais il faut aussi plus de tolérance parce que la jeunesse, la nuit, la ville, c’est bruyant, et c’est comme ça. Allez à New York et vous ne dormirez plus fenêtre ouverte à cause des sirènes et du bruit de la ville, mais cela fait aussi partie des raisons pour lesquelles on aime cette ville, non ? Donc je reste sur mon opinion de départ : quand on choisit d’habiter un quartier animé, on le prend avec ses bons et ses mauvais côtés. Mais oui, C4ndide, je sais que tu ne demandes que plus de civisme, et sur ce, même si ce n’est pas gagné, on est bien d’accord ! 🙂 (Stop au pipi dans la rue, les gens !)

    1. « êtres au regard vide qui passent une demi-journée à taper sur une peau de chèvre tendue sur une écorce ». J’adore !!! C’est si vrai ! Ces casse-pieds sont à la musique ce qu’André Rieu est au classique !

  17. Nan mais c’est c’est sûr que quand on habite en plein centre-ville, il faut avoir un seuil de tolérance plus élevé sur le bruit et l’animation en général… mais je maintiens qu’entre tolérer un bruit de fond dans la nuit du samedi au dimanche et devoir supporter des braillements toute la nuit en pleine semaine, il y a une vraie différence !

    1. Je pense que les habitants du quartier ont déjà levé leur niveau de tolérance en acceptant de ne plus dormir fenêtres grandes ouvertes à partir de 23h le samedi. En été je vous assure que c’est assez frustrant. Mais quand on doit accepter en plus de se faire réveiller par des hurlements d’animaux à 2h un jeudi (matin), on a des bouffées de violence assez importantes !

      Il faut savoir qu’à la fin juin, c’est quasiment tous les soirs qu’on a le droit à ces « festivités ».
      J’hésitais à filmer le ballet des gens venant se soulager dans ma rue pour que le public et les mairies se rendent compte de la situation, mais ça fait légèrement voyeur comme procédé. Pourtant, il me suffit de rester 5 minutes à ma fenêtre pour voir défiler 7 ou 8 personnes !

      En ville on tolère plus de choses qu’à la campagne, car la population est bien plus nombreuse, plus festive, plus dense. Mais il y a des limites à respecter, et ça ne me semble pas « réac », « vieux jeu » ou « coincé » de demander du calme après minuit (et encore je n’ai pas d’enfants et je me couche assez tard, mais je serai un père de famille ou un étudiant en train de passer des concours, je vous demanderais de vous la fermer après 20h… et ce serait juste !).

      Non, La Guillotière n’est pas le quartier où tout est permis. Ce n’est pas parce que Sa Majesté (ou Sa Sainteté comme l’a dit Nova) G Collomb a décidé d’y installer sa vitrine (c’est de la politique tape à l’œil, on fait quelque chose de grandiose qui amusera 75% des lyonnais en se disant que les grincheux qui seront dérangés sont une infime minorité) que nous devons accepter de subir. Oui à une ville vivante, mais non à une ville où chacun ne pense qu’à lui, et se déresponsabilise de ses actes.

      1. « Je pense que les habitants du quartier ont déjà levé leur niveau de tolérance en acceptant de ne plus dormir fenêtres grandes ouvertes à partir de 23h le samedi. En été je vous assure que c’est assez frustrant ».
        Ben oui, mais bon, là c’est sûr que tu en demandes beaucoup ! Moi j’habite dans une ruelle à Villeurbanne, pareil : je ne dors jamais les fenêtres ouvertes à cause du même problème : hurlements intempestifs, voisins indélicats et autoradios boumboumants…
        Mais bon, on va pas jouer au jeu du « C’est qui qui vit la pire vie », sinon on va jamais s’en sortir…

        « je serai un père de famille ou un étudiant en train de passer des concours, je vous demanderais de vous la fermer après 20h… et ce serait juste  »
        Là, clairement je ne te suis plus…

        Quant au problème « urinaire », je trouve que l’idée de filmer est franchement pas mauvaise… Y’a pas de côté voyeur si tu ne fais pas de zoom 😀

        1. « « je serai un père de famille ou un étudiant en train de passer des concours, je vous demanderais de vous la fermer après 20h… et ce serait juste »
          Là, clairement je ne te suis plus… »

          Parce qu’a 20H, c’est l’heure du dodo pour les petits (en tout cas chez moi, le petit est au lit a 20H) 🙂
          Et les mecs qui crient et qui réveille les enfants, c’est notre hantise !
          Un vrai stress en été car les moments de détentes ou de sommeil pour les parents, c’est très rare, mais souvent à partir de ce moment la 😀

        2. En faisant cet article, j’ai donné ma vision des désagréments subis dans mon quartier. Certains sont objectifs: les odeurs, les tags, les déchets.
          D’autres comme le bruit sont appréciés différemment suivant les personnes:
          en tant qu’étudiant, je ne me couche jamais à 22h, donc entendre à cette heure des gens qui crient va me déranger, mais pas me mettre hors de moi. Tandis que le père qui a bossé toute la journée, qui a couché son bébé assez tôt, qui s’efforce de faire le moins de bruit possible pour le laisser dormir et profiter de ces instants de calme aura de très bonnes raisons d’en vouloir à mort à celui qui beugle en bas de son immeuble à 21h, non ?
          D’ordre général, on ne crie pas dans une rue. Ni à 17h, ni à 3h du matin.

          Je vais essayer de prendre quelques vidéos dès que j’aurai l’occasion de revenir à Lyon (ohlala le mec qui sait pas comment occuper ses soirées !), je doute de leur bonne qualité mais bon… si c’est le seul moyen pour faire bouger la municipalité, on le fera !

  18. Pour y aller de mon histoire et avis perso je vais me ranger du coté de Qyrool. Quand t’es fait comme un Mickey la civilité c’est le dernier de tes soucis. Pas parce que t’es un gros con, mais parce que ton jugement et tes capacités sont alterées par l’alcool. On ne nous laisse plus conduire après 2 verres c’est pas un hasard. Personne n’est bourré apres 2 verres mais on parle plus fort apres 2 verres. On rit plus facilement apres 2 verres. On se chamaille plus facilement apres 2 verres (imaginez la totalité des commentaires ici apres 2 verres C4ndide est pas près de dormir moi je vous le dit).
    J’habite dans un quartier etudiant. Les pendaisons de cremailleres et autres anniversaires c’est toutes les semaines et pas que le vendredi ou samedi. Tous les 2 soirs j’ai un groupe bourré qui rentre chez lui en hurlant sa race à 2h du mat’ (et je suis pourtant assez loin de Guill’ ou du centre). Tous les 2 soirs je grommèle en revant à des battes de baseball.
    Et quand ma cherie me voit comme ça elle me dit gentiment: repense au dimanche à la Passagère avec Joel et Sam. Je ferme alors ma gueule, penaud, et j’attend tranquillement que l’autre enflure qui gueule tourne enfin à la rue suivante.
    Ce dimanche là j’en tenais une putain de sévère. Une de celles qu’on met de coté pour pouvoir la ressortir à ses enfants qui eux même la raconteront à leur enfants et aux enfant de leurs enfants. Pas de vomi, pas de pipi mais j’ai GUEULEEE comme un putain de putois. Je pense que C4ndide a du me maudire sur 4 generations. J’etais bourré et je voulais que la terre entiere le sache.
    Je suis pas un gros con. Millie ici presente me connait. Mais quand t’as un coup dans le nez t’as un coup dans le nez.

