Hier, la moitié de la team de Lyon69.net a bravé le froid pour aller voir les show des MGMT, concert archi complet depuis 6 mois.

Le groupe de Brooklyn a débarqué, d’un coup d’un seul sur nos iPods au printemps re-inventant complètement la psyché-pop, lui donnant des airs de folk fluo kids.

Les morceaux de MGMT (acronyme de ManaGeMenT mais aussi de Make Great Music Today) frôlent l’électro, le hard, la country, le reggae (voire même, selon UnMolkette, le Chantal Goya) sans jamais s’amarrer pleinement à un style particulier.

Dans leurs clips, les MGMT dansent sur la plage, portent des peaux de bêtes, combattent des insectes géants, se coiffent de plumes en haut des temples mayas et chevauchent des chats dans des paysages psychédéliques.

Si la critique a encensé leur premier album, qui fut l’un des plus vendus en import cette année, leur réputation scénique n’était pas encore éclatante : MGMT serait le genre de groupe à partir dans leur trip sans emmener leur public…

Revenons à notre soirée. Après avoir englouti quelques bons burgers ninkasiens, nous filons au KAO pour la fin de la première partie, un groupe de noisy rock, plus noisy que rock, dont j’ai oublié le nom. Le set terminé, nous ramassons nos tympans, réhydratons nos gorges à l’aide de bières ambrées et filons nous installer sur la mezzanine pour profiter de la vue plongeante qu’offre cette position stratégique.

Les MGMT rentre alors sur scène. Le concerte démarre sobrement, flotte entre deux haut, puis prend de la hauteur.

La fusée MGMT décolle enfin sur Time to pretend, le clavier de Ben Goldwasser et la voix déglinguée d’Andrew VanWyngarden servent de propulseurs. Destination planète Oracular Spectacular où les morceaux connus et inédits nous accueillent avec leurs mélodies envoutantes et leur énergie frivole.

En appesanteur, on oublie tout ce qui va mal, qu’il fait -3° dehors, que c’est la crise financière, immobilière, politique, sociale (à compléter) et que demain y’a dentiste ou que votre ex est là bas en train de rouler des pelles à sa nouvelle copine…

Les MGMT nous enveloppe dans leur univers pour nous conduire en fanfare jusqu’au tonitruant rappel sur Kids qui retourne toute la salle.

Hier soir, on a dansé sur la plage, on a porté des peaux de bêtes, on a combattu des insectes géants, on s’est coiffé de plumes en haut des temps maya et on a chevauché des chats dans des paysages psychédéliques…

Lyon69 a testé pour vous : Vivre une love story avec le chanteur des MGMT.

Amies groupies, suivez le guide !

1. La phase de préparation
Car vivre une love story avec une rockstar ne s’improvise pas.
Rétroplanning :

J-30 :
Ecouter l’album non-stop pendant 30 jours (iPod, ordi du boulot, chaîne HiFi), y compris la nuit : on apprend même en dormant, hé oui !
Afficher les paroles dans les toilettes, avec le dico d’anglais à portée de main.
En effet, maîtriser l’album est une nécessité absolue.

J-15 :
Monter des chorés
semi-statiques (car le périmètre sera restreint, dans la fosse) et sooo girly pour attirer l’oeil du monsieur derrière le micro.
Trémoussage – secouage de tête – pause – reprise du tortillage – passage de main dans les cheveux.
Conseil de pro : si vous avez le temps, prenez quelques cours de danse orientale. Ce sera du plus bel effet.
N’oubliez pas de toujours sourire. Happy face.

J-7 :
Reviser son anglais
(y compris les verbes irréguliers) et préparer des phrases basiques qui se révèleront très utiles.
« I love you » / « I love the way you sing, you know, with your voice » / « I want to kiss you » / « My number is… » (ne commettez pas d’impair, révisez aussi les nombres).

2. Comme dirait Lorie, c’est le c’est le Jour J.

H-5 :
Sortez du boulot fissa-fissa
(« Je dois vous laisser, faut que j’aille rendre visite à ma grand-mère, elle est malade, et elle se couche juste avant Questions pour un Champion, je file »).
Séance de relooking : il convient d’enfiler une nouvelle tenue et de se démaquiller pour se remaquiller. Hors de question de débarquer avec le teint défraîchi et le mascara du matin rendu sur les joues.

H-2 :
Le concert commence, il est l’heure d’enchaîner les chorés glam-chic.
Veillez à bien articuler lorsque vous chantez, pour montrer combien vous maîtrisez TOUT le répertoire, ce qui ne vous affranchit pas de sourire (Happy Face on a dit).
Restez stoïque ET resplandissante, même si vous avez trop mal aux mains à force d’applaudir.

H-30 minutes :
Retouche make-up aux toilettes + retouche haleine (un chewing gum fera l’affaire, pas besoin NON PLUS de venir avec votre brosse à dents). De toute façon, y a plus de place dans votre vanity.

H-15 minutes :
Vous êtes dehors, il fait moins 40 °C, le spéléologue de la soirée (alias votre ex) explore toujours les cavités bucales de sa nouvelle copine avec sa langue… MAIS vous vous en foutez grave : Andrew est là, devant vous. La vie est belle :)
Certes, Andrew est entouré d’un troupeau de filles.
Sauf qu’elles assurent pas un cachou : elles ont pas révisé leur anglais. Elles ont fait l’impasse. Oh la honte.
Dramatique. Pour elles.
La voie est libre. Pour vous.
Yooouuhhou !

3. Le moment tant attendu, c’est maintenant !
« Hi Adrew, can we take a pic, please ? »
« Sure ».
(clic clac)
« You know, you’re the best girl I’ve ever seen, in all over the world ». « Can I kiss you ? »
« Oohhhh, yes… »
(kiss / kiss² / slurp / kiss & spéléo attitude).
« Will you marry me, honey girl ? »
« Oohhh, yes… »

4. Va falloir songer à atterrir :
Andrew doit aller prendre une douche (rapport à son show hyper physique). Vous le retrouvez dans une heure. C’est gagné !
Marchez dignement sur 20 mètres. Miss France attitude.
… Et c’est bon, vous pouvez y aller franco :

Le chemin vers le métro devient alors un parcours de santé de haut niveau  :

  • 10 mètres en pas chassés
  • 10 mètres de sautillage en hauteur
  • descente des escaliers en mode Laura Ingalls
  • challenge escalators (vous les prenez en sens inverse)
  • moonwalk sur le quai

We are the champions… my friends :)
Au prochain épisode : bien préparer son mariage avec une rock star et se mettre d’accord sur le prénom des enfants.