Alors que notre rubrique Bon Voyage entame sa 3ème année d’existence et que vous êtes de plus en plus nombreux à l’apprécier, on s’est dit qu’il serait intéressant de vous raconter un peu l’histoire de cette rubrique.

Comment nous est venue l’idée ?  Comment on a réussi à la concrétiser et à la financer ? On a plein de choses à vous raconter ! C’est pourquoi on le fera en 3 articles (vous lisez présentement le premier épisode, si vous avez tout suivi). On profitera aussi de ces articles pour partager avec vous les quelques astuces que nous avons appris en 2 ans de voyages.

L’idée principale de cet article, outre le fait de vous montrer un peu les coulisses de CityCrunch, est de vous rappeler que même les idées les plus folles peuvent se concrétiser si on y met la bonne énergie, qu’on s’organise et qu’on a peu de chance !

NB :Vous pouvez cliquer sur les photos pour lire les guide des villes associées

Une idée un peu folle…

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L’idée d’une rubrique voyage nous est venue après un voyage à Turin. Une partie de l’équipe avait été invitée à un voyage de presse. On avait pris beaucoup de plaisir rédiger l’article et à partager nos découvertes de la ville et on s’est dit qu’il serait chouette de faire des mini-CityCrunch d’autres villes le temps de week-ends prolongés.

S’il est relativement facile de se faire inviter à un voyage de presse quand votre site a un peu d’audience, il n’en reste pas moins que ces voyages organisés ne convenaient pas vraiment à ce qu’on avait en tête en matière d’articles. Dans les voyages de presse, vous suivez un programme établi par l’office de tourisme et avez rarement l’occasion de sortir des sentiers battus et d’explorer la ville par vous-même.

Nous nous sommes dit que plutôt que d’aller quémander des voyages aux offices de tourisme, il serait plus judicieux d’aller demander à une compagnie aérienne de sponsoriser notre rubrique.

Un RDV décisif

Nous n’avions à l’époque (et aujourd’hui encore) aucun contact avec des personnes travaillant dans des compagnies aériennes, mais j’avais dans mes contacts Facebook une personne travaillant aux Aéroports de Lyon. Je l’ai contactée pour fixer un RDV et lui présenter notre projet. L’idée était d’obtenir un début de soutien dans cette aventure ou au moins quelques clés pour ouvrir les portes cadenassées de services communication des compagnies.

Mais une fois sur place, le RDV s’est déroulé au-delà de nos espérances. On était arrivés avec l’espoir de décrocher au mieux un partenariat, au pire quelques pistes pour avancer, on en est ressorti avec le sponsoring total de la rubrique.

Aéroports de Lyon venait de fermer son blog voyage sur les destinations au départ de Lyon et a vu dans notre projet l’opportunité de proposer des contenus inspirants et de présenter l’étendue de leur offre de vols à travers un média tiers.

Bref notre projet répondait à une tendance forte en matière de communication : la production de contenus de marque par un « influenceur » référent sur sa cible (en l’occurrence les jeunes actifs lyonnais).

Quelques semaines plus tard, notre premier City Guide (sur Cracovie) était mis en ligne et notre rubrique co-brandée avec Aéroports de Lyon lancée.

Le deal

Non seulement la rubrique était financée, mais le deal mis en place convenait tout à fait à notre envie de produire des city guides originaux avec une liberté éditoriale très forte.

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Aéroports de Lyon s’engage à sponsoriser à l’année la rubrique sur CityCrunch, en contre-partie nous rédigeons un City Guide complet par mois. Nous décidons ensemble des destinations à couvrir en nous focalisant sur les ouvertures de lignes.

Pour le reste nous sommes entièrement libres de rédiger ce que nous voulons. Nous n’avons aucune directive quant aux lieux à visiter, choses à faire ou restos à tester. Nous apprécions beaucoup cette liberté qui nous permet de découvrir les villes à notre façon.

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Ni Aéroports de Lyon, ni les compagnies, ni les offices de tourisme, ne nous payent les billets d’avion. Toutes les dépenses du trajet, à l’hébergement en passant par les notes faramineuses laissées dans les bars et les restos sont à notre charge. L’avantage par rapport à un voyage offert c’est que cela nous oblige à faire attention à notre budget. Le but étant de ne pas dépasser le montant du sponsoring. On essaye donc de choper des vols pas chers, de dénicher des hébergements bons marchés et des lieux de sorties accessibles.

Si vous suivez notre rubrique voyage, vous avez dû vous rendre compte lorsqu’on fait le calcul total du séjour on dépasse rarement les 400€ par personne. (Le record du voyage le moins cher étant détenu par Essaouira avec 266€ par tête).

Bref, ce fonctionnement nous semble être gagnant-gagnant-gagnant

Gagnant pour l’aéroport qui met en avant son offre au départ de Lyon avec l’appui de CityCrunch qui possède (jetons-nous des fleurs un peu) un certain pouvoir de prescription sur les jeunes urbains, sans l’aspect trop marketing qu’aurait une campagne de communication classique.