    Je plains sincerement C4ndide. Les tags, la pisse, le bruit… Et je suis aussi d’avis que la municipalité devrait assumer jusqu’au bout ses choix d’urbanisme. Certains bar emploie des videurs juste pour faire respecter le silence à la sortie. Il devrait en etre de même sur les berges avec des policiers.
    Pas des suceurs de flouze qui ne passeraient que pour coller des amendes mais une presence bienveillante pour assurer la tranquillité de tous. Fetards (et surtout fetardes) et riverains. Passer voir les groupes, s’assurer qu’aucun n’est au bord du coma ethylique, demander de parler moins fort tout en souhaitant une bonne soirée, s’assurer que les dechets sont mis à la poubelle en partant. Y’a pas besoin d’un flingue pour ça. Ni besoin de faire ranger les bouteilles: ce jeu du chat et de la souris est ridicule et contre-productif au possible!!

    Et oui les poubelles sont bien trop petites!!

    Et merci à tous ceux qui ont lu jusqu’ici!! :DD

    1. On est d’accord sur l’essentiel, même si j’ai des doutes sur le fait que des gentils agents en T Shirt qui se contenteraient de te faire des sourires en te demandant de parler moins fort et de ramasser tes 5 canettes de bière en partant soient efficaces…
      Mais pour remettre un peu les pendules à l’heure les bourrés ne sont pas la majorité des responsables des nuisances ! Les mecs qui passent en klaxonnant ne sont pas bourrés ! Les types qui arrivent à se battre normalement en se flanquant des gifles sévères ne sont pas ivres ! Le gars qui vient taguer le mur à 2m de hauteur est sobre !
      Derrière un certain nombre de personnes qui se mettent minables (d’ailleurs être ivre n’enlève à personne ses responsabilités…), il y en a qui en profitent pour être nuisibles.

  19. Tout d’abord, article très intéressant et de surcroit bien écrit.

    Pour ma part je considère cependant qu’il s’agit d’abord d’un problème de savoir vivre, on constate malheureusement que les incivilités deviennent monnaie courante, que ce soit sur les berges ou ailleurs…

    Difficile de trouver des solutions pour ces problèmes comportementaux, cependant certaines choses peuvent être faites pour améliorer la situation sur les berges, comme indiqué dans les différents commentaires :
    – présence de bacs plus gros pour les déchets
    – ajout de pissotières
    – visibilité des forces de l’ordre aux heures tardives

    1. Merci du compliment 😀
      Ok pour ces différents points. J’ajouterai que la mesure interdisant la vente d’alcool à emporter après 22h est ridicule d’inefficacité… à quand le bon vieux retour à la consigne des bouteilles en verre ?

  20. Le problème des berges est un problème plus général. Il n’y a pas besoin d’habiter la-bas pour vivre les désagréments qui ont été évoqués.
    Les gens qui font la fête jusqu’à 5h avec les fenêtres grandes ouvertes, les gens qui se soulagent devant ta porte, il y en a désormais dans tous les quartiers. Sur les berges, c’est juste un peu plus concentré.
    Mais comme en général, personne ne dit rien et quand on appelle les flics, ils ne viennent pas, les gens qui abusent ne sont jamais inquiétés. Et je crois que malheureusement, c’est un peu comme les excès de vitesses, sans la peur du gendarme, les gens dépassent les limites très rapidemment.
    Et puis, l’alcool, c’est une excuse bidon. Ca fait juste ressortir les travers que les gens ont déjà. Quelqu’un de respectueuxle restera même bourré. Perso, j’ai beau être défaite, je me pose toujours la question du niveau sonore.
    Mais pour revenir aux berges, oui aux poubelles et toilettes supplémentaires. Parce que pour les filles, c’est franchement la galère.
    Et pourquoi pas, comme proposé au-dessus, des tournées de police supplémentaires du moment qu’ils n’alignent pas sur la consommation d’alcool : les gens ne comprennent pas pourquoi on a le droit de se mettre minable sur les terrasses mais pas 1m plus loin sur les pelouse.
    Qu’ils alignent plutot les gens pour tapage nocturne ou déchet laissés sur la voie publique.

  21. « C’est moche, car ça ne fait que déplacer le problème… »
    Alors que faut il faire pour éliminer le problème ? Établir un couvre feu ? Fermer tous les bars et les boites ?
    Je pense que chaque quartier et chaque rue de cette ville ont des raisons de se plaindre pour diverses nuisances. On ne va pas tous écrire un roman pour demander justice.
    Alors oui, il est déplorable que les gens se comportent de cette manière. Mais concrètement, que peut-on y faire ?

    1. Je ne prétends pas donner des solutions dans ce billet. Mais en lisant les commentaires nous sommes plusieurs à penser qu’il y a clairement un problème d’éducation (il est trop facile de se réfugier derrière l’excuse de l’alcool).
      C’est justement pour préserver le « vivre-ensemble » que je demande à chacun d’agir sur son propre comportement, de se responsabiliser, pour éviter qu’on en arrive à des solutions comme l’interdiction de circulation ou la prohibition de l’alcool… il serait temps que les gens comprennent qu’il y a une grande marge entre la situation actuelle et une ville morte ! Il y a un juste milieu !

      Et entre continuer à faire l’autruche et dénoncer le problème, j’ai choisi. Plusieurs lecteurs ont pris conscience des nuisances, c’est déjà un grand pas, on ne pourra pas éduquer si on ne commence pas par expliquer ce qui dérange dans le comportement de certaines personnes.

      1. Je suis probablement défaitiste, mais on ne peut pas, et on ne pourra jamais, rééduquer des jeunes d’une vingtaine d’années ou plus. C’est un peu une cause perdue.

  22. je veux pas faire mon rabat-joie, mais normalement, il est ILLÉGAL de consommer de l’alcool sur la voie publique, et d’y être trouvé en état d’ébriété.

    Normalement, tous les pignoufs bourrés sur les quais devraient être ramassés et mis au trou à se vomir/pisser dessus en cellule de dégrisement, au moins une fois. Ça les calmerait tous TRÈS VITE.

    Sinon oui, le problème de fond vient de l’incivilité des gens, mais ça, ça ne date pas d’aujourd’hui, et c’est un constat qu’on retrouve PARTOUT, que ce soit dans les transports, dans les commerces (on parle aux employés comme si c’était des merdeux qui n’ont pas réussi dans leur vie et qui sont à nos bottes), dans les écoles (privées ou publiques, les gamins sont pour 50% de futurs merdeux en puissance), au volant, dans les files d’attente, etc. Les gens en ont rien a foutre des autres., pourtant, c’est CA, vivre en communauté. Le principe de « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », tout le monde lui pisse dessus, pour en revenir au thème de ce billet.

