La pluie s’est abattue sur Aix-les-Bains aujourd’hui. Une véritable tempête à l’image de notre humeur post-festival : un peu triste. Nous quittons donc la Savoie avec plein d’images et de sons dans la tête, fatigués mais comblés.

Musilac pourra se targuer cette année d’être passé entre les grosses gouttes et d’avoir explosé les compteurs. Plus de 80 000 personnes se sont massés sur l’Esplanade du Lac durant ses 3 jours d’accalmie entre 2 ouragans dignes des tropiques. La 3ème journée a de nouveau attiré les foules pour applaudir les artistes présents. Petit résumé et photos de cette journée !

16h30 : on zone dans notre QG du week-end en écoutant au loin les sets de Lull, The Two et Jamaïca. Le soleil ne semble pas vouloir pointer son nez aujourd’hui. On va quand même pas devoir prendre des K-Way ?! Écouter du Ben Harper en ciré, c’est pas très esprit festival alors tant pis si on se prend un bain de boue, on prend la direction de l’Esplanade pour cette nouvelle après-midi musicale.

17h30 : On déboule sur le début du set de Selah Sue. A tout juste 20 ans, la chanteuse flamande est impressionnante. Elle pourrait se permettre de donner des leçons de prestance scénique à pas mal d’artistes censés être plus aguerris. (Youhou, Ben Harper, c’est de toi qu’on parle, là !). Selah Sue est une artiste qu’il faudra suivre de près.

18h10 : Les ultra bogosses de Puggy entrent sur scène pour prouver qu’ils ne sont pas qu’un groupe à minettes. Malgré des cris hystériques et féminins, le public masculin semble également accrocher sur certains morceaux, même si quelques gouttes de pluie (et ce seront les seules de la journée) en refroidiront plus d’un. Au final : pas totalement convaincus, bonne prestation mais qu’on oubliera vite.

19h10 : Une Mademoiselle K iroquois déboule sur la scène du Lac. Malgré une bonne énergie  la prestation reste en demi-teinte. Le son a beau être très rock, Mademoiselle K a beau s’exciter sur sa guitare et sur son micro, les non-fans ont du mal à accrocher. Seul le tube Ca me vexe remporte tous les suffrages en déclenchant une véritable vague de bons dans le public. Mais ça ne suffit pas. Dommage pour un des rares groupes de rock français à encore chanter dans la langue de Molière.

20h15 : Les Cocoon prennent le relais sur la scène Montagne (la même qu’il y a 2 ans). Nous on aime bien le duo clermontois. Ils sont choupis, leur musique a des bons gouts de soirée au coin du feu sur la plage. Le public de Musilac tombe amoureux. Mais Cocoon ça doit faire au moins 5 fois qu’on les voit en live en 3 ans alors, comme dans un vieux couple, l’alchimie c’est plus trop ça. On file trouver un stand de frites, c’est mieux.

21h30. Frites (au stand bio, un des meilleurs proposés dans le festival, d’ailleurs la bouffe sur place aurait mérité un article à part entière… qu’est-ce qu’on s’est gavé-tout comme les restaurateurs au vu des prix pratiqués) et bière (4 litres de Kro par jour, c’est classe comme un prout à la table), nous voilà repartis pour un tour de chant. C’est justement celui des Kasabian qui commence sur les chapeaux de roues. Certes Tom Meighan est insupportable de suffisance mais on ne peut que s’incliner devant la puissance de leur musique. Le groupe anglais a compris ce que veut dire « Cure de Rock », même la foule commençant à se rassembler pour le concert de Ben Harper est emporté par le tourbillon Kasabian. La preuve qu’on peut être un groupe de la fin des années 90 et n’avoir pas trop mal vieilli.

22h50 : Je vais très certainement me fâcher avec pas mal de monde… mais Ben Harper, c’est plus possible. Déjà, il a pris un sacré coup de vieux (même sa chemise à carreaux n’est pas homologuée chez les hipsters). Ensuite, regarder pendant 1h30 un mec assis c’est chiant. Enfin, si la technique est là, l’alchimie a disparu. Alors ok, il y a quelques instants magiques durant le live, mais les temps morts et les morceaux flasques étaient beaucoup trop nombreux pour qu’on reste jusqu’au bout.

00h20 : Je n’aime pas Cali. Ces chansons nian-nians, son agitation permanente pour camoufler un charisme digne d’une chaussette… Mais vu qu’il a été le seul artiste à slammer sur la foule et que je me suis surpris à taper du pied en rythme sur C’est Quand Le Bonheur, je vais pas me permettre de dire du mal. C’était un live très réussi. Respect.

1h20 : Quelle bonne idée de conclure une programmation par Vitalic. Merci les organisateurs ! On jette nos dernières forces après 3 jours de concerts dans une danse frénétique composée de bons, de bras levés, de cris et de chorégraphies improvisées. Le DJ dijonnais semble prendre du plaisir à jouer à Musilac. On est pas au niveau du Tsunami Chemical Brothers de la veille mais pas loin. Il y a étonnamment encore beaucoup de monde sur place alors qu’on approche les 2h du matin. Les gens sont survoltés. Quel set, quelle journée, quelle superbe édition. Merci et bon anniversaire Musilac !

Et vous ?

On a beaucoup parlé de nous, lors des comptes-rendus de la journée 1 et 2. Il est temps de nous raconter votre vision des concerts et de l’ambiance. Le micro est à vous, les commentaires vous tendent les bras.

Photos

Comme d’hab, voici les photos de B. Rob. prises hier.