Gagnant pour CityCrunch qui peut proposer des contenus voyages authentiques à ses lecteurs tout en étant rentable. La team a donc la chance de voyager beaucoup (les saligauds ! ).

Gagnant pour vous, chers lecteurs qui pouvez désormais consulter plus d’une vingtaine de City Guides rédigés avec amour et sincérité (et garantie sans « on m’a payé l’hôtel alors je dis que l’hôtel est génial »)

Sur le papier, être payé pour voyager est quelque chose d’assez fabuleux. Dans la réalité, ça l’est VRAIMENT ! Cependant, ces voyages n’ont rien de voyages classiques. La rédaction à la fin du séjour d’un City Guide engendre de nombreuses complications. On va racontera ça dans l’épisode 2.

En attendant on vous file un petit tuyau pour vos prochains voyages…

Les astuces du tonton CityCrunch : avoir la meilleure place dans l’avion

A force de prendre l’avion (bonjour l’empreinte carbone), nous avons fini par piger certains trucs pour obtenir les meilleures places dans l’avion.

Avoir un siège vide à côté du sien

Certaines compagnies vous permettent de choisir votre place lors de votre réservation. Si vous êtes deux, laissez une place entre vos deux sièges. Si l’avion n’est pas plein, il y a de forte chance que personne ne réserve la place entre vous deux et vous gagnerez ainsi un peu d’espace. Si l’avion est plein et qu’une personne a réservé le siège entre vous deux vous pourrez toujours lui demander d’intervertir vos places.

N’hésitez pas aussi à demander une place vide entre vos sièges si vous vous enregistrez au guichet de la compagnie.

Enregistrez-vous le plus tard possible

Les meilleures places (notamment celles devant les portes de secours qui offrent entre 10cm et 20cm de plus entre vous et le siège de devant), sont vendues plus chères. Ce sont donc elles qui partent en dernier. Si vous vous enregistrez dans les derniers vous avez donc des chances de vous voir attribuer ces places-la, même si vous n’avez pas payé pour une bonne place.

NB : Attention s’enregistrer en dernier ne veut pas dire acheter ses billets à la dernière minute, là c’est la ruine assurée !

A l’inverse, montez les premiers dans l’avion

De plus en plus de gens prennent leur valise en cabine et il arrive souvent que les derniers passagers doivent laisser leurs bagages sur le tarmac pour que les équipes au sol les chargent en soute. Vous devrez alors récupérer vos bagages sur les tapis d’arrivée au lieu de tracer direct à la sortie de l’avion ce qui peut prendre des plombes.

Voilà ! En espérant que cet article vous aura intéressé et que nos conseils vous seront utiles.  N’hésitez pas à nous poser des questions dans les commentaires !

> Voir nos 23 City Guides <


Quoi?! Vous ne suivez pas encore Lyon CityCrunch sur Instagram? Oh lala ! C'est par ICI.

7 commentaires

  1. J’adore cette rubrique. Mais comme vous dites, bonjour l’empreinte carbone !

    L’incitation à faire des sauts de puce en avion toute l’année est le mal de notre époque. En plein réchauffement climatique, on est parfaitement informés et conscients qu’on doit changer de vie pour ne pas aller dans le mur, mais on n’en est incapable. Je me mets dedans. Jje constate chez moi ce paradoxe, cette terrible contradiction.

    Heureusement, LCC est aussi une formidable incitation à sortir près de chez soi, à redécouvrir la ville et ses environs. C’est la meilleure compensation qui soit. Le point de départ du changement, peut-être.

    1. Et oui, nos vies d’urbains sont plein de contradiction. On mange local, on trie nos déchets et n’a pas de voiture mais on grille toutes ces bonnes actions par un simple vol aller retour en avion pour un week-end ailleurs.
      Quoi qu’il en soit l’idée de cette rubrique n’est pas de donner envie de voyager plus souvent (au delà de l’aspect écolo, la plupart des gens n’ont pas un porte-monnaie magique qui se remplit plus vite qu’il ne se vide), mais plutôt de permettre à nos lecteurs de retrouver CityCrunch quand ils partent en vacances ou en WE prolongé.

    2. Ben moi j’ADORE le train !
      (c’est peut-être parce que mon père regardait toujours l’émission « des trains pas comme les autres »).
      J’ai pris des trains super mignons, avec des banquettes en bois dans les pays de l’Est, j’ai découvert qu’en Espagne, si tu veux discuter avec tes potes derrière toi, tu peux retrouver ton siège (comme dans l’avion de Barbie !)….
      Je rêverais de voyager dans l’Orient Express ou le Transsibérien !
      Le problème c’est que non seulement c’est plus rapide de voyager en avion mais en plus c’est moins cher !!! Et ça aussi c’est une contradiction de notre époque…
      Bref, si la SNCF, Interail ou une autre compagnie ferroviaire veut nous sponsoriser une rubrique, moi je serais hyper partante ;-)))

  2. Bonjour LLC, j’ai pas mal bougé particulièrement en Europe et je passe mon temps à dénicher tous les bons plans vols, transports, hébergements, visites, promos, restos, etc. Avec la variété de nouvelles destinations proposées à Lyon je peux sûrement vous être utile. Bonne continuation

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