    Moi j’ai envie de dire à C4ndide : filme-les, balance-les sur Youtube (en plus tu y gagneras des sous), mets-leur la honte, et s’ils viennent pisser ou gueuler trop près de ton pas-de-porte, balance-leur des œufs pourris ou de l’eau glacée pour calmer leurs ardeurs (sans te faire choper bien entendu, sinon là, tu devras déménager pour de bon). Œil pour œil, dent pour dent. Ne compte pas sur les autres (et donc sur la Mairie) pour arranger ce problème, il est bien trop tard pour que les gens fassent évoluer leur mentalité (déjà qu’elle volait pas bien haut…).

    1. Hahaha.
      Pardon mais là c’en est trop.
      Tous les gens qui sont sur les quais ne sont pas bourrés au point de se vomir dessus.
      Comme souligné dans un commentaire précédent, les gens peuvent boire légalement sur les péniches mais sur les berges c’est en théorie interdit.
      Oui, c’est un quartier très agréable pour retrouver ses amis quand il fait beau. Oui, c’est dommage que les gens le dégradent en y laissant leurs détritus. Oui, c’est embêtant qu’en repartant, les gens parlent fort.
      Mais honnêtement, je pense que la majorité d’entre nous y fait attention. Mais la perfection n’existe pas. On à tous nos moments de faiblesse.
      Qui n’a jamais parlé un peu fort, tard le soir, même sans être totalement bourré, parce qu’accompagné de ses amis il est embarqué dans une discussion drôle ou passionnée ?
      Celui qui répondra non n’a tout simplement pas de vie. (ouais, moi aussi je peux faire des jugements hâtifs, hihi.
      Ce n’est pas parce que ça va arriver une fois à un groupe d’amis, que celui-ci se comporte de la même façon à chaque fois qu’il sort.
      Pour ce qui est d’uriner dans la rue, sachez que ce n’est pas par plaisir. Encore moins pour les filles, si je peux me permettre.
      Je n’ai pas vraiment envie de choper une infection urinaire dans les toilettes publics, donc ouais, quand ma vessie est au bord de l’explosion je finis par me soulager où je peux. (mais en général c’est pas sur des portes ni des voitures, hein).
      Mais de toutes façons, on est tous le con de quelqu’un d’autre.

    1. C’est une « évolution » que nous sommes nombreux à refuser.
      Ce changement de société, pour employer des grands mots, n’est pas viable. C’est le début des règlements de compte personnels. Les problèmes ici sont minimes par rapport à d’autres nuisances subies dans certains quartiers de banlieue, où des gens en sont arrivés à tirer à la 22 sur le co**ard en quad qui tourne sous leurs fenêtres depuis 16h. C’est pour éviter d’en arriver là qu’il faut une prise de conscience.
      Oui, j’ai déjà engueulé les idiots qui se battaient à 2h dans ma rue, je n’ai reçue qu’une bordée d’injures. Appeler les flics ? Je l’ai fait une fois, ils sont arrivés 10 minutes après, quand tout était déjà fini. Il faut peut-être des sanctions exemplaires, car ce n’est sans doute pas à coup de « modérateurs de rues » qu’on y arrivera. Etre ivre sur la voie publique est interdit, il n’y a qu’à appliquer la loi. Sur une dizaine de personnes, un soir d’affluence, ça marquera les esprits. Et les amendes serviront à financer Veolia qui a la charge du nettoyage des lieux…

  23. Hello
    Long de lire tous les commentaires, mais je me suis carrément senti concerné par cette discussion 🙂 Et le commentaire de Biiij un peu plus haut m’a donné envie de participer
    Petit historique : j’ai habité a Paris, place des innocents (châtelet les halles), j’ai habité le vieux Lyon. Bref, le bruit et les incivilités je connais (trop).

    J’habite maintenant place Bir Hakeim, endroit que je pensais parfait. Calme et retiré de la vie trépidante du centre de Lyon. Petit nid douillet parfait pour les premières années de mon fiston arrivé en novembre dernier… Et bien QUE NENNI !
    C’est (presque) pareil, je me retrouve a ne pas pouvoir dormir a cause de cette mode de gueuler pour montrer a tous « qu’est ce qu’on s’amuse ici, et pas vous, hihihihi ».


    Alors le sommeil léger depuis que je suis papa, d’ailleurs le manque de sommeil tout court et devoir aller bosser le matin, ça limite mon seuil de tolérance quand a 2/3h du mat, des imbéciles décident de gueuler sous mes fenêtres…
    Sans oublier l’oubli de mettre dans les poubelles (pourtant nombreuses) les bouteilles cassées, paquets de gâteaux/clopes ou autres choses. Heureusement, quelqu’un passe le matin pour nettoyer tout ça… (cachons sous le tapis le problème). Quand je passe sur cette place le matin en emmenant mon fils, j’ai honte pour ceux qui ont laissé un tel boxon.

    Je suis bien content de voir que Lyon est une ville qui bouge, mais il y a une notion toute simple a prendre en compte : c’est un espace public. Pas une boite de nuit. On ne peut pas s’y permettre des choses qu’on ne ferait pas chez nous (vous allez pisser dans la chambre parce que c’est plus proche que les toilettes au fond du couloir vous ?)
    Donc on prend en compte le besoin de tous de faire la fête (normal, moi aussi j’aime ça) mais on doit aussi prendre en compte le fait que des gens habitent aussi dans une ville. Il y a des règles, je ne suis pas pour toutes ces règles (confisquer les bouteilles sur les berges, je trouve ça nul), mais elles existent aussi pour assurer a tous de profiter de ces beaux endroits sans se faire tabasser par des voisins excédés ou se retrouver dans le Rhône (il y a eu un mort la semaine passée je crois dans la Saône).
    L’argument, c’est le centre ville, c’est normal d’y faire le bordel n’est pas du tout un argument recevable. Je vais pas déménager dans le Larzac parce que je ne peux plus dormir à Lyon. Le jour où on fait la fête à Villeurbanne, Bron ou Vénissieux, on déménage aussi ? On fait des quartiers sans habitants, juste pour faire la fête ?
    Un peu de respect du voisinage et d’éducation qu’on a tous eu (mais pour certains oublié), un peu de respect tout simple de la loi et ça devrait être vivable pour tous.

    D’ailleurs, n’étant pas lyonnais, je suis un peu surpris par les discours qui pensent qu’il n’y a pas assez de toilettes publiques et gratuites… je n’en avais jamais vu autant qu’ici ! J’ai jamais été pris au dépourvu comme on peut l’être à Paris par exemple.

    1. J’ai habité plusieurs années Place Bir-Hakeim. Je confirme, il se trouve que c’est une place à l’acoustique absolument fantastique… Pour des « joueurs » de djembé…
      🙂

    2. J’espère que les fauteurs de troubles deviendront des êtres responsables avant de devenir parents…
      Tu as raison de souligner que la réponse « Si tu n’es pas content tu déménages » est une réponse idiote, non constructive, sans bon sens. C’est avec de tels raisonnements qu’on obtient des ghettos et qu’on justifie tous les actes possibles !

