Mardi dernier, nous étions à l’avant première de Martyrs, le dernier film de Partice Laugier en présence du réalisateur et de Morjana Alaoui l’une des actrices.

C’est avant tout par curiosié malsaine que nous avons décidé d’aller voir ce film d’horreur qui avait dans un premier temps été interdit aux moins de 18 ans avant d’être retrogradé en moins de 16 ans suite au tolé et au buzz provoqué par cette décision.

Alors que les lumières s’éteignent et que l’organisateur nous lance un « bon courrage, vous allez voir, c’est …(silence) », j’ai comme l’impression d’être au départ d’une montagne russe et sent l’angoisse monter avant d’avoir vu la moindre petite goute de sang.

Alors c’est gore, ca saigne et c’est bien violent ?

Bof, bof c’est pas über sanguinolant. De nombreux films sont allés bien plus loin dans l’horreur. Ok, nous ne sommes pas chez les Bisounous, mais ça reste plutot soft. C’est à ce demander si l’interdiction aux moins de 18 ans n’a pas été volontairement provoquée pour créer un buzz autour du film.

Et c’est bien sinon ?

Ca commence tres classiquement avec le massacre d’une la famille Ricoré-like au cours d’un petit déjeuné riche en café et en hémoglobine. Puis le film nous emène dans une toute autre dimension s’éloignant grandement des bases du genre.

Le film arrive à créer quelque chose de spécial, créant une certaine poésie de la violence jusqu’au dénoument finale qui justifie à lui seule toute la barabarie apparue à l’écran.

Au delà de l’horreur, c’est un film qu’il parle des limites :jusqu’où on peut aller par amour, jusqu’où on peut aller par folie, jusqu’où on peut aller par curiosité…

Donc au final vous avez aimé ou pas ?

Les avis sont partagés entre ceux qui ont trouvé que ca manquait de punch, d’autres qui auraient voulu que ce soit un peu plus gore et ceux qui ont été très trouché par certaines scènes. Toujours est-il que ce film va bien plus loin que les films du genre « Saw » très populaires acutellement. Ici la violence n’est pas gratuite elle est pleinement justifié par un sénario bien construit est un final qui laisse à refléchir. La mise en scène réussie permet de trimbaler le spécateur dans des états différents et parfois contradictoire.

Ce sur quoi, tout le monde était d’accord, c’est qu’il s’agit d’un film très intélligent au final. Mais le mieux c’est peut-etre d’aller vous faire votre propre avis.

Martyrs sort demain (3 septembre), mais en raison de son coté « no bankable », le seul cinéma le projétant à Lyon est le Comoedia (7 ar.).