Sreet Golf Lyon

Cette Semaine, ce sont les lecteurs de CityCrunch qui prennent les commandes du webzine !
Aujourd’hui, Séverine,  fan de sports et de culture urbaine est allée à la rencontre des gens un peu bizarre qui font du golf en pleine rue. 

– Tu viens on va faire un golf ?
– Heu non je crois pas, tu m’as pris pour un Rothschild ?!

Voilà qui résume bien l’image de ce sport. Entre les jeunes fils à papa habillés en couleurs pastel, casquette vissée sur la tête à qui tu as envie de foutre des claques et Donald Trump, vieux milliardaire bedonnant, difficile en 2017 de s’imaginer jouer au golf au milieu de ces caricatures.

Vous avez dit «Street Golf » ?!

C’était un mardi soir en sortant du travail, perdue dans mes pensées, je marchais au milieu des immeubles colorés de Confluence pour rejoindre mes amis sur mon rooftop préféré, lorsque soudain, une balle de golf roule et s’arrête à mes pieds ! Je tourne la tête, voyant six golfeurs, je réalise que je suis au milieu d’une partie de golf… Et là c’est le bug, dans ma tête je me demande si c’est une blague ou s’ils sont complétement cons et inconscients du danger ?! Devant mon air étonné, l’un des joueurs se précipite vers moi pour récupérer sa balle et m’explique qu’ils jouent au « street golf »!

« Comme le golf mais en plus fun »

Pour résumer, il me dit que le street golf c’est comme le golf mais en plus fun ! Avec leurs balles semi-rigides ils jouent en milieu urbain sans causer de dégât. Et le parcours alors ?! « Le parcours c’est simple il n’y en a pas, c’est à toi de le créer ». Apparemment, tout peut faire office de cible : Une borne Vélo’v, une poubelle, un panneau.

Je les regarde jouer 5 minutes et me dit que ça à l’air vraiment sympa ! Je veux en savoir plus, c’est décidé je vais à la rencontre de ces street golfeurs ! Je les recontacte le lendemain par le biais de leur association, leur prochaine sortie est prévue mercredi prochain à la Croix-Rousse, j’ai hâte de voir ça !

Le golf ouvert à tous !

Je les retrouve donc sur la place du théâtre de la Croix-Rousse. Au milieu d’un groupe de dix personnes, je fais la connaissance de Pauline, 26 ans, street golfeuse depuis 6 mois. Je décide de lui poser quelques questions :

 Pauline, tu peux me décrire le street golf en un mot ?
« Sans hésiter : décontract ! Ce qui m’a plus en premier, c’est l’ambiance lors des sessions. On est là avant tout pour passer un bon moment ensemble, se changer les idées en plein air. Ça fait du bien en sortant du travail ! »

Comment on devient joueur de street golf ?
« Souvent par hasard haha!! Personnellement j’ai suivi un pote qui voulait essayer et j’ai tout de suite adhéré au concept. »

Le street golf c’est dur ?
« Faut avouer qu’au début c’est pas évident pour tout le monde… ! Mais c’est avant tout un sport d’équipe, il suffit de bien choisir son partenaire… ! »

Et le golf dans tout ça ?
« Le quoi ?! (… !) Personnellement ce n’est pas un sport qui m’attire particulièrement, ce sont
deux visions différentes bien qu’au final le geste technique reste-le même. Mais maintenant que je me débrouille en street golf, je me dis pourquoi pas ! »

C’est au tour de Christophe de passer l’interrogatoire, Street golfeur depuis un an et golfeur « quand il a le temps ».


Christophe, c’est quoi pour toi l’intérêt du street golf ?
« Ce qui me plait au street golf c’est que c’est accessible à tous. On achète les clubs sur Le Bon Coin et pour moins de 30€ on peut jouer ! C’est aussi une nouvelle façon de découvrir notre ville»

Et toi du coup, en tant que golfeur, c’est pas trop facile ?
« Non au contraire, comme on invente le parcours nous-même, on peut faire varier la difficulté comme on veut ! C’est aussi un très bon entrainement pour moi qui n’ai plus vraiment le temps d’aller golfer. On retrouve ici toute la technicité du golf traditionnel. »

Après une soirée passée à la Croix-Rousse à taper des balles devant l’air amusé des passants, je dois avouer que le street golf m’a séduit ! C’est une vraie bouffée d’air frais pour ce sport à la base déconnecté de notre vie urbaine. Je remercie Florent pour sa patience et sa pédagogie, grâce à lui j’ai été capable de tirer une balle par-dessus un abri-bus et presque touché la borne faisant office de cible.