      Sur les berges je pense qu’il y a un problème de sanitaires, même s’il y en a plusieurs, gratuites et assez propres (en journée…)
      Devant l’affluence il peut être compliqué d’attendre (mais là encore, est-on obligé d’attendre le dernier moment pour se décider d’aller aux WC ? hé, hé !),
      certains trouvent que c’est plus simple de trouver une rue pas trop fréquentée, pas trop illuminée pour s’y soulager. Là encore, 2 ou 3 soirs de rondes d’agents municipaux, 11€ d’amende à tous les contrevenants (en plus ils auront le temps de les prendre sur le fait !), et l’envie passera !

      1. C’est depuis que je suis papa que je supporte moins ces incivilités. Le manque de sommeil aidant au manque de patience.
        Comme certains l’ont dit avant, c’est finalement partout que l’on retrouve ce genre de comportement. Les gens allant pisser sur la porte de notre garage place Bir Hakeim, ou au pied de l’agende immo rue Jusserand…
        Bref, c’est pas un problème de lieu, mais bien de comportement. Les gens se permettent des choses qui dépassent les bornes, et le pire c’est qu’on passe pour des rabats joies ou des vieux cons juste parce qu’on le fait remarquer…

          1. On est bien d’accord, ce billet aura eu le mérite de montrer qu’une partie de la population est prête à justifier ses actes irrespectueux et va même plus loin en répondant à ceux qui le lui reprocheraient: « barrez-vous si ça ne vous plaît pas ». Donc le mal est bien plus profond qu’un problème de résistance à l’alcool…

  24. La dernière fournée de commentaires des partisans de la-fête-dans-l’ordre-le-calme-et-le-respect-d’autrui est assez savoureuse. Mention spéciale à l’auteur « est-on obligé d’attendre le dernier moment pour se décider d’aller aux WC ? » qui laisse deviner des qualités de planificateur à faire pâlir de jalousie un chorégraphe nord-coréen.

    Plus généralement, vous réalisez que la vie nocturne lyonnaise est complètement morte pour une ville de cette taille, et que la balance des arbitrages municipaux penche bien plus souvent en votre faveur qu’en celle des fêtards ?

    Après ça, si la disparition en quelques années de tous les café-concerts des pentes de la Croix-Rousse en pour vous le modèle à reproduire sur les Berges, dites-le franchement, mais arrêtez d’invoquer ce fantasme de fête light.

    1. Ayé, on va passer pour des gros réac’ dans quelques minutes…
      Bon, ben je vais donc déménager dans le Larzac pour pas gêner les fêtards et pouvoir dormir 1 fois par mois l’été… Désolé d’être la cause de la fermeture de l’ensemble des endroits festifs de France…
      non mais sérieux, je suis content de voir des endroits festifs, berges comprises. Et même d’en profiter et de m’y bourrer la gueule de temps en temps (ce qui est de plus en plus rapide depuis que je suis papa, je tiens plus la route :D)
      On parle ici des quelques fêtards qui ne respectent rien ni personne, pas de fête light. Crier en bas des fenêtres des riverains, c’est pas faire la fête, c’est juste faire chier gratuitement

      1. « On parle ici des quelques fêtards qui ne respectent rien ni personne »

        Le truc que tu n’as pas l’air de comprendre, c’est que personne ne sort boire un pot en se disant « chouette, enfin je vais pouvoir vomir sur un trottoir, chanter comme un goret qu’on égorge et, si j’ai vraiment du bol, me foutre sur la gueule avec un bourré ». Chaque soir, sur les milliers de personnes que drainent les berges, un infime pourcentage se prépare un lendemain de « Oh mon Dieu, plus jamais ça ! », mais ne le savent pas encore.

        Ton problème n’est pas lié à une minorité de personnes identifiables, mais une foule immense qui génère chaque soir les nouveaux accidents statistiques qui te pourriront la nuit, et tes seules options pour y remédier sont bel et bien la fermeture des endroits festifs ou le déménagement (note que le Larzac n’est pas une obligation : le sixième arrondissement ou Ainay t’accueilleront à bras ouverts).

        1. Le sixième arrondissement ou Ainay je m’en fous (je sais même pas ce que c’est Ainay), je vais pas déménager parce que des crétins crient sous mes fenêtres… j’ai pas demandé a vivre dans un cimetière.

          Si je résume, c’est donc une guerre habitants / fêtard. Soit on y laisse des habitations et plus de lieux de fêtes, soit lieux de fêtes mais plus d’habitants ? C’est débile. Je suis pas contre la fête, j’aime ça. Et même quand il y a des concerts ou autres animations sur la place Bir Hakeim ou j’habite, j’en redemande plus souvent. Mais je vois pas en quoi ça fait de moi un gros reac’ ou un anti café concert ou anti djeunes (j’ai 34 ans, je suis pas un croulant non plus) de demander un peu de savoir vivre.
          bien sur qu’on se dit pas en sortant qu’on va pourrir la nuit de tout le monde, mais a partir d’un certain point, y en a qui pourrait se dire (ou dire a leurs copains) que ca dépasse un peu les bornes.

          En quoi c’est être chiant de demander de ne pas pisser dans mes fleurs ou de réveiller mon gamin ? oO Le centre ville n’est pas une boite de nuit a ciel ouvert, mais un espace public ouvert a tous. Et donc soumis a quelques règles pour que tout le monde puisse vivre ensemble.

          1. « j’ai pas demandé a vivre dans un cimetière »
            Tu ne t’en rends peut-être pas compte, mais faute de proposer une solution alternative, si, c’est bien ce que tu demandes.

            « Si je résume, c’est donc une guerre habitants / fêtard »
            Oui. Et si on considère le cas de la France, les fêtards la perdent.

            « Soit on y laisse des habitations et plus de lieux de fêtes, soit lieux de fêtes mais plus d’habitants ? »
            Tu oublies la troisième option : vivre dans un quartier animé, et assumer.

            « Je suis pas contre la fête, j’aime ça »
            Tout le monde aime ça. Tout le monde aime aussi le service que procurent les stations d’épuration, les lignes TGV, les asiles de nuit ou les centres de production d’énergie, mais –attention, scoop– personne n’en veut à proximité de son domicile.

            « je vois pas en quoi ça fait de moi un gros reac’ ou un anti café concert ou anti djeunes (j’ai 34 ans, je suis pas un croulant non plus) de demander un peu de savoir vivre »
            Alors 1/ je t’ai jamais traité de… tout ça et 2/ non, ça fait juste de toi un attendrissant utopiste.

            « bien sur qu’on se dit pas en sortant qu’on va pourrir la nuit de tout le monde, mais a partir d’un certain point, y en a qui pourrait se dire (ou dire a leurs copains) que ca dépasse un peu les bornes. »
            lol

            « En quoi c’est être chiant de demander de ne pas pisser dans mes fleurs ou de réveiller mon gamin ? »
            C’est pas que ce soit chiant, c’est juste irréaliste.

            « Le centre ville n’est pas une boite de nuit a ciel ouvert, mais un espace public ouvert a tous. Et donc soumis a quelques règles pour que tout le monde puisse vivre ensemble »
            Le droit est clairement pour toi. L’usage, en revanche, est têtu.

            Sinon, j’attends ta solution miracle pour faire coexister fête et habitat calme en centre-ville…

    2. Ah, mince, désolé, je pensais que le fait de prendre ses précautions et de se retenir est réservé aux enfants, et que les « adultes » ont eux le droit d’aller pisser dès qu’ils en éprouvent le besoin, là où ils veulent… oui, c’est le sentiment que je ressens parfois: certaines personnes se comportent comme des animaux.
      On suit son instinct, on satisfait ses besoins, sans respecter ni loi ni règles. On veut se bourrer la g***le où on veut ? On le fait. On veut crier en pleine rue ? Allez, on hurle. On veut ch*er derrière une porte d’entrée ? On pousse la porte et on y va. On veut péter sa bouteille en verre sur le trottoir ? Allez, c’est pas moi qui balaie.
      « Au diable ceux qui veulent de l’ordre ! Choisissez votre camp: les fêtards ou les rabats-joie. Il n’y a pas de juste milieu, qui n’est pas avec nous est contre nous. Vous voulez du calme ? Vous êtes nos ennemis, car vous ne souhaitez qu’une ville silencieuse… » On nage en plein délire… agiter le spectre d’une ville morte est ridicule. On n’empêchera personne d’aller se mettre une mine en boîte. Mais par contre on va vous faire atterrir dans le monde des adultes, celui où les débordements se paient, celui où on peut se retrouver en cellule de dégrisement si tu as trop déconné. Bref, un monde responsable. L’île aux enfants c’est pas ici…

  25. « Sinon, j’attends ta solution miracle pour faire coexister fête et habitat calme en centre-ville… » Un cerveau pour les fêtards et un minimum d’éducation. Sinon, une bonne bombe lacrymo et un mini taser calment toujours les neuneus sous mes fenêtres en attendant l’arrivée des condés. Je finis à coups de Doc les réticents à fuir en pleurant leur moman. Adoptez la César attitude.

  26. Brovo j’ai adoré les dernier paragraphe! Effectivement quand on y habite pas on ne se rend pas compte de tout sa. Par contre je comprends pas qu’ils n’aient toujours pas aménagées des toilettes à proximité des berges.

    1. Si ça peut aider à ce qu’il y ait une prise de conscience…

      Il y a des toilettes publiques près des berges, gratuites, en assez bon état général (il faut le souligner).
      Mais il faut croire qu’il n’y en a pas assez par rapport à la demande, vu la foule qu’il y a les grands soirs de la période estivale.
      Et un homme risque de préférer faire 50m et se soulager entre 2 voitures plutôt que de faire la queue et se retrouver dans un lieu adéquat mais nettement plus odorant !

  27. J’habite le quartier depuis que je suis petit, à l’époque il n’y avait pas de tram rue de Marseille, il n’y avait pas de berges réaménagées, il n’y avait pas de parking à la place de la fosse aux ours.
    Les péniches étaient déjà là, dans un ordre différent, mais elles ne sont pas apparues avec le réaménagement.
    La fausse aux ours était déjà la plus grande pissotiere de Lyon, en même temps qu’un campement pour sans abris.
    On pouvait traverser de la place bir hakeim aux quais par la fausse aux ours en empruntant des tunnels. A chaque fois que je les traversais je retenais ma respiration.
    L’esplanade des quais était sur un seul niveau intermédiaire, avec de la terre battue. C’était déjà le repaire des piches du quartier, qui vous regardaient méchamment quand vous passiez. Certains trouvent que le coin craint le soir, il n’ont pas vu ce que c’était il y 15 ans, au moins aujourd’hui avec la foule présente, la faune nocturne est moins dangereuse.
    Le quartier a évolué mais pour moi c’est vers un mieux.

    1. Il y avait autant de péniches ? Et surtout autant de péniches-boîtes-de-nuit ? Je ne me souviens plus.
      Le réaménagement est un plus, c’est indéniable, au niveau de l’urbanisme.
      Au niveau de la fréquentation on a remplacé les alcoolos qui cuvaient sur la pelouse (oui, la pelouse qui entourait le tunnelier !) par d’autres olibrius qui désaoulent un peu partout. Ils ont fait partir les punks, mais les chiens sont restés…

  28. Je répond a R un peu plus haut (y a pas de bouton répondre sur son dernier commentaire)

    Pourquoi c’est a moi de donner une solution ? J’habite la, j’ai pas demandé a ce qu’on vienne m’emmer… ?
    Je comprends pas le débat en fait, c’est dans la rue, et il y a des lois faites pour que TOUT le monde puisse vivre ensemble. Et c’est pas fait pour être joli, mais aussi pour être appliqué si besoin.
    J’ai l’impression que c’est moi qui emmer… les fêtards en fait. Comme si les rôles étaient inversés.
    J’attends plutôt la solution (ou prise de conscience) de la part de ceux qui aiment la fête et qui la font en bas de chez moi (ou chez C4ndide) : comment continuer a faire la fête ici sans que les voisins pâtissent trop de l’ambiance ? J’ai une partie de la solution, arrêter d’être égoïste et penser aussi a ceux qui habitent la = savoir vivre.

    « Tu oublies la troisième option : vivre dans un quartier animé, et assumer. » Je l’ai fait, 8 ans a paris place des innocents et 1 an dans le vieux Lyon, c’est presque un sport extrême. Mais assumer c’est pas possible, il faut dormir parfois. A force de voir les débordements, ca fatigue encore plus car (en général), si on habite ces quartiers, c’est aussi parce qu’on les aiment.

    1. « Pourquoi c’est a moi de donner une solution ? J’habite la, j’ai pas demandé a ce qu’on vienne m’emmer… ? »
      Pas une solution, une AUTRE solution : celle qui permettrait l’émergence de ta « fête light ». Moi, je doute de sa faisabilité, mais puisque c’est en ce sens que tu prêches, concrètement, comment tu vois les choses ?

      « Je comprends pas le débat en fait, c’est dans la rue, et il y a des lois faites pour que TOUT le monde puisse vivre ensemble. Et c’est pas fait pour être joli, mais aussi pour être appliqué si besoin.
      J’ai l’impression que c’est moi qui emmer… les fêtards en fait. Comme si les rôles étaient inversés »
      La loi est clairement pour toi, et la meilleure arme à ta disposition dans l’arsenal législatif français permet de faire fermer les lieux selon le tapage produit par les clients qui les quittent.

      « J’attends plutôt la solution (ou prise de conscience) de la part de ceux qui aiment la fête »
      À ce niveau, c’est plus de l’attente, c’est de la foi aveugle.

      « assumer c’est pas possible, il faut dormir parfois. A force de voir les débordements, ca fatigue encore plus car (en général), si on habite ces quartiers, c’est aussi parce qu’on les aiment. »
      Tu dis les aimer… ça ne te semble pas contradictoire de vouloir les changer ?

      Ceci dit, j’ai l’impression que mon propos n’est pas très bien compris. Pour clarifier, je ne fais un procès en anti-festisme à personne, chacun est libre de préférer vie nocturne ou sommeil.
      Je signale juste un truc qui me semble assez évident : compte tenu des usages culturels liés à la fête dans cette partie de la planète, le choix s’opère entre la présence de bourrés ou l’absence de vie nocturne. Ce que je lis sur la fête light dans le respect des bisounours relève soit de la méconnaissance du phénomène, soit de la tartufferie. Si je me trompe, soyez assez aimable pour me fournir les contre-exemples pertinents (c’est-à-dire pas au Japon, et pas dans un petit bled de la Creuse).