Je tiens à préciser qu’aucun passant n’a été blessé ni aucune vitre cassée lors de la rédaction de cet article !

8 commentaires

  1. « Voilà qui résume bien l’image de ce sport. Entre les jeunes fils à papa habillés en couleurs pastel, casquette vissée sur la tête à qui tu as envie de foutre des claques et Donald Trump, vieux milliardaire bedonnant, difficile en 2017 de s’imaginer jouer au golf au milieu de ces caricatures. »

    Mais quelle honte de lire des choses pareilles en 2017. Sérieusement, vous vous verrez faire là même phrase sur les’ féministes? Ou les vegans?

    « Voilà qui résume bien l’image de ce mouvement. Entre les jeunes filles bobos habillés large et cheveux court rose, percing vissé sur le nez à qui tu as envie de foutre des grosses claques et [inserer le nom d’une féministe célèbre], vieille garce immonde, difficile en 2017 de s’imaginer respecter ce mouvement au milieu de ces caricatures. »

    Quand je lis des choses anti-tolérance sur un site comme le votre qui prône la diversité, ça me fait mal au cœur. Et pourtant, je n’ai jamais joué au golf. C’est à vous que l’on a envie de mettre des claques Lyon City Crunch.

    Bien cordialement.

    1. L’article est rédigé par un auteur invité et non par l’équipe de CityCrunch (on ne cherche pas à s’en laver les mains, on reste bien sûr responsable de ce qu’on publie.)
      LCC prône la solidarité et la diversité mais on aime aussi beaucoup se moquer. Au plaisir d’en discuter autour d’une binouse avec ou sans polo pastel.

  2. Bel article bien écrit et sympathique. C’est vrais que le Golf est victime de clichés. J’espere que Street Golf va démocratiser ce beau sport. Belle initiative

  3. Bonjour,

    Ce n’est pas tant l’article en lui-même que je souhaite commenter, mais bel-et-bien le concept et le travail fourni par l’équipe de Lyon Street Golf.

    Tout comme Séverine j’ai découvert ce sport par le plus grand des hasards, ayant reçu à mes pieds une  » balle  » partagée par les algorithmes de Facebook [ la magie des réseaux sociaux ! 😉 ]

    Intrigué par cette activité pour le moins surprenante, je saute le pas en cliquant sur  » je participe  » sur la page de l’évent, sans trop savoir si j’aurais vraiment la motivation de me rendre à l’événement susnommé le moment venu…

    La journée passe, le travail s’achève, et Môssieur Facebook revient sonner chez moi  » ding dong, vous avez un événement prévu aujourd’hui « , exaaaaaaactly baby ! Force de persuasion ultime, le fils de Marc Zu[..aheum..]berg m’a enjaillé !

    Je laisse mon ventre bedonnant et mon t-shirt pastel au placard et je me rend au lieu de RDV, place du Théâtre de la Croix Rousse.

    Florent, très accueillant et parfaitement pédagogue, prend le temps de nous expliquer le but de son association ainsi que les quelques techniques de base à connaître afin de pouvoir commencer à tirer quelques balles, le geste est hésitant et je sens la goutte de sueur sur le front s’entraîner pour les jeux olympiques, calmos ramos c’est juste une initiation.

    On respecte les distances de sécurité entre chaque joueur, la soirée suit son cours, chacun prend plaisir à se perfectionner et à maîtriser ses gestes, c’est beau !

    L’entraînement terminé, Florent propose aux plus motivé(e)s de poursuivre l’échange dans les jardins de l’hôpital pour un petit  » championnat « , même si certains regards sont insistants, la partie suit son cours dans la joie et la bonne humeur et sans incidents.

    Le soleil commence à décliner l’invitation, il est temps de rendre les clubs au club et de rentrer à la maison.

    Dans l’ensemble : une ambiance bon enfant et HUMAINE, des échanges en toute simplicité, une équipe EXCELLENTE, et tout ça : POUR ZERO EURO, aucun doute : c’est sûrement ça la définition d’un concept  » tout moisi « …

  4. et bien moi M. Robien-SVT, je n’ai pas peur de le dire je déteste les golfeurs et je trouve que l’introduction reflète bien ce que les golfeurs sont : des bourges qui en ont rien à foutre de la planète. Quand on voit l’eau, le terrain que ce sport prend, je ne comprend même pas qu’au moment même où notre planète est en danger, on puisse encore permettre ce sport d’égoïste friqué… Pour en revenir au street golf pourquoi pas cela ne fait de mal à personne même si j’espère que l’un de vos prochains articles sera consacré aux jardins solidaires ou à des associations d’aide aux réfugiés …

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