      1. A moi le 100e commentaire 🙂

        « Pas une solution, une AUTRE solution : celle qui permettrait l’émergence de ta « fête light ». Moi, je doute de sa faisabilité, mais puisque c’est en ce sens que tu prêches, concrètement, comment tu vois les choses ? »

        Je ne vois pas ou je prêche une fête light ? Je prêche pour un peu de civisme de la part de ceux qui dépassent les bornes. C’est différent.

        J’ai l’impression que faire du bruit et du tapage devient un synonyme de faire la fête, et donc d’être contre ces débordements c’est être contre la fête. C’est pas le cas. Si on a envie de crier, on va en boite de nuit, voir un concert et pas devant les fenêtres de C4ndide.

        C’est comme pour :

        « La loi est clairement pour toi, et la meilleure arme à ta disposition dans l’arsenal législatif français permet de faire fermer les lieux selon le tapage produit par les clients qui les quittent. »

        C’est pas du tout mon but de fermer quoi que ce soit (d’ailleurs les berges, c’est pas les établissements les soucis, comme chez moi, je vais pas demander la fermeture du parc), mon arme, c’est appeler les flics pour les gens qui font du bruit (ou leur demander s’ils sont pas trop ivres, au risque de se faire pourrir). Mais si je peux éviter, je préfère. C’est pas ma passion de gâcher la soirée des gens qui sortent.

        « Tu dis les aimer… ça ne te semble pas contradictoire de vouloir les changer ? »
        Non, les débordements (pisse, bagarres, casses, cris débiles), c’est pas pour ces raisons que ces endroits sont sympa et que des gens veulent y vivre. Il y a une différence entre de l’animation et ce qu’on constate de plus en plus. Et ce n’est pas limité a ces seuls endroits puisque dans mon 3e que je pensais tranquille, c’est pareil. Et ailleurs aussi d’après d’autres commentaires. C’est donc plus vraiment une question d’endroit mais de comportements (même si c’est exacerbé sur les berges ou vieux Lyon ou autre)

        « Je signale juste un truc qui me semble assez évident : compte tenu des usages culturels liés à la fête dans cette partie de la planète, le choix s’opère entre la présence de bourrés ou l’absence de vie nocturne. »

        Dans ce cas C4ndide doit déménager et moi aussi finalement puisque la vie nocturne semble se déplacer dans le 3e ?J’ai pas de contres exemples en tête, je me souviens que place des innocents a Paris, c’est la présence policière qui avait changé un peu les choses. Mais ce n’est pas forcément un bon exemple car Châtelet c’était devenu vraiment glauque et (un peu) dangereux de nuit il y a une dizaines d’années.
        Sinon, si on suit ta logique, on réserve un endroit (comme la rue de la soif a Rennes) et on sait que c’est l’endroit ou on habite pas, mais ou ca fait la fete (voir plus). Mais dans ce cas, ca réduit les possibilités ailleurs.

        Bon, sinon, on se prend tous une bière sur les berges pour conclure notre débat 🙂 ?

          1. M’en fous je ne suis pas à Lyon ! Mais respectez le voisinage… 😀
            Tout dépend comment vous chantez en fait; mais pourquoi ne pas organiser ça à la Confluence, du côté centre commercial de la darse ? Les habitations demeurent assez loin, il y a la Saône pour se soulager et l’endroit est accessible en tram, ce qui empêche les ballets de voitures à 1h du mat’ ! Sympa non ? En plus l’endroit est encore assez tranquille et propre.

  29. Fait du bien à Bertrand il te le rend en caguant.

    Non sérieux, ce qu’il y a de bien avec les quais du Rhône, c’est que du coup le bordel engendré par les nuisibles s’est déplacé des Terreaux vers la Guillotière. Depuis, la rue Ste Catherine s’est calmée, et on dort un peu mieux en bas des pentes !

    Mais en vous inquiétez pas, l’arrivée des Rives de Saône va accaparer une partie des alcoolos ! J’attends avec impatience les premières pétitions des bourgeois du 2e et 5e…

    Mais au final, quant on voit l’avenir que la société propose aux jeunes, tu m’étonnes qu’ils adorent s’autodétruire en se pintant la gueule…

    1. Théorie intéressante: la mairie de Lyon crée de nouveaux pôles de loisirs tous les 10 ans pour faire tourner les nuisances. A développer… ^^

      Je crains que ce soit bien pire à la Confluence: l’endroit résonne affreusement, les moyens d’accès sont très limités (les habitants du cours Charlemagne vont vite comprendre leur malheur, j’imagine que les courses de bagnoles sont déjà monnaie courante…). Heureusement l’espace est vaste. Mais je pense que le centre commercial sera entièrement fermé de nuit dans quelques années, et qu’un commissariat va ouvrir d’ici peu. Ainsi va la vie…

    1. Il est gentil Vincent Carry, mais à population immature « réglementation infantilisante »…
      Non, sérieusement, en le lisant on a l’impression qu’à 22h il n’y a plus personne dans les rues, qu’à la moindre bouteille sortie en public des dizaines de grincheux te lancent des regards noirs et te prient d’aller ailleurs. C’est ridicule comme caricature.
      Il en parle: le respect. Ça s’apprend. Sinon, on sévit, punition collective: tout le monde est privé de sortie. Je lance donc un appel solennel aux poignées de nuisibles qui pourrissent la vie de plusieurs milliers de lyonnais et qui en même temps font planer la menace d’une réglementation plus sévère sur la vie nocturne de notre ville: tenez-vous bien ou partez !

      (je m’adresse ici à ceux qui ne respectent pas leur prochain en criant, en salissant, en vandalisant, etc. Que les autres personnes ne se sentent pas concernées.)

      1. Malheureusement les nuisibles ont un problème récurent : Il se foutent de tout et ils ont de toute façon raison. Ton appel ne touchera que les gens qui sont déjà civilisés et respectueux…

      2. Ah, enfin enfin un peu de franchise, ça fait du bien après les bisounourseries à base de « je veux pas faire fermer les lieux de vie nocturne, j’en appelle juste à la fête-dans-la-tempérance-et-le-respect-d’autrui » 🙂

        Ceci dit, on retrouve toujours les mêmes pré-supposés erronés :
        – Le respect s’apprend en effet, mais il s’oublie aussi facilement après le verre de trop. Ta « poignée de nuisibles » (identifiables et récurrents), elle n’existe pas ; c’est la foule drainée dans ton voisinage qui chaque soir produit de nouveaux cas d’ébriété démonstrative. À ce titre, seule une répression collective est en effet susceptible d’apporter aux riverains des Berges des nuits silencieuses.
        – « Population immature »… Selon quels critères ? Quelle échelle ? Comparée à des villes européennes (Barcelone, Manchester, Hambourg, Porto,…) ou françaises (Marseille, Lille, Toulouse,…) d’importance similaire, Lyon a des nuits particulièrement calmes.

        Par ailleurs, en lisant « tenez-vous bien ou partez », j’ai envie de répondre « be careful what you wish for ». Une abondante littérature en urbanisme et sécurité intérieure documente largement les effets des délocalisation de la vie nocturne en dehors des zones résidentielles. En général, on peut s’attendre à une augmentation des accidents de la route dus à l’alcool (faible équipement des banlieues en transports en commun), une augmentation du trafic de drogue (sans la concurrence de l’alcool, la fête est plus folle) et plus généralement, une hausse des atteintes au personnes (des rues sombres et désertes, c’est tout de même plus pratique).

        1. Oui, chacun peut, un soir ou l’autre, passer du côté obscur. Enfin quand je dis chacun, c’est inexact. Personne n’est à l’abri d’une bonne cuite, mais il existe des personnes qui évitent justement les circonstances propices à une murge. Personnes pour lesquelles vomir tous les 3 mètres est inconcevable. Pour lesquelles hurler à 2h du matin ne se fait pas. Du moins pas en public, pas dans des lieux où vivent d’autres personnes.
          Par conséquent, ces gens choisissent leurs occupations en fonction… ça vous semble ahurissant ?
          Si vous vous sentez comme DSK, évitez les lycées de jeunes filles ! Déranger le monde ne fait pas partie de votre éducation ? Alors évitez les cocktails sur les berges. Préférez les festivals ou les soirées entre potes en pleine campagne. Allez en boîte si ça vous chante, au risque de vous prendre une amende si vous trouvez drôle de crier ou d’uriner sur le trottoir. C’est le jeu…

          On me parle de Barcelone, Marseille, Lille (ah, les soirées avec Dodo la Saumure, les AK-47, magique !). Vous voulez qu’on parle de Singapour ? Allez ! Une ville où vous prenez une amende si vous êtes surpris à cracher. Pourtant les gens s’y plaisent… allez comprendre.

          1. J’ai ri.

            « il existe des personnes qui évitent justement les circonstances propices à une murge »
            Ouais, celles qui ne boivent pas une goutte d’alcool. Désolé de t’avoir fait un faux procès, je te pensais désireuse de faire fermer les péniches alors que tu es tout simplement en faveur de la prohibition.

            La comparaison des fêtards à DSK, leur assimilation au proxénétisme et le rapprochement de la dangerosité de leurs nuisances sonores à celles des AK-47 me sidère, je sais vraiment pas quel argument opposer à la finesse de ton analyse. Ah si, j’ai trouvé : TU SAIS QUI D’AUTRE AIMAIT DORMIR PAISIBLEMENT ? LES NAZIS !

            « Vous voulez qu’on parle de Singapour »
            Oh oui, parlons de Singapour ! Merveilleux pays ou un tag vous vaut la flagellation, où les grèves et les manifestations sont prohibées, où la pornographie est interdite, où l’information est censurée, où… je continue, ou ça suffira ?

            A ce stade, je sais plus si tu trolles avec maladresse où si ton humour m’échappe.

          2. Et bing, ce qui devais arriver arriva : Un point Godwin pour R 🙂

            (plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1)

          3. Anthony, tu es assis ? Très bien, alors, BREAKING NEWS, on est en 2012 et tout le monde connaît Godwin depuis environ 10 ans.
            Tout le monde sait aussi qu’on ne dit pas « UN point Godwin » (comme dans un système de score), mais « LE point Godwin » (qui caractérise le moment où la discussion devient impossible en raison d’une comparaison avec le 3ème Reich).
            Et puisqu’on en est à enfoncer des portes ouvertes et asséner des évidences, tout le monde a compris que cette comparaison illustrait simplement l’inanité de l’argumentation de C4ndide (sérieusement, Singapour…)
            Enfin, sans méconnaître ta réaction à la découverte de ce Godwin, je déplore un peu ton absence lorsque, quelques posts plus haut, j’invoquais la dictature nord-coréenne.

          4. Mon pauvre R.
            Après Singapour, j’ai dit que les gens s’y plaisent (sinon en effet l’exemple ne sert à rien). Tu as déjà parlé avec des habitants de Singapour ? Moi oui, et ils avaient l’air de trouver normales les règles qui y sont appliquées, et ne semblaient pas malheureuses pour un sou.

            Bravo pour ton approche avec le nazisme, ça montre que des personnes d’une grande intelligence sévissent sur ce fil, ça me désole.

            Bref, comme beaucoup tu n’as pas saisi qu’il existe des limites, qu’on peut boire de l’alcool sans être bourré, etc. Pour ces gens on ne peut rien, tu as raison.

          5. > Mon pauvre R.

            Ma candide c4ndide,

            
> Après Singapour, j’ai dit que les gens s’y plaisent (sinon en effet l’exemple ne sert à rien). Tu as déjà parlé avec des habitants de Singapour ? Moi oui, et ils avaient l’air de trouver normales les règles qui y sont appliquées, et ne semblaient pas malheureuses pour un sou.

            Ok, tu m’as convaincu, je vais me ranger à ce que t’ont raconté quelques singapouriens, les rapports d’Amnesty International sur le sujet sont certainement écrits par des jaloux. De même, je suis désormais certain que l’exemple de Singapour est largement plus pertinent pour analyser le phénomène nocturne lyonnais que d’autres villes françaises ou européennes d’importance similaire.

            > Bravo pour ton approche avec le nazisme, ça montre que des personnes d’une grande intelligence sévissent sur ce fil, ça me désole.

            Ouais, je sais, j’en suis pas très fier mais j’ai pas mal galéré pour trouver quelque chose du niveau de subtilité de ton « fêtards=DSK, bruits=AK47, pédophilie=whatever ». Mais dans un souci de conciliation, un modérateur pourrait-il éditer mon message en remplaçant « nazis » par « khmers rouges », s’il vous plaît ?
            En passant, je réfute vigoureusement les accusations de Godwin qui me sont adressées. Je n’ai comparé ni c4andide ni ses propos au nazisme, mais rapproché une partie de son discours d’un Reductio ad Hitlerum. À la limite, j’accepte de me faire traiter de meta-godwin, mais c’est bien le maximum.

            > Bref, comme beaucoup tu n’as pas saisi qu’il existe des limites, qu’on peut boire de l’alcool sans être bourré, etc. Pour ces gens on ne peut rien, tu as raison.

            Si si, j’ai bien saisi ton propos, mais toi, t’as du rater de gros morceaux du mien comme l’illustre « Pour ces gens on ne peut rien, tu as raison » : j’ai pas raison du tout parce que j’ai jamais dit ça et que je t’explique en revanche que « ces gens » n’existent pas. Ou alors c’est « potentiellement tout le monde à un moment donné ».

    1. Non, c’est pour vous offrir la sensation de participer à la discussion sans toutefois vous infliger l’effort de construire un propos en rapport avec le sujet.

  30. Bonjour,
    En tant que vice-président d’une grande association de riverains parisiens, VIVRE LE MARAIS, je tiens à exprimer ma solidarité avec les Lyonnais qui aiment leur ville et son superbe patrimoine architectural et qui refusent que quelques dizaines d’individus sans éducation tranforment un bel endroit en un dépotoir permanent.
    Il n’y a pas de fatalité, en s’organisant en associations les riverains peuvent et doivent faire entendre leur voix face à des politiques souvent incompétents qui laissent la société française se désintégrer un plus de jour en jour (le manque de respect pour l’autre et pour la communauté n’est que la première étape de ce dangereux processus…)
    Yvon Le Gall

    1. Vous savez, les gens qui apprécient sortir la nuit aiment aussi leur ville. Et ils font bien souvent partie des riverains, qui n’ont d’ailleurs, pas le monopole de l’affectif urbain et architectural ! 🙂
      Alors certes, transformer la ville en dépotoir public et en cacophonie nocturne n’est pas une fatalité et demande de l’éducation, mais attention aux dérives de l’autre bord : Fermeture des lieux de nuits, contrôle abusif des forces de l’ordre et autre interdiction en tout genre.
      La ville est belle parce qu’elle se vit et se partage avec tous, dans un sens comme dans l’autre.
      Gare aux esprits trop bien pensant! Car le risque de basculer vers un retour des patrouilles citoyennes ainsi que de voir mourir la contre culture n’est jamais loin.
      Le respect des autres passent aussi par l’acceptation qu’une partie de la population civilisée aime fréquenter les lieux de vie nocturne. Il serait absurde de tout vouloir tout fermer pour quelques jeunes excités…

      1. Merci M. Le Gall pour votre participation. Ça fait plaisir de voir que d’autres personnes, confrontées à ces problèmes, ont su s’organiser.
        Quels sont vos recours auprès de votre mairie d’arrondissement ? Quelle visibilité avez-vous ?

        Blondin, pour une enième fois: brandir le spectre d’une ville morte qui serait la conséquence des protestations des riverains est malhonnête. On subit et on ferme sa g***le sous prétexte que les autorités pourraient en profiter pour interdire tout le monde de parler après 21h ? Est-ce sérieux ?

        1. Evidemment que non ! Je mets juste en garde face aux dérives que peut entrainer le « tout répression »…
          La solution est pour moi assez simple, il suffit que la police fasse un peu son travail avec des patrouilles plus prononcées, qui n’hésitent pas à verbaliser et a embarquer les gens qui foutent le bordel ! Les lois existent, ils suffit de les appliquer…
          Ah oui, et pour la petite histoire, j’ai habité au Terreaux pendant 2 ans. J’en ai bien profité, mais après avoir saturer du bruit, je suis parti plus loin des les pentes, dans un endroit relativement calme… Je vais pas dire « la ville tu l’aime ou tu la quitte », mais le combat est je pense désespéré et perdu d’avance.
          Après quand tu habitais là avant et que tu vois le bordel arriver, je suis d’accord avec toi, ça doit foutre les boules. Mais en France, qu’on le veuille ou non, le bien de la majorité est supérieur au bien personnel…
          Je serais toi, je déménagerais. Ca t’éviterais de te prendre la tête tous les soirs et tu pourrais venir profiter des berges avec un plaisir retrouvé.

        2. Je me sens visé par « brandir le spectre d’une ville morte qui serait la conséquence des protestations des riverains », donc pour clarifier, je brandis aucun spectre, mais de la très concrète littérature en socio ou en urbanisme (rarement à l’échelle de la ville, plutôt à celle du quartier) qui pourraient te donner conscience de deux choses :
          1/ le seul moyen pour toi d’arriver à tes fins est de faire fermer les lieux de vie nocturne
          2/ Si tu y parviens, la nature ayant horreur du vide, tu le regretteras certainement.

  31. Bon bon bon, à part dire que vous n’êtes pas d’accord et essayer de vous montrer chacun plus malin que les autres mais sans vous écouter et sans faire avancer le débat, ça ne vous dirait pas d’éteindre vos ordinateurs et d’aller refaire le monde autour d’une petite bière sur les Berges, sérieusement ? Non pas que vous dérangiez ici, hein, mais le billet fête son mois d’existence demain et je ne vous vois pas vraiment plus proches de la solution, alors il va peut-être falloir songer à se faire une raison…!

    1. Personnellement j’ai été absent de Lyon un bon bout de temps, j’y suis passé en vitesse mi-août et ça m’a semblé « calme », ce qui est assez normal vous me direz pour cette période.
      Comme les municipales approchent, les différentes mairies ont quelques mois pour mettre en place des actions qui fassent leurs preuves dès le printemps prochain. Après elles risquent la sanction…

      Ce billet montre que le sujet est polémique, vu le nombre de commentaires qu’il génère. Il y a bien un débat qui doit être ouvert à nouveau par les pouvoirs publics, et non pas maintenu la tête sous l’eau en attendant que la grogne passe…
      Et les solutions qui je l’espère seront trouvées pour remédier aux troubles évoqués ici, par moi-même et tout ceux qui sont intervenus dans ce fil, devront être mises en place dans le quartier de la Confluence qui risque de prendre le relais des Berges du Rhône, en attendant celles de la Saône…

  32. Vivant moi meme sur le quai augagneur je suis entièrement d’accord avec vous sauf sur un point,l’arrivée des péniches de fêtes sur les berges; la marquise 17ans la passagère et le sirius plus de dix ans, ces commerces n’ont rien ajoutés au manque de civisme des grâces ont vous parlez. grâce à ces lieux nous avons pu voir se produire sur scène de nombreux musiciens de qualité (Gonzalez, feist, Jamie liddle,keziah Jones ,aloe blacc

  33. L’ayers rock c’est le fish cette péniche est au même endroit depuis presque 20 ans ! bref tout ça pour dire que le seul et unique problème est le manque de civisme des gens en règle général étudiant ou salarié , et qu’importe les lieux ou les infrastructures mis en place pour eux ! Elle ne changera pas le faites que ces personnes soient ce qu’elles sont ! Bises à tous !

  34. Je vis dans la rue Jean larrivé et c’est l’horreur, ce sont des dizaines et des dizaines de jeunes qui urinent contre la porte de la résidence, celle du garage pour les mecs et entre les voitures pour les filles, nous offrant une vue sur leurs fesses sans aucune pudeur… ces gens sont bien entendu bien empêchés et rigolent à gorge déployée de de voir se soulager dans de telles conditions… pour nous, c’est différent : des flaques de pisses de 2 cm d’épaisseur devant la résidence, changement de pièce de la porte du garage car usée par la rouille, odeurs de pisses humaines insoutenables qui remontent jusque dans les appartements, impossibilité de dormir une nuit complète sans être réveille deux, trois fois, etc…. et personne ne fait rien…. 🙁

    1. Bienvenue au club des habitants de la rue Jean Larrivé !

      Je suggère à Gérard Collomb de financer les travaux de rénovation des accès aux immeubles, via par exemple une taxe prélevée sur les revenus des péniches ?!

  35. Bordel, il y a vraiment des gens qui se montent autant le ciboulot et s’empêchent de vivre pour l’animation d’un quartier ?
    Déménage ? Baise un coup ?
    J’attends avec impatience le prochain article sur ‘les motos ça fait du bruit la nuit’.
    Incroyable